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VOYAGES
A PEKING, MANILLE
ET
l'Île de frange,
FAITS
Dans riniervalle des années 1784 i i8oi«
*
St trouve À Paris, Cbes MAL Treuttel et Vurtz, Libraires, rue de Lille , n.** !/•
4
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VOYAGES
r, ■: . (
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A?EKING, MANILLE'
ET
LÎLE DE FRANCE,
FAITS
Dans rintenralfe des années 1784 à 1801 ,
Par m. de GUIGNES,
Résidait d€ France à la Chine, attacké au Ministhre des Reladens exténemts , Correspondant de la f première et de la troisième Classe de l'Institut»
.1
TOM£ PREMIER.
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1 1 ï - :
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A PARIS,
D£ L'IMPRIMERIE IMPÉRIALE.
M. DCCC. Vlil.
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0/iCOO
AVANT-PROPOS, -
On sera peutrétre étonné qu'étant arrivé en}
Europe à la fin.de i8oi , la publication ,4^ mon Voyage ait été reculée jusqu a ce jour ; jnais des événemens imprévus en ont été la cause : i .° la perte d'une soiuiue.asâez^^irte, destinée à la gravure de tous desMns. q^e j avois apporti^s.; zJ" un.iiéiax occ^onn^ par un libraire qui, convenu, d'imprimer et de ^re graver mon ouvragé p^^io*' son côifi'{»te/
n'uvoit pas mcme conunencc. après un ten^p^ très - considérable. Délivré enfin de tpute entrave , j ai obtenu du (jouyej|pQçmçatjijai4-> torisatian de faire imprime/ le! texte, à mes frais, à l'Imprimerie impériale; -c'est dii'e assez que l'impression a été j^arfaiténîerif soignée : quant aux gràviirèiV )'én ai confié ♦ ia direction à uiie persôniléltàbitci et ttttïpiie de zèle, qui s'est donne tous les soiiib pour i^re rendre scnipuieuséfnerit- mes dessiné. Les mêmes raisons qui ont retardé ia
TOME I. ^ ^ *
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ï; avant-propos. publication de mon Voyage, ont également suspendu celle des manuscrits <jue mon père m'a laissés , et que je me propose de donner au Public aussitôt que les circonstances me le permettront ; en attendant 9 je vais en donner le catalogue»
t Histoine de b Chine , depuis rorigine des Chl* noîs , traduite des 'annales Cfiinoises ouvrage di- visé m UQÏs parties ^ ûu. eu trois voiumes îir-^' La^premâ^ çp||ipren«| rbistoire de la Chine ,
«
et une. traduction dvi Tthun^tsieou de Confucius.- pouf y servir, de suite.
' *ilà seconde traite de la religion des Chinois, ^ La' troisième renferme Texamen des anciens ceMiccé^s Chfhoiiv comparés avec des Égyp- tiens et avec les lettres alphabétiques des Hé- j^r^l^Zf des Pl^iiiéie«« : et des autres Orientaux : cette partie e^t ajCpompagnée de planches pour représenter les caractères.
. Oh^rvatii^iis sur i^^^ k iiuérature Orien-*
talel
Idée générale de tous les manuscrits Arabes qui sont k la bibliothèque impériale , coaceinaiu la géographie*
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d VA N T-PROPOSé llf
Observations sur Fouvrage intitulé Ceographia NuUcnsis, et siur son auteur.
Recherches sur les Druses, peuples du Liban.
Observations sur plusieurs anciennes âniiika
Juives éubiies k la Chine.
Observations sur les Sares des Cbaidéens et sur
le nombre incroyable d années (ju ou assigne aux règnes de leurs premiers rois.
Mémoire sur Forigine du zodiaque et du calen* drîer anden des Oneutauz , et sur celle des diffé« rentes constelhdons de leur ciel astronomique.
De f année et du calendrier des Musulmans en Asie et en Afrique.
#
De f année des Chinois et de leur calendrier actuel.
Ancien calendrier Chinois» et autre calendrier intitulé Yui'llng, par un Chinois nommé Liu-pou-
ouey.
Le delastronomique et astrologique des Chinois*
Aie moires historiques et géographiques sur f Afiîque » d'après les auteurs Arabes :
1 Sur le commerce et les liaisons des peuples de ^térieur de FAfrique ;
a.** Sur la partie septentrionale de f Afrique , OM le mont Atlas ;
3/ Sur les cÂtes occidentales et orientais d« f Afrique ;
IV AVANT-PROP-aSé
« * ■
4. ** Sur l'intérieur de l*Afri((ue ;
5. ^ Sur le pays des «Noirs ie long du. Niger, et sur d'autres contrées plus méridionales ;
tf.** Sur les sources du Nil, du Niger et da Mikdaschou. * .
Tables géographiques concernant fAsie et f A-
fiique, d après les auteurs Arabes.
Précis sommaires de détails géographiques et dé différentes routes , d'après les auteurs Arabes, pour fa construction d'une carte de fAiriqne. >
Notices d'iipns les Auteurs Arabes,
Histoire des villes de Jérusalem , de Berout, de Sanaa et de la Mecque.^
Sur les merveilles et les raretés de la nature. Sur le Nil.
Coup d'œil sur différentes contrées.
Mélangçs d'histoire naturelle et de géographie de l'Afrique et de dilî'érens pays.
Géographie d'Aboulfedha.
Description des pays des Musulmans.
Histoire de plusieurs personnages Orientaux célèbres dans les sciences.
Détails historiques sur les animaux de toute es- pèce, sur les oiseaux, les insectes , les reptiles, les
arbres > les plantes , les métaux.
PRÉFACE.
« V^U AND on considère , dît tHistâtre mtver- » selk des Ânglois , les anciens empires » et qu oa » les compare avec les souverainetés modernes ,
> ou , ce qui est la même chose , les vastes do* » malnes de quelques anciens monarques avec » cette petite étendue de terré dont la possession » rend un roi grand et formidable en Europe , » au moins au jugement de ses voisins , le gros » des hommes est porté à croire que la face du 9 monde a étrangement changé » que les co\k- A» rounes d'aujourd Inii ne .sont pas comparables » aux diadèmes d autrefois y et que nos- princi- » paucci ti Occident mcriteat à peine d'ctre nonir 1» mées » quand on parle de ces immenses régiont -9 qui obéissent «à l'empereur de la Chine, au » khan de Tartarie ou au shah de Perse. Mais , » après une mure réflexion , on trouvera que ni
> les grandes monarchies anciennes ni les vastes » empires qui subsistent encore dans les extré- 3» mités de l'Asie » ne méritent pas » tout biea m considéré , d'ctre préférés aux souverainetés de a l'Europe , parce que les fondemens de letirs
a iij
Vj PRÉFACE.
% divers gouvememens sont moins solides , ou » <{ue Ton n'y a pas pourvu autant au bien général » des peuples ; et quoique leurs terres soient 3» dune beaucoup plus grande étendue , l'in- > fluence de leur autorité ne se fiiit pas sentir » aussi loin que celle de certains royaumes de » l'Europe (a), »
C'est sous ce point de vue que je me propose d'envisager ia Chine ; et dans l'ouvrage que joâre au public , je fais voir que ce vaste pays, si vanté pâr certains auteurs, si prodigieusement peuplé selon eux , ne surpasse pas les autres contrées par la bonté de son gouvernement ou pair sa population. Je monae les Chinois tels ^e f e les ai trouvés ; je ne cherche pas à les dé^ précier , mais je suis loin de penser qu'ils soient un peuple de sages (h), un peuple mur et raison* nabict qui na besoin que du irein des lois pour être fuste (c). Les uns , admirateurs des Chi-»' siois, les ont peints avec des couleurs brillantes»
leur ont donné une haute antiquité ; les autres » détracteurs de ces mcmes peuples , les ont repré- sentés sous un }our trop défavorable. Impartial
(a) Tme XX, page
(h) Raynii , Tmt J^fogt t^^^
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PRÉFACE. VÎ)
entre ces différentes opinions» je rapporte simple* ment les faits , et je me garde de prononcer. Est-il convenable, en effet, à nous autres modernes» de parier affirmativement sur une époque aussi ancienne que celle de la fondation de la monar- chie Chinoise, et ne seroit-ce pas une témérité que dagir de la sorte» lorsque des Chinois eux* mêmes , qui ccrivoient il y a plusieurs siècles , n'ont pas osé prononcer sur ces temps incertains \ Cest fcî le cas de dire avec Thucydide (a) :
i>flè ^imf wT^èpç «A/r«m »r ; £^ar il est impcssible , attendu le laps de temps ^ de dccûuvrïr clairement ce qui a eu lieu auparavant, et, à plus forte raison, ce qui est encore plus ancien*
Je commence par former ùn prédt de llii*-
toire ancienne des Chinois, et je m arrête à i'époque oii elle prend un canctène piiu «n» thenîique et plus vrai. La partie, d ailleurs, de leur histoire que fe rapporté me suffit , puisque » cunt entièrement dépourvue de faits , extrême- ment inceruine , et pour ainsi dire Ruiie sans les discours moraux qui la remplissent, elle de- montre évidemment que , Widto qu'il mbsistoit
MM ' H ipHi !»■
(aj Guerre du PtlopQjincjCâ Livre L", chaf. J.".
a iv
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vil) préface: de grancles puissances » que plusieurs royaumes même avoient dcjà disparu de dessus le globe, ^empire de b Chine n'étoit, d après le récit de ses propres historiens ^ que fort peu de chose dans ces temps reculés; quMI n étoit composé que de quelques hordes peu nombreuses, vivant au milieu de peuples barbares , et se portant souvent d un lieu à un autre , suivant les circonstances ou les avantages qu'elles pouvoient retirer de semblables émigratioiu ; en un mot , que cet empire , loin d'exister, ainsi qu'on Ta prétendu, 3000 ans avant J, C. , na été réuni, au conuraire , dune jnahière stable , que depuis ^29 ans.
En attaquant cette antiquité accordée par cer- t»ns auteurs aux Chinois , |e ne cherche point i établir une hypothèse nouvelle ; ce n est pas moi qui parle; |é rappolte simplement les discours insérés dans le CliouJûng , et j'en tire des consé- quences à lappui de mon sentiment. Ces discours de morale pourront peut-ctre paroitre un peu longs ; mais chaque peuple a ses mœurs et ses usages : Thistoire est écrite à la Chine , suivant le gout de la^ nation ; ses historiens , ses philo* sophes sont moralistes , et , sans la morale , l'his- toire Chinoise est totalement insignifiante.
Ma seconde partie comprend mon voyage à
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PRÉFACE. ÎX
Pekîng , ou h relation , jour par jour» de ce <{ue j ai vu et remarqué en me rendant à la capi« taie. Cette partie paroîthi exorémemetit aride; Tnais ne la donnant , pour ainsi dire, que comme une pièce justificative et comme une preuve évi' dente que ) ai traverse lempire de la Chine » j'ai cru devoir fiiîre un récit simple de ce qui s^est présente à mes yeux , sans chercher à i embellie par des accessoires qui , en le rendant moins sec et par conséquent plus agréable , en auroieni altéré la vérité.
Je décris les choses à mesure que je les vois , -)e les représente telles qu'elles existent , et fose croire que k lecture de mon journal fera von que les Chinois sont loin d^dtre tels qu on nous les a dépeints.
Je n ai pu éviter de me répéter quelquefois ; mais mon voyage n étant qu*un itinéraire qui pourra peut-être servir de guide à ceux qui pé- nétreront après moi dans la Qiine , on me par* donnera certames répétitions en parlant du soi des j>rovinces : cependant, une foule de mou diflîciles et désagréables i prononcer , pouvant fatiguer 1 oreille , j'ai réuni tous les noms (a)
(a) Les mou Chinois, quoique souvent prononcés de ia même immère ^ ne sont pss cepondant icmblibles \ msk cetie dificroicp
X PËÉFACE.
de villes, de bourgs et de lieux dans un itiné- raire séparé , à 1 aide duquel le lecteur pourra voir sur la carte ( n»^ la route que j'ai suivie ea allant à PeLing, et celle c^ue j'ai prise en revenant.
Dans la troisième partie , j'offre le recueil des observations que j'ai faites pendant ma longue résidence à la Chine ; c'est le récit fidelle de ce que j'ai appris de Chinois éclairés ou de ce que jai vu; car, dans tous les cas où j'ai pu être un insunt incertain , j ai préféré garder le silence ^ plutôt que d'avancer des choses peu exactes.
Je commence mes observations par mon ar- rivée à la Chine. L'aspect dun pays que l'on voit pour la première fois , nous frappe davan- tage ; les objets se présentent tels qu'ils sont , au lieu que l'habitude de les voir bxt disparoître peu à peu ce qu'ils peuvent avoir de choquant : la laideur , à la longue » n'est plus aussi désagréable.
Four éviter la confusion, j'ai classé toutes mes observations sous différens chapitres , afin que le lecteur pût facilement trouver ce qui a rapport aux moeurs « aux us^^^es , à la religion , i la langue , au gouvernement , à la population ,
n*ctant pas lussi importante dam rilîn^aire que dans ia uUc des mperewrs , fai suppnmé les caracicres Cbtaoif dans ocfir pafciû»
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FRÉFA Cg. Xj
tax revenus » &c* Je n'entre pis , en traitant U
plupart de ces articles , dans un détail minutieux; fen parle d'une manUre génënde 9 pins souvent en critique» et même dans un sens opposé à celui de beaucoup d'ëcrivafns. Dans ce cas , pour démon^ trer que je ixéciïs pas par esprit de système, je cite tou|ours les missionnaires , non pour rapporter leurs propres discours , mais pour appuyer moa sentiment et faire voir mon impartîaitté.
Le précis de la situation de la Chine à difTé* rentes époques , ce/ul de ses lià\^ms avec les autres peuples, conduisent naturellement à This- toire des ambassades , et ensuite au commerce. Je fais dans ce dernier chapitre l'histoire des ctaiilis* semens des Européens i h Chine ; {e donne la liste des marchandises d'imporution et d'expor* lation ; et après avoir parlé de fa manière de tm- fiquer avec les Chinois , des irais que les i:^uro* |>éens ont & supporter i Quanlon , et de h route qu'ils suivent pour se rendre dans cette ville , je fais voir le commerce que les Chinois font par . eux-mânes, et k plus ou moins de nécessité qu'ils ont à le cominucr avec les Européens. Cet article est peut-ctre un peu long; mais la France devant donner la plus grande extension à ses re-
iations commerciales , 4*91 cru devoir détailler Ici
XÎJ PRÉFACE.
avanttges négoce entrepris soit par les parti- culiers y soit par les compagnies.
Je dis aussi quelque chose sur Ilitstoire natu« relie , sur le soi des difTérentes provinces que j'ai Inversées » sur la nature des pienres et la forme des montagnes ; j'expose la méthode adoptée par les Chinois pour la culture des terres , et fe ter« mine cet article par quelques remarques sur les marées et 1 origine des ouragans. .
Mes voyages m ayant conduit deux fois à Ma- nille et à l'ile de France « fe soumets au lecteur quelques réflexions sur cette première colonie: quant à la seconde » f'en parle peu , parce qu elle est trop connue » mais je tache d'en faire voir toute l'importance ; enfin , je finis par mon retour en Europe ; ainsi cet ouvrage comprend fespace de dix-sept années que ) ai passées hors de ma patrie.
On y trouvera Texposé simple des choses. Qn pensera sans peine qu'un séjour de plusieurs années passées à la Chine , dans la retraite que pouvoient me permettre les affaires dont j etois chargé par mon gouvernement » a sufiî pour m ùter toute partialité et me iaire apercevoir les objets sous leurs vraies couleurs : aussi je re- présente les Chinois tels qu'ils sont ^ sans accuser-
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PRÉFACE» XÎij
ies femmes de laideur , parce (pi'eUes n ont point
les grâces et les traits des Européennes. Cepen- dant , loin d'adopter le goût Chinois , fe- ne regarde pas comme une beauté des yeux aiou- gés , à demi-fermés , et des pieds extrêmement petits ; nuis je cousidcre l'homme tel que k nature ï^ formé dans chaque pays » et ]t crois que , puisque chez tous les peuples il existe une différence dans ia forme , il en doit exister une
dam la beauté.
Je «donne dans iatlas une partie des dessins que j'ai faits à la Chine : ce n est pas la produo don d'ièi* artiste habitué dès fenfance à copier la nature « c'est le travail d'un amateur qui s^est e&rcé, en peignant les objets qu'il a vus » de ies iàire concevoir plus facilement qu'il ne lauroit fu fiire dans ime ennuyeuse description : d'aif- kuTs, on conçoit que , dans un long voyage fait assez rapidement ^ il ne. m'a pas été possiI>Ie>de dessiner tout ce que j'auroîs voulu; nuis ^ dans ce que f ai pù faire , laissant de côté tous les objeils de pur agrément, je n ai cherché qu'à représenter ou des scènes dont f ai été le témoin , ou des tem- ples y des maisons , des ponts , des monumens , des tombeaux, des bateaux, des moulins, des écluses 9 ealm tout ce qui pouvoit faire connoitre
)dv PBÈ]fA CÉé
le siie du pays , les usages et les balutucles de$
peuples que j ai visités.
La carte de ma route de Quanton à Feking est construite d'aiprès celle des Jésuites ; j aî ajouté ie plan de Macao , celui de la rivière depuis cette ' ville jusqu'à Qjianton , et la carte des îles Phi* iippioes , afin qu'on puisse se iormer une idée des lieux dont je parle.
Je désire que cet ouvrage obtienne l'appro- bation du Public ; f'aurois voulu le lui présenter meilleur ; mais privé , pendant une longue ab* «ence , de Tavantage d*étre avec des savans , les lecteurs me pardonneront » j ose 1 espiarer » les -fautes que l'habitude de vivre avec des étrangers et de parler d'autres langues que la mienne » ont du nécessairement me £ilre commettre. D'ailleurs , |e n'avois pas i intention de ie publier lorsque je f ai écrit » et fe n'auroia jamais eu cette présomp- tion p si des ordres supérieurs et les sollicitations de quelques amis ne m'avoient fait changer de tésolution.
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^3 m
Tchao-uong Tchao-siucn-ty
889
90J
Tar i ARES*
•ppeMt
JLeaq
Tay^tiou Tay-tiong
Cli]r-^MMiC
91^
^4t
Digiii^ua by Google
xxxiî
XV/ Dyn. imp.
Tu.
Tchoang-tsang Milig-tsong
m *
Min-ty Lou-ty
9*3
91^
934
934
HeOU'TSIN
Kao-csou.
95<ï
Tchou ty
944
TABLE
MoQ'tsong
■f"
King-Bong
XVI.« Dyn. imp.
Aprit J, C,
Cfaing*tsong
Hing-tsong
Tao-tsong
Tiea-uong
953
969
98^
1031.
1056
xvu/
Des empereurs.
|
Ayrès J. C, |
|
|
H&OU-UAH |
Heou^tchmov |
|
Tay-uou f |
|
|
Cby-uong |
|
|
Kong-tjr ^jj |
>41f
TOM£ I.
{
MXXIV TABLB XIX ' Dyn. IMP*
|
Tay-tsott |
Tay-t$ou |
Il iS |
|
|
-j- 1*- |
|||
|
Tay-tsong |
Tay-uong |
||
|
^^^^^ |
* |
||
|
Tchin-uong |
i ly-tsong |
||
|
1— ^ |
|||
|
Cin-tsong |
J02^ |
Hay-ling-vang |
|
|
te: >^ |
|||
|
Yng-tsong |
Chycsong |
||
|
• |
|||
|
Chin-tsong |
Tchang-tsong |
||
|
Tong-hay'4»ittn4icott |
|||
|
# ^ |
|||
|
Ho«y-tsoiig |
SiuCQ'tSOIIg |
42*4 |
Tamtares^
KiN pu JViU'TCHE
Digitized by Google
, Kis-oaiig
r ^
King'tsODg
loo^bong
*»*»»
TuoKsong
DES empereurs;
j I
*7
11^1
ir 90
"91
m;
1175
1176
1*78
Ngay-tsong
Mo-ty
"35
TajMsou^Tanougin
MK Coiglusrkhan t j otf
Tay-tsongj, Octif*
Tinc-tsong, Gaïouk- khan la^a
Hicn-tsoog, MangDv» iban
Ch^tsouM Kubfay-khan deTÎcnt Koi cmpCNur de la Cbinc
f ■
Digitized by Google
I
xxxvj
TABLl
XX/ Dynastie impériale»
YU£N ou MOGOLS
.Tching-tsoiig» TUnoiir-
y o u - 1 s n ng , Dgencsek' Jthau
Gfn-tsong,AIgiaptOii> Uuui
•5^ >ïv
pola
1195
1308
131a
ijai
Tay-ting, YesOD*
Til
imour-kbm
iay-khan
Vert-t?OTJg , Daouat- muur-kluii
Ning-tsona, Hi»- [pan
^ .m m -
Cbun-cy»Tocaimoiir-
Digitized by Google
. DES £MP£R£URS.
XXI* Dynastie impériale.
Mjng
|
i. — _ |
|
|
Hieo-csong |
|
|
Hiao-tsong |
|
|
fl a ^ Tching-tsoB-¥«llfty 1405 |
|
|
Voii-tsong |
|
|
cqmb soas le aoui de Yong4 o* |
|
|
t ^ flci |
1*^ ^ |
|
QiHiQog-cchao-ty 1415 |
Chy-tsong |
|
TaT -È- i-t» • |
|
|
^:ue&-t}OQg- tcbang-ty 1 4a 6 |
Mou-ttong |
|
i'Jguong 143^ |
Chin-uong |
|
'^'"g-ty 1450 |
Kuang-t5ong |
|
ï«g4iong ,457 |
Hj-tsong |
XXXVI)
f4<S)
1488
5at
15^7
>573
« * «
Digiii^uù L>y Google
3tXXVIIf
M
Hoay^tsong
TABLE DES EMPEREURS.»
Hong-kuang
1^44
XXll.* Dynastie impérials.
TA'TSIH
.Tay-ttoa
iT^^tlQflg
"te: ^
Cby-uong
Chin-t&ou'gin ptf Kuig«
Cby-tsong^hîaiMr Yong-touiig
Kicii4<ing (^)
<V AUlqot iB 17^»
Digitized by Google
xxxix
ITINÉRAIRE
DEPUIS QUANTON JUSQU'a PÉKING.
OY-FAO-TAT.... 22 N&iftàht 1^^^
Pocy-ty-chouy. • • , , . lo»
T&-koii^kiao.. Parti l€ j î novembre à nM' , 1^
Oo-yapfceoù to. route vartabie S. O. lu N. Û.»
Mo-iy-cha i o, en rtmontam le Heifft Te.
K6ua-pou*sîii to, fAW.LeichfAS*U de lu colonne
Yn*uoyy-cba lo. ci -contre iiufiquent <fei ^Urtancc»
Ch^g-tcha^chtn . . . . lo. en ly.] Sîn-vang-ting. ......
Cha-yaosin lo.
Hoang tickang to.
Yen -kouan-si n i o*
Ly-tchy-yacn to, 1/ Nwtmbrt.
c ^ Route à 1 0. N. vX
5e-t$e-teou io«
Xiectt-hpotigHhig. • . 10.
Sy-nan-sm lo. Pass^ à S** do matin.
Sd»-ekoiS^klm(A), • • ro. Artivé à 9^ -i. OimmII Mt, 175
Mo-niien*ceoii.. 10.
Naii-Qii»4eoe 10. LaronMaa N.* antulvmfaii- Hia-nleoiMniey. , to, ' tière Po4l3ii0k
Tay-kienKa» 10. Rouie au N. E. et au N.
Pong-tanff kcou. . . . . 10.
Lou-pao kcoii 10. Pai$<i à la niât.-
Qiou-kiing-stu lo.
(^J Le ««t HUn désigne uni villct da troiitimt «rdfe.
ITINiRAIRE.
H»-kiay-pay lo.
Own^ay-pty , o. Route au N. N. E, et au N. E,
Tou-hou kiang fo.
Hoey-ky ssc lo.
Ta yen kcou ,o. P«sc à a»» de l'apiis^iiidi.
Sang-tan g-hing lo.
Tching-kiing^in,.,. lo. Route au N. ; N. £.
Ta-kio ,o.
Tsm-jfgohàipi ,p, Pto5é pcndiiit la noie Clicmînfaif,
170 ly,
l^^^ 10. Novanùru
Fty-lay-ut ,0.
Pa-kîang fceou ,0,
Tan-tang-sin. ,0^
Hoang-tong-sin.,,,., 10,
Hong chc-ky iq,
Tchoang-tong-chouy^ ip. La route à i'E., au S, E,. àFE..
Ta-miao-cha ,0. au N. et au N. E,
I«y-tong-chouy ip,
Sî«o-t(,hang ip,
Ta-tchang ,p,
Hoang-kong-ky ip.
Ly^heou-kiang-l^eoa. 10. * Tchen-yang-cha. ... ao. 2if Noumhe,
Po-lo-kang ,0.
Ni€Ou-cheK>uan ,0. Route à Jï. et au N. E.
Mcn-tcou-chan 10.
J'^'-'^-f^i^'^ 10. Arrive à midi Chemin fait, 190 ly.
Tsay-tchcou-tan p,
Miao cul-che, ïp^ à l'E., au N. £. et ai^
Tay-ping-tang. ip. N. N. E.
Vang-fou-kang ,p, Airivé à 5'' et parti à 7»' du toir.
Tay-bchtang ,p. Route au N. O, , àrO, aaS.a
^^F«"g 10. et au S. S. O.
l4mg^feott-yn..^,,.. ip.
Digitized by Google
I
1T1N£RA1R£. nlj
|
0. |
||
|
*. f _ |
o. |
Route au N* E- , au N. et au |
|
Uurkeou-iin i |
o* |
N. N. O. , ensuite à lO., au N. O., |
|
au i\. CL iu rs, N. r., ' |
||
|
T'^ . I |
lO. |
Montagnes a pic sur le neuve. |
|
■» r , . A,ao-Kiac) sm. . , , , 1 |
0. |
|
|
T" ■ I |
o. |
ra^sc a midi. Route au N. N. h. , a |
|
o. |
IL. ,auN.N.F.,au N.,auN.N.Cl.f |
|
|
o. |
au N. et au N. N. t. |
|
|
TT* |
0. |
Route au N . O. , à 1 0,« lu N. O. » |
|
v% • |
lO. |
attN:etàrE.N. £. |
|
If « < ■ Hoang-miao-chs. . • , . |
lO. |
Passé dans U ouït. |
|
io« |
||
|
to. |
» Nwtmhe* |
|
|
#T»__ I _f |
||
|
f |
10. |
Route au N. N, E. |
|
ro. |
||
|
Lnao-tcheoU'fou (a) . . |
0, |
Arrive a <j du matin , et parti a 5" |
|
lO. |
40 du soir. Chemin fait, x\o ly. |
|
|
Hoang-tang-isun. ... i |
ro« |
|
|
1 • |
lO. |
|
|
to. |
||
|
jiiwHMi*kiang*keoi^., i |
lO. |
Passe a 7" du matin. |
|
Yang<cott4coa . . ; • . |
lO, |
Route variahîc depuis fc N. £« |
|
ftts^ au N. 0. et a i O. N. O, |
||
|
lo. |
Passe a 9". Route au N. £• |
|
|
lO. |
Passe a 10** |
|
|
lo. |
Route au N. |
|
|
lO. |
Passéà 1^^. |
|
|
Kbi-tcfioang^kouy. . |
lO. |
|
|
Tay-pmii v\\\<^ |
I o. |
La route variable deouis ie N. C« |
|
! o. |
jusqu'au S. |
|
|
1 O. |
Novemhrt, |
|
|
10, |
Passe à 9^ du matin. |
|
|
('•«^ U mot FwÊ ^si|M |
\ tiUt du premier evdrcw |
Digiii^ua by Google
Xlij ITINÉRAIRE.
|
to. |
Rottteàr£.,«iN.Ë.«àr£.,aQ |
|
|
10. |
S. E. et à TE. |
|
|
à Route au N. N. £. |
||
|
Sxn-lrtsn cr- le <Y>u |
||
|
rioaji (f- 1? ni'-t<;un |
I o |
Passé if 6** 7 du matin. |
|
1 rtu-riiT'iîî-rlîfluv - - |
I o. |
Route au N. £. et an N. |
|
f A |
1 ♦ |
|
|
TA. |
Passe à 11*»;. |
|
|
10* |
Koute vanaDie entre le o. et te |
|
|
lO. |
s. £. |
|
|
lo. |
2 uêcemwt. |
|
|
lO. |
Amve a e"; au niatin. cnenim tait» |
|
|
Ain— nntt— tsnor |
aoo ly. |
|
|
lCi]ftnflr-naA>tan0. |
t A |
|
|
■ O» |
Pris la route de terre pour Mter |
|
|
rintervalle qui sépare les provaicei |
||
|
ToriîT-fv-tancr |
1 o. |
de Quang-tong et de Kîang^. |
|
Hoav hiantr-tant'. . . |
t n |
Route au r^i. E, |
|
Tchon g-tcfi ang-ung„ |
Arrive à a*^ {, |
|
|
Sin-lou-keou . . |
f A |
|
|
May-iin-tanff. ... |
lO. |
|
|
rii2-mn-f înflT |
10. |
% |
|
to. |
« |
|
|
to» |
Arilvé à ^ du soir. Chemin fait» t ao ly« |
|
|
TgQu-tafig. ... * . |
1 (• Embafqué sur le fleuve Tclittifi: |
|
|
lO. |
||
|
Tft«liio-tiiiti . |
'5. |
\jx route au N. |
|
Enl-hn-tana. . . |
2 1. |
|
|
Sîao-ky-tang |
^ Dktmbrt* |
|
|
Sm-iching-tang |
ao. |
|
|
Route vat îaiiie depuis ie N. |
||
|
Yen-nuu-pou» . « |
Jusqu'au N. N. O. |
|
|
Ky-tchctang |
||
|
15. Amvéâ5^7dusoir.Chemînlii^t59l]r. |
Yncn^tsSen-fiii • • . . • •
Yang-kiang-keou. . . .
Tan-kcou-sse.
Fong-ky-cha
Kic(ui-jTjieou-y
Fona-c lioa-iang
San-kiang'tan , ., Tien-$s«-|K>cy,
Neou-un-tang
Hoang-kin-tod
Kan-^kâm fin.,**.* TchoïKan-kcou . , , . .
Choiif-keoa-tan
Kîay'piDg-cang
TjMhftîsng. . »
Tjong-iing-y
Ki»<iwi-kio
ITINERAIRE.
Route au N«
xiiij
o o
ao ao ao ao
»5 'i
lesag-fon-cang
Kittii>iiiii>ttQgj, . « . « VcHt-tfo-tang
TuMlrlMMl mig
Tl'fW^BUbo
Mwn-tsrn-tang. .....
Piao-t h j n - £a n g
Ouan -ngan-hien, , • Lo-tang-ouan Pe-kia-tsun. ... . .
Yao-tcou-tang ,
CtK^JEfiou-tdiccm. . • • Pon-tan|»4LCoa.
4 •
Ki^-iMu-tnigi
10.
M-
M.
ao.
»5-
ao, ao.
AO. lO.
to.
10.
io.
Route au N. : N. O. , au N. H. . à IT. S. E., ai p.N.O.,auN.N.O. et aa N.
Afrivéà ^ Cheroin fait . 1 50 1^. lUute »» N., an N. ; K O.» «1 RetauRE. ^
* Parti 7 du matin. Roule au
N., au N. N. O., au N. N. E. , à
TE. N. E. , à l'E. , au N. K. , au N. N. tt au N. ; ensuite au N. N. O. , à rO. N. O.au N. O..
h va N.a, àJ'O.s. o.. à m,
ctauN.O. Passé à raidi.
Route tvN.N.O.
Arrivé à 6** : du sdr.Chemin hn,i 5 ^ iy.
Route âji iNi . > au N. £. et à l'£.
Anfvi? à ^'^ s dtf maïf o. Chemin fait^ 90 ly.
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XFÎV ITINÉRAIUE.
Yuen-kin-Kmg. .TV . . i o. Route tu N. £. et au N. N. E.
Tien-tsin-pay. • lo»
Lcao-ho-Ung io«
Ti»4y-ung. io«
Ta^imao-tsîcn 10.
Cbang-pe-cha lo,
Yang-ho-tclien so.
Ky-Hganfou %o. Arrivéà8''7cIii5ûii.Cheminfait,iioiy,
Che.ouo.,»g ,0. Ro«e*.N.N.E.
Mc-tan-tang 10.
Ky-chouy -hlcn 10. Passe pendant U nuit. Chemin fait,
San-kio-tang 10. 50 ly.
Hia-pc-cha , 10.
Tcha-tan-ung o, ^ Décembrt,
Fou-kcou-tang 10. ^ ^ j^. O. et lu N.f
Sy-lcou-ung 10. ^
HU-ktani^itH to. Arrivé à i** f Chemin fait dcpuU ia
Kbita-fou-tiao 10. ville « 90 Iy«
On-keou-tang. «.«... lo. _ ^, ^
Jm.ho.tang ,0. I^*"N.E.
Ssc tsc-tang. ,0. Route M N. E. et tu N.
"i'-kiang-keou, . , , , , . lo.
Stn~hn'hlfn 10. Arrivé à dusoir. Chemin fait» 70 ly,
Ho'pou-îarta iq.
Che-kcou-ung ao.
Yun-uy-tang. ...... lo.
Ouang^eang-taag. « • 10,^
Lin-Mag/^fitt^ 10. Pastédaos la nuit. Chemin fait, 7»
Tcbang'tchou-tdien.. 10. ly,
Yang^cheou io« p Détmht,
• • •
to.
1, ,. ..^ Route au N. N.E., au N. E..
Hoang-ki^ldung c. j j;, . ^ ^ ^ ^
N.N.E.
Digitized by Google
ITINERAIRE. tir
foug-tchin-hien . • • i o. Arrive à \\^ \. Chemin fait dl^Utt ia
Long-ceou-chan i o. \iilc > > o iy*
Siao kiang-keou lo.
Ta<kiaiig4eou ao»
Che<dia lo. Rouceaa «càTERE.
Lan-nie-oiiaii. •••%•• to« Ho'pO'SO* •••••• io>
Scng-iny4EOitaii * i o» to D&emht,
Jfahukan^fit to. Arrive àt pmA matin. Owmin fait ,
Cha-t$in lo. 90 'y.
Kia kfao !o. Pris la route de terre , et parti à
Che-leou lo, cheval à ~ de l'aprcs-nudi,
Lou-kang. lo. Route portant au N.
Lo-hoa, •..,..•«••. 10. Arrivé à 5^ 1 ciu soir.
// Décemhn.
Ssc-fa }o« Parti à 5^* ; du matin. Passé quel-
ChiQ^ia-tou ao« qucs bois et deux bras derivièrt.
Kim-9dumg4ùm 30. Amvé à i o** Chemin fait » 1 3 o ly , «t
Y-niD 30» partiàa^..
Route portant au N.
TfMigahiien 10. Passé une rivière et arrivé à 8^ |h du
soir. Chemin fait , 40 iy. 12 Déctmht,
Ou-chc mcn 10. Parti à 10'' f.
Ma-hoey Im. . . , jo. Pa\ s n.oiUucux.
Ton^-oucn-y 30. Route portant au N. J N. E. Ct an
.Tong-lin-tse 30. N. N.E.
À'seoM-AtoMg'jou io« Arrivé à lo'^ - du soir. Chemin hit,
1 10 ly.
// Dlcemhre.
Sbo-tcbe-keoo 40, Parti en palanquin à 4^ ; du soîr« ct
tnvené le lleave Yang-tse^kiang. Entré dans le Hott-&oaang. Kbng>lang>y • 10. Arrivé à i** ; da matm.
Ouo-kang a#. Parti à 8^ du madn. Route au N.
klv) ITINERAIRE.
et au N. E. Pasic une petite riviere#
HaoKg'tnt/'hitÊ, |4. Arrive à 2'' ^ de laprèi-inidi. Chemin
fait, iioiy.
// Dictmbrt,
Ting-OMQ^. «••••«• mo* Parti à 4ie l'aprè; midi. Route
au N. MMttigBft ài'O. Anivéà 6*» \ du loir.
JEiiI*lcng4io 4o* Pivrï à 1** f dtt nattn. Entré dans
Fong-biang-y.««*.*. ao. le Kianj^fian. Route au N,E. Passé
une petite rivière.-
Ta/-hoU'kit9 • 4°' P*4*^ dehors à après-midi. Che- min fait, I 2û ly. Pas&c une rivière. Siao-tchcy 40. Arrivé à 5** du ^^\\r.
l 'Ci (mhrf .
TùoÊ'ckcM'iàn 1 j. Parti à 5'' ^. Route au N., au N. £. et
' au N. N. H. Passé des ruisseaux, et
airivé à 9^ 40'. Chemin fait, 5) ly. Tsîihkeott-y lo. Pas se deuii bras de rivière. Roule
au N. N. £. Siao-iou-keou* ...... ao. Airivé à 3^*
Gba-fco« ao. Parti à 4^ ^ du matin. Passé une
i^vîére et planeurs TviiiaaMt Route
au N. N. E.
Tou icfjoTig-y ao. Arrive' k 10'' j , parti u 11' . Route au
Koua-ichc-ho aj. N. E. . à TE. au N. E. ctau N. N.E.
Passe une rivière et des ruisseaux. Totig'tchin^-hien . . « • • 15. Arrivé en dehors 35'', après avoir passé
une rivière. Chemin fait, laoly. tj} Dccmltt.
LAttiâigf aj. Parti à 5^ du matin. Route ao
N. Passé plusieuii ruisseaux.'
San-cbe-Iy-pou to. Arrivé à lo**
Ta'kouan.. . • 15,
Chan-pou i^. Route au N. N. O. et au N.
Uigmzeu by LiOOgle
ITIKÉRAmx. ztvi)
M<y-5in-y lo.
Nantsiang 15.
Tsc-sfn f; ho 7, ♦
ÏM-tcÂiag-/uctt 15» Passe une rivière et arrive à^'^^dil
MCr* Chemin faic , 1 1 a i/« 22 Décmhe»
Sia-fco^ 1^. Panî à 6^ 50' du matip. Rotttt
au N. Passé une rivière.
Tou-tching-y Arrivé à
KîiHteou-y 15» Route au N. et ao N* N, £•
JCouuKy as* Aorivé k 4^ 50'.
Eul-che-ly-poa ao. Parti \ Ji^ ^. Route a« N. E. d
au N. £.
Liu-u/uûu-jou 40. Arrivé en debon à to'' , et passé ime
rivière. Chemin fait, 14) i/. Paru à I Passe une rivière.
Ticn-fou, •«••••• jo. Arrive a la nuit. *
2.f. Décembre.
UûMg-tcMng'kietÊ 15. P^rti à 5^' du matin et iiméà^^
Cbernin fait, 45 ly«
Qu-tduiig-y a^,
Pa-teou-sîn. ao, n. N. E. et au N.
Ho-tao-sin •••• 5*
ICfang-kia-kang . • • • • 4 5.
Tsîang-kiao-y ao» Pui^ w petite rivière « et arrivé!
9^;dasoir.
ji/ Dêcmtn,
Kio-tang-po a^. Parti à 6^ f du matin, Poisc quel»
ques ruisseaux.
Tingjfuettrhictt, Aorivc à midi Chemin fait, 140 !/♦
26' D/cfmhrf.
Cha-kan... ««••é*** |0# Parti à 4'' ^ du matin. Route au
Tsong-pou jo, N. N. O. , au N. et au N. N. £•
Passé quelques ruisseaux et une ri-
Lin-èaajhhitM lo. AttivékC^éaKM.ChtmMU'/oif*
San-pou 30. • Partià4'^ idumitm. Partéimé
Ytt-tchang-y 10. rivière.
Route au N. N. O. •
Hao-kang-pou 10. Arrivé à 11'';. Parti à cheval à i\
Licn-tcbiag 30, P^sé deux rivicrc*. Koute a»
N. N. O.
Kott-tchen-y ao. Arrive avant la nuit.
28 Décembre.
Taiigi>y-fMw 10. Parti à 7^. Route au N. N. O.
Yn-kiao »p. quci^»» ruisseaux.
Hoartsang ao. Arrivé à 1 o*» , parti à midi.
Chouy-tcfic-pou \$. Passé pi usicurs ruisseaux.
Yen-kia-tchang ...... 15.
Natt'ioutcheou (a).,, ao. Arrivé à j*. Chemin fait, aïo Ijr.
2^ Dietmhe.
Fou-ly-t$a ao. Parti à 6*" Passé une petite ri-
vière.
Tong-tchang-poo ... ao. Arrivé à 9'' , et reparti à 1 o**
Y-keou-y ao. Route au N, N. E. • au N. E., à
Sin-fong 30. TE. et aulSi.
Tou-cban-y ao» Arrivé à a^
D/crmBn*
San-ly-pou 30. Partiàâ'' ao'. Boute au N.Paué
unruisiettt. .
Pftsiit^keou 40. Anivéavatit niidiXhemtii fait , 1 Soly;
Ueourtsan 30. Traversé le ifeuveHoang-iia Route
auN.
Passe une rivière.
Ly-koucy-y 20. Arrive à 7^ du soir.
' ji Décembre.
Han-tchang-icha. ... 30. Parti à 6'' arrive a ^'S et re- parti à 11** ^.
(m) Le moc Tfh^m âéùfpe une vtll» éu ttcond Qtàn»
To-hy-keos.
i^idui^cd by Google
ITINÉRAIRE. XIÎX
To-fay-keoa. ««»•••• jo. Traversé dans l'aprcs-midi le ca- nal impérial ou le Yiai-lcang*liOé Encré dans le dMA-tong.
Cbarkeoa-isang |o. Arrivé a 4**.
lift-tching-y. je. Parti à 5^ <Itt matin,
l[bttavi-l(îao 15. Route au N. Passé quelques ruii»
Nan-chai-ho 15. seaux.
Trng hifn . lo. Arrive à 10'^ -, Chemin fait, 210 fy.
Pc-cha-ho ao. Arrive à i Route au N. O. Passé
Kiay kcou 25. quclij^ucs ruisseaux.
Eul-hia-iicn. , aj.
Ts€0U'IÙ€n • • ao. Arrivé à 3^ \, Chemin fait, 90 iy»
2 Janvier.
Tchong-ciian-tien. • . je. Parti en palanquin à 6^ |. Boute
au N, N. O,
Ytm^hBihfm |o. Passé une rivière et arrivé à raidi*
Xao-ou-ttao i Ob Chemin fait , éo, ly,
Tsiii4tia-x \ 10. Parti à midi;,
Teng-tsun>tien 30. Route au N, O.
Vtm€kdttg-him ao* Arrivé à é^ Chemin fait , 80 ly,
f Jaaifitr, *
Tsao-kiao. 20. • Parti à Rouu au N. O. et
Cha--ho-uhainî. . . . . 30, au N. N. O.
Tong-ping-tchiuu 12. Passé une rivière. Arrive à 9''. Chemin
Moang-koua-yucn, . . 40. iait, 62 (y. Rouleau N.ciN.^N.O.
Kicou-hien, , 20. Passé à sec ime riv cre.
Toiig-o-hira , , , . 1 Airivé à j Cbunùi fait , 70 ly.
Siao-ycn^o. • lo.
Nan>iûn-tîen.» ao.
Teng-tching^y |o. Arrivé à 8^
Sin-pou 30, Parti à 3^ ; du mac. Route an N«
Ym-fimg-kku ao. Arrivé à 9*' \» Chemin fait, 1 to ly*
Loo<4ia<-tîen 17. nj
K, , . ' Route au JN.
rtan-tchin , 17,
TOJi£ i. d
i « ITINiftAIRE»
%Sin-koLi 18.
Kao-tang^hem é 7. Arrive à 5'' 50'. Chemin fait, 5^ if^
Yao^chang 15. Arrivé à ^ ioir.
/ Janvier*
Ngen-hien }o. Parti à 4^ ; du i^tin , et arrivé à 8**
Tien-chouy-pott 4^ Chemin fait • 55 iy«
Route 4H N,
Tt-tekem ao* Arrivé k ^K dicvmi Ait, ly. Parti
Leoa-tdMMsîao. . • , . ao. à |\ Travcné le canal impérial» Pe-lou-cche ao.
Kin-ichwt |o. Entré dans le Petdiely , et arrivé à 1
du soir. Chemin fait , 70 ly.
é Janvier.
Man ho 20. Partià4*'^dumat.RouteauN,0,
Fou-tchina-hif», • • . . • 10, Arrive à 9"^. Chemin fait, 40 iy, Sin-ticn lo. Passe une rivière.
I o u an g y • . 30. Arrivé à 3*'. Houu au N.
Hicn-kia-iuao. •••••• ao.
Ytit-him Anxvéà^'*du
Jdmntr.
Chang-kiariia • )o* Fmicndiarretteà 4^ du natia»
Hfi-Akn^ ao. Arrivé à Chemin fait, 50 Jy*
£ul*che-ly«poa • le*
ngen-io-tching 7.
Xbiuai-tchaag-tsan. . la.
Jin-kieou-hun ao. Arrivéà7'' dusoir. Chemin fait, 69 iy.
I I iang-tching-pou .... z o.
Tching-tchcou ao.
Chao-pe-keou. • • • • . 10.
Hiong-him ao^ Arrivé à 4^ du mat. Chemin Ibit, 70 ^«
S Janvier,
V^-kttm-ho 30. Parti 6^ Route a« R
StM^^thMÊg-kim., |o. Passé une petite riviire, et vméh.
après midi. Chemin fait, tfo ly. Fang-kovan-tiea lo. Borne au N«
ITINERAIRE»
San-kia-ticn jc. Route au N.
TnHcàeoM 5, Arrivëàio''du»ohp.Chemînfaît,55fjr,
p Jémner»
Sicn-fong-po. i^,
Leoii-iy-ho i ç. * **** Rouie aa
ww* • ^ N NI F
Teou-men 15.
I^éMg-àiang-hifn a^. Arrivé! lo^i, etreptni à i'' apr«
Tchang-tsm-tten.... ay, midi. Chemin fait, ;u iy.
Route au N.
Fty'iching-hien y Passé une rivici c , et arrivé à j*». Che*
min fait, 50 ly , Route à l'E. ^ff^ng ao. Arrive a 7»» 1 Hu soir. Chemin fait.
RETOUR
X QUANTON PAR UNE AUTRE ROUTE.
// Fémtr t^pf, Tchang-isin-ticn. ... «5. Pwtî à cheval le 15 février à 4'' \ du
' «MF, «arrivé à 8*\
iô Fcirier.
Ts<huhiou 95. Paru a 7''. Arrive a c/^ \ k Lcang-
hiang-liicn. Reparti à 1''. Pasié <^cux rivières, et arrivé à 7 du soir.
/7 FMer.
SuHching-him 55. P«ti i 10* , et arrivé 4
FévrifT,
Hmg-hien 60. Parti i 9** ^ » et arrivé après midi.
tp Fémer.
Jm-kUatt-hifu 70. Parti k yK Paué un marais, et arrivé
à f o»» f.
Ettl-chc-Jy-pou 49. Arrivé à 3^ de l'a pro- midi,
20 t rt'rter.
Jl^-kitn-fou ......... ao. Partià 8'' , arrivé à 9*'. Passé uncrivicK,
dij
I
fi; ITINÉRAIRE.
YtB-hitn 50. Arrivé à 3'' ^.
^/ FMer,
Fou-tsang-y 40. Parti à 9^ , et arrivé à 1 1 ^. Pasié nne
rivière.
FùtHc/Ung'AûiÊ, . • . . « 50. Arrivé à i** ^.
^-2 Février.
Kitt-tcham 4q. Parti à 8'' , et arrive à 10'' ^. Reparti
à 1 1 , et entre dans le CI>an-tono.
71t'lcAt0ii* m, • * 70. Traversé ie canal impérial, et arrivé
à 2'' Chemin depuis Peàing»
2^ FÀnrier»
Loa-kîo-t!eii 50. Quitté U route que nous avions suivie.
en allant à Pdting , et pris une autre plus à fE. Parti i 1 1 ^ Route k VE. et au S. S. Ë.
Fiitgj'uohhta 35. Arrivé à a'» f Chemin fait, 85 ly.
Févritr,
Euî-che-ly-pou, . , , 10. Parti à y'" -f.
Ly-kia-tchay a5. Arrive à / i'^ Route au S. E.
Yu'tching-hien 30. Passe près de cette viiie.Ciiemiofaic»
EuI-cIic*ly-pou 10. 7) ly.
Tsy-lio-hien o. Arrivé à 3** ; au bourg.
Fémrifr,
Tsy-hù-kien 15. Pani à 7^ i , et arrivé à la ville à 9»^ i.
Tou>kta-niiao 25. Chemin fait r 45 ly. Passé une rivière
Tsc-tsun 10. après la ville.
Tcliang-tsun ly utc au S. S. E. et au S.
Tciiang-cha. 25, Arrive à i'' 7.
26 Février.
Kiay-chçDu 60. ^ t- S. S. E.
TajMigan-tcktou 40. Arrivé à 3^ Chemin fait, 185 ly.
-27 Fhfitr* Tsouy-kîa-tchang... . 50. Parti i 7'' Yan^-leou-ticn 1 8. Route à iX. et au S.
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ITINERAIRE* Gif
Shi-pou-cbaii S* •
FeotHyeou i z .
lo-kia-tchang 15. Arrive à j'' du soir.
Fcinrier.
Sicn-jin-mou-uc-chou. 10. Parti à 6^ \. Route à l'E, Pa*4«
c|uclijucs ruisseaux.
Sin-tay-hien ao. Arrive à i o** Chemin fait » i^oif^'
Jou-yangtien 40.
MoM^ynrkim 30. Passé le long des mun k ^ da soir*
Chemin fait, 70 iy. Mong-kia-hing 10. Arrivé à 6^
Kray-pay-tîen 10. Parti à 7*» \,
To-tsang-y...... ... 4;. Airîvéà ii^^/ctpaftià i*"^. Route
•o 5. £. et au S* Tsin-co-tsy 4;. Arrivé i
2 Aîars.
Poen-tsing-tcha 40. Parti à 7''. Route au 5. S. E. et au S.
Ngo-kia tchang 15.
i-uhtou^, a^. Pa-iisc deux rivières, et arrive à 4^
Chemin fait> a 00 ly.
j Mars*
Ly-kia^ 45, Parti à 6»». Route au S. S. E.
Ta-pou*tsy 30. Passé une ri vieNi.
Route au S. ^. £. , au S. £. et au S.
Che-fy-poa. a^. Arrivé à 4^^.
^ Afars.
Ym-tchiU'ht*n 40. Vmù a 6^ \ , et arnvc a S** Chemin
fait , 140 ly.
Hong-hoa-pou 30. Arrivé à 1 1 ' \ Route au S. E. et nu
S. S. E. Eii(^c i'a|>rès<mi(ii dani le Kiang-nan.
Tong-ou-tchen. ^o. Arrivé après 5*.
/ Alars.
S^u-tsUarkitm (o. Parti à 6M.aisié la ville sur la droite»
lîv ITINÉRAIRE.
Tchoucn-fio-tsy 30. Chemin fait* 1^50 ly. Ptssé imponr
bâti sur Vaarémhé d*un lac et suivi la digHe l« long du canal impérial. Rottteil'E.S.E.
Yen-hoa-tsy 5«. Arrivé à 5'' ^.
^ Mars.
Tsiuca-hing^y 50. Parti à 7''. Route au S. E,
l u-kcou ^o. Passé une rivière à sec.
Lou-kmg-y 15, Arrivé à 4 J, et reparti $ttr-le<bamp.
Ta-y-tchen 10.
,yang4ûa-yn ao. Arrivé à 8^* 7 du soir.
8M<m.
Tiing-kiaug-pou. ... . 10. Parti à 9'^ traverse le I loanji-
ho, et embarque à 5'^ du soir iuric canal impérial, ou Yun-ho.
Cuajf'ngaa-fw 36. Arrive à 8^ Chemin fait, aji ly.
^ Mars.
Fîng-kiao 30. Rome an S. » au S. J S. O. . a«
$.etauS.S.£.
'Pé»-jmtti'Akit 31. Passe pendant ianuit. Chemin fait «
61 \y,
jo A Jars.
I.icou-kia-pr^o , %6, Route au S. et au $•$•£.
Fan-cfiouy-kin 11. Arrivé à 1 1
Che-pa>pao 46.
KathyfOM-tckeom 15. Passéde0randmat.Chemîtiftitpio8Cy.
Tsong^iapouan z6. ^ c n n
rt» * Kouic au 5. Cl au S. S. E.
Hiang-feotHc 54.
/a Mûn,
YeJlg4cht0U'fiu 15. Arrive à 8''. Clicmm fait, 105 \y.
Parti à i*^. Route au 5. et au S. S. O.
Vcn-fong-cby 5. hvrhé h 5 la tour. Route au S. S.
luo-nim-cby 11, Passé à 5 et arrêté à 6'» i à Ou-yucn»
un des jardine de l-emperair.
ITINÉRAIRE. h
ly Aiarf,
An hatà au KUng. . . 1 1. Travenc le fleuve Yia^«e4ttn|. Largeur «lu flem.«. so. fasiint ie S. E.
Ttm-^iang fou t©. Passe à j"». Chemin fait, J7 îf.
Tour iMMf data viik.« t. t*^ c cr^.c r ang-to-kiao • 43.
ib Alors.
Tan-yang-hUn, « . • • . 8. Arrive à R''. Chemin fait» |o 1)»»
San-y-ko... 6* Route au S. E.
Liu-tching-ccha 19. Fusé à 4'* ^. Route au S. £•
Yc-kia-t?uTi jj,
TcèMng'ickeW'fm*., . S3, Passé pendant la nuit. Chemin fait,
îy.
tjf Mars.
Tff-fciilDg4Dn SI. Passé à B\ Roaie an S, £.
Hung^m-Jtîao. ...... 7. Passé à 9'*.
Ii»<he^kint 17. Paj>sé à midi.
Yng-tong'biao 5. Passé à r**,
Vou-sse-Men ai. Arrive à 5 y. Chemin fah, 7 1 ty»
IcUl dehors de la. vilic 4'
20 Alars.
Vt-<.\mw-ùr\q^ ^1. Route au S.E.
Hou-tcliing-kouan. . . a 5. Passe à t i**.
Pa-to-hio 45. Passe à a''. Route au N, , au N.j N.
' E. , an N. t. et à i'E. N. E. Sou'UhtMhfiK 17. Arrivé à 5^ >. Chemin /ait, 90 i)^.
-2/ yWiiw.
Taj^hott as. Parti è S** 7 dn soir.
Ou-4haig4nni 15. Passédansia nuit. Qiemtnfah^ n^j.
tlan^toon . .*■....•. aj.
22 Mars.
Ping ouang-kin 18. Roate au S. et au S. S. O. Passé
à midi 7.
Oit-!tiang-kiay 3. Passe a i ,
Nan-ou-krang-luay, Passe à 4**, et nuré dans le Tcho»
kiang.
hf ITIKÉRAIRB.
2^ A îdrs.
Hiong-kiao loo. Passé à 9^. Route à TO. S. O,
Ming-tching sa. Passe à 1 1*^ ^. Route au S. E.» am
S. S. E. et à 10. S. O.
ChÊ^mewhiin 5 s. Arrivé i 4^, Chemin fait» aïo ly,
2^ Mon,
'Hang'tekwthfinL^ • • • 115, Route su S, O. » au S. et au 5. S. O.
Arrivé à après raidi Cbcmin fai( , 115 ly.
2f ft 26 A Jars.
Lo-ouo-ung 7. Parti à 4^ ; du soir , tn remontant fc
fleuve Tsicn-tang-kiang , et arrcié peu de temps après.
-2/ A^an. Parti à a** après-midi. Route ftu S. O,, au S. O. ^ O., au S,, S. £.,auS. S. O. «^.41*0.
Man^kia-j, ao, Paisé à 5** du soir«
2$ Mon,
Fw'humg-hkB 75. Anrivé à lo** \, Oicmin fait« 101 \f.
Routeà 1*0. , au S. S* O. , au S. O. ^ k rO., au s. s, 0..à rO. et à
io. s. o.
2<f Ainrs.
Tûng-lou-hitn » • . • . • 70^ Arri\ c u 1 o^. Clumin fait, 70 ly. Route
depuis le S, jusqu'à t'O. 5. 0» Afars.
yea-uàcou-fou 70, Route au S. et au S. O., ensuite va»
rîabic depuis le S. S, E. jusqu'au S. O. Arrive à 4** du soir. Chemin fait» 70 iy. Route au S. ^ S. O. et au S.
ji Mm*
jM'ÂjF'àhn*.^.... 100. Route au$.^S.O.,auS.E.^S*, an
S. et à i'O. S. O. Arrivé à 7^ î du $oir« Chemin fait» 1 00 ly.
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ITINÉRAIRE. ivi]
1." Avril
^ Parti à Ijl roate vamble d«- puis le s. )u$qtt*ftii N. O. Hong-tctioiai io, Pasiîé à 5"^
2 AiTtl.
l^t^g^tm-àk»,. ... 30, Arrivé à 7'' ^ iiu louru de Ya-tsin,
éloigne de ) iy de ia viiie. CbemiA fait, 90 ly.
Parti a 9'^ j. La route variable du S. à 10. N. O.
j Avril.
Kiu'tcfwm^fm 80. Passe pendant la nuit. Chemin fait,
80 ly. La foute variable depub la S. S. O. jusqu'au N. N. O.
Tciati^€àa94kM. • . 110. Route à VO. et à fO. S. O. Arrivé i
10^ Chemin fait, 1 10 ly»
Tsao^pm^y. ..... 40. Quitté nos bateaux et pris fa toute de
terre. Parti a cheval à 1 1 et arrivé à ,\
Yu-chaz-hun 45, Reparti à z\ Arrive à 4»^ Chemin
fait, 85 ly.
Embarqué le foir sur le fleuve Cbang- cbouy-kiang.
7 Ami
Kmiag^t9^ 110. Parti à 6^ du matin, et airivé à 1 1*.
Chemin fait, lao ly.
80. Parti à i<» et arrêté à 6^ i. La route.,
pendant la journée , variable depuis le S. i S. O. jusqu'à ro. N. O.
8 Avril.
h-'>è-hifM Bo, Parti à 6^ Arrivé à 9'' {. CUemm
faii , 1 60 ly. Reparti à \ \^{. Laroute variable du N. au 6. ^. Q.
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Iviij ITINÉRAIRE.
S AmU
K<ntf;h^y-kuB»,. • • 8o« Tkû k raprài-midi. Roule ut
S.E.,M$.» aaS«0.,àrO., ait S. O,, m S.f su S» S. O* et à l'O. Axâvé à 4^ ^ Chemm fii(. 80 ly.
, Jo Avril.
NgtH^itM»^.*,». 100. La route variable du 5. O. au N.
Airivé à I a** ^. Chemin fait , 1 00 ly* Hq>ant à 1^ Route au R O,
ji Am-iî.
I.oiig-tch/-y« •••••• tfo» La route variable depuis l'O. jusqu'au
N. N. O. Arrivé à 9»^ au bourg éloigne de 10 ly de Yu-Jcan-hieiu Chemin lait» \f,
Tsa-hont 60. Ripanî k midi \ « et arrivé à 6^* ^ da
ioir* Route variable entre le 9. ce le M. par ro.
12 Avril.
Mouillé le soir. • «, . tiow Route à TO. Le lac Po-yang restant
211 N. Route variable depuis le S. O. jui^tt'au N« et au N. £.
Avril.
I^an-tchûMg-fium « • 4^ Route au O. , à TO. S. O. et au S.
Anîvé à S^" î. Cbemm fait, aao ly.
ijf. Avril,
Ho-po-ilK ao% Parti à i** 55' , et arrêté à 5** du soîr»
Route depuis le S, jusqu au S. S. O. ,
• // AvriL
Fong'tching'Jùen, . . • 70, Parti 35^^, ci arrive a 4 ' ^ du soir.
Chemin fait, 90 \y. La route , pen- dant la joumcc , variable depuis ic $* O, jus^u au 5. et au S. £•
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ITJNÉRAIRB. 1^
Avril.
Tcbang-tchou-tcbcR. 40. Route à PO. , à l'O. S. O. , au S»(). et au
S. S. O. Arrivr ;i 2'' nu hourg cloiçTic de 30 iy de lin-kiang-fou. Chemin
imit, 40 iy.
Ami,
Yun-uy-tang 30. Pmi i 5^ Route depuis le S. fut-
qu'à rO. S. O. Pissé à iol*|.RottCe le S* £. jusqa*«tt S. et au S.S.O.
Si94aik4um 50. Arrive à 5'' {, Chemin fait, 80 Iy.
iS Avril,
Hia-'iaaMg^im 70. Parti avant tf^. Lfc nMte éepuU le $•
îii$qu*i rO. 5. O. Arrivé k Cbcmin £ut, 70 (y.
ip Avril*
Ky^hm^hm. 90. Parti de grand matin. Route deputi
le S. E. )u5qaaa S* O. par ie Sii Aivivé à 5*" ^. Chemin fait» 90 iy.
20 Asrriî.
ê
^•Hfiakfiu 30. Parti à 5\Lamite variable dttS.&O.
k PO. S. (X Arrive^ ti>. Omn faht 30 Iy. Reparti à i** ^. Route da S.S. O au S. 5. £. Arrivé kS^iM bouvf de Tong-feng.
, 21 Avril,
Tajf-Mkii» 110. Parti à 5^ Rauie variable depuis îe
S. E.. |usqu*aa S, S, O, Arrivé k y ^ (f 11 soie. Chemin faiCg 1 ro> If,
21 Avril.
Pe.jLia-tsun. 50. Parti à 8'' Route au S. S. O. , au
S. O. , à ro. S. O. et k rO. Paik ie Iw^lrgà4^î.
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iz 1TIN£AÂXA£.
2.} AmL
0»aMÊgÊii-4um* • 4o« Parti i 5^ J da mithu Route depuit
TE. S. E. jusqu'au S. O. Arrive à 11** 20'. Chemin fait, 90 iy. Re- parti à 2'' ~. iiouteà l'£. S. L. et au S. E.
Mkn-tùng-uiig. . • . 30. Arrive à 5*' j,
2j Avril.
Tfoa4)eo«pCang . • • . 50. P«iti à 7^ du mâtin. Route à i'£. S. £» »
lu $. £. et au S. Anété i i** 7 au village. Pârtià i*" Route au S. et au S. E.
Lcan^fou-ung. 45, MouUIc à 6'' i <iu soir.
Tseng king-y 50. Pïurti à R** 4q' , et mouillé à 5**. Roolo
variable entre le S. et l'E. S. E.
27 AvrîL
Mm4cktùU'fm 80. i^arti à 6'\ Route variable depuis
i*0. S. O. jusqu'au S. S. £. parle S« Cbcminfait, 255 I7.
2$ Avril.
Fong-cilOU>tailg* • « • 60m Parti à 0^. Route vnrinblc entre I I .et
rO« par ie S. Arrive a du soir.
Kém-kmg-iieM 90. Parti k 6^ {.Route au N. à 1*0. , au S.
O. , au S. et au S. E. Arrivé à 4'' ~. ^ Chemin fait , \ )o ly.
jû Avril.
Pe-bia-tay 88. PM à 5^ MouiUé à 7^ | du soir«
Route depuis TO. S, O. fusqu'a» S. £• par le S.
j/'Mni.
Nait'ttgatt'fou •##•«• ^ 1 • Parti à 5 ^, Route variable eatre ie N*
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ITIKéRAIRt. hf
et TE. par le S. Arrive à 5^» 10' du soir. Chemin fait, 159 iy«
S Ma.
JMddHg-fiu f ao. Parti à chml à 6^ ^ Arrivé \%^\
àTchong-tchang-tang. Reparti à 11**^, et arrive 4 j''. Chemin fut I, 1 ao ly,
Hoang-tang^on. . • 8o. Purd à 1^ 50' do soir. Route au N««
au R O, ^ à rO , au S. O. et au S.
/ Al ut.
C^4<htcheQH'fm . . Aoo, Route à l'O. . à l'O. S. O. , au S. S. O.
et au S. Arrivé à a'' de rapcè»-«ùdi« Chemin fall> a 80 ly. .
Jin-ii'hun a4o. Rotttc vartabfe entre TO. et l'E. par fc
S. Arrivé à 7** j du soir. Chemin iaic, 240 iy. # i
y Mai,
Tfm^Mm>JUtM. • • . • i^o. Parti à 8^. Route variable entre TO.
S. O. et l'E. par le S. Arrivé pen- dant la nuit. Chemin fiût « 190 ly«
SMdi.
San-€h9uy^fn 170. P^rci à 50', Route depuis le S. O.
jusqu'au S. S. E. par fc S. Arrivç dans la niiic. Chemin fait, 17,0 ly.
Ouang-Ue-hang 70, Parti à 6** 50'. Route dc]îuTî TL^ jus- qu'au S. Arrivé à midi , reparti à j\ Route à rO. et à l'E. S. E.
QMtmgtsàm'fiM* 10|« Arrive à 1 après minuit. Chemin fait.
[Total, 6750 ly.] ^
lTIN£JliklA£.
RECAPiTULi^TlON. RiHtte de Quanton à Pehing*
Pc QmntnTi à N-^n-hiong-fou, par eau. •«,.,.••,••• lojj (y«
Chemin par terre « i xo.
De Nan-ngan-fou à Nan-tchang-fou , par eau 1 164*
De Nan-tchang-fott à Pcàing , par terre 5077.
Total • ^ 54' <i 'y-
^ifcirte de Pehing à Quanton,
Route par terre de Pcicmg à Tsîn-iniin^po« ■ . • . • i ^t^ fjF.
De Ts'mg-kiang-poa à Hsng-cdieou-fou , par eau .... . 1 045.
Route par terre ♦ 7.
De Hang-tcheoH-fau à Tchang-chan-hien , par eau • . . •
De Tchang^haiKhlcn à Nan-fohang-fou , par eau 740.
Ofl#}an-tchang-fou à Qaancon ^359*
Total ^750 ^X*
Total général pour i aiier et ic retour. ... i%i66 \y.
1.^5 lîi 66 ly, k toises pour chaque ijr, donneront lieues 77 , fa lieue de zz8o toises ~,
Le ly cunt de 295 toises . ou 574 mètres ^66 millim. , le» 10 ly donnent a^^o toises , ou 5749 mètres 660 millim.» et par con* «équént un excédant de 66^ toises —fOxi 1305 met. 204 miliim«» en les comparant avec une petite lieue de laSo toises rh * ou 4444 niues 4^7 miUiroètroij et seulement de 99 toises r^, ou 195 nMCres 293 mîlllm. , en les comparant avec une grande fieue de 3850 totset <^ * ou 5555 roètrei 465 millim.
Cest donc une erreur d*av(Mr mis , comme Tont fait plusieun auteurs, 10 ly pour une Heue, et d'après ccfa 250 ly pour tm dcgrc'dc 25 lieues , puisqu'il n'en l^iut pas ini-nic ^co p uir un degré de ao grandes lieues ; en eilèt, a^o iy à 29^ toises ou
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ITINiRAIRK. Ixiij
574 mètres 966 milllm. le ly, donnent 73750 toises ou 14 myriam, 3-42 mètres, cVst-à-dire plus de 30 Ucucs de 15 lu degré , et JDéme plus de 2$ de ao au degfré,
il ne faut donc plus que 195 i]r ou 194 pour faire un degré de a5 lieucsi pur conséquent 7 If et un peu plus de ; (bnt une petite lieue de aaSo toises ^ $ ou 4444 nèm 497 millim., et ^ (y et un peu plus de ^ font une grande iieue dea85e toisa ~ , ou 5555 mètres 463 miUîm. Cest cette dernière évaluation quia jeté dans Terreur, en faisant croire qu'il falloit i o lypour une lieue, estimaiion trop iurtc , et qui n'approche roi t de 1^ yçrilc ^uc dans i« cas OU i on pariccoit d« nos grandes iicucs.
TABLEAU
biyiiizea by GoOgle
V
TABLEAU
DE L'HIST OIR£ ANCIENNE
DE
LA CHINE. '
i
£n publiant mon Voyage à Péking, en pailàilt des mœurs , du gouyernement et de fa religion des Chinois > je me propose de les représenter tels ' qalls sont; mais avant de décrire Tétat actuel de ce peuple , je crois qu'il est indispensable de donner un précis de son histoire ancienne , ssuis cependant remonter plus haut que le règne dHTaOy ni des- cendre plus bas que la quarante - huitième année de Ping-^ang , sept cent vingt- deuxième avant J. C. , époque à laquelle les événemens deviennent phis connus et pius authentiques.
L'histoire ancienne de ia Chine est si peu éten- due, si morcelée et si remplie de contradictions ^ qull est difficile d'en suivre le cours et de juger de son ensemble , à moins qu'on ne veuille en faire «ne étude particulière.
Je présente donc une espèce de* résumé
T01d£ I* A
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2 TABLEAU DE l'hISTOIRE ANCIENNE
bistorique , dans lequel sont exposés les faits ^ accompagnés de réflexions , pour faire voir ieur peu de solidité ^ et li^ur încohérem:e avec d autres évé- nemens qui sont rapportés sous d'autres règnes. Ce précis ^uilira pour les personnes curieuse de connoitre Thistoire des Chinois» mab qui ne veulent pas en même temps entrer dans de longues discussions.
L'histoire de la Chine présente à tout lecteur
européen une très -grande difiicuitc qui empêche souvent qu'on ne puisse reconnoitre les diffèrens pevsonnages , couae île Ja ressemblance de leurs -noms écrits avec nos lettres européennes; ditticulté quî-A'exîste pas dans ks Jivres cinoois > parce que ces noms y sont tcriis avec des caractères qui dïi- ièreAt les uns des autres , quoiqu^s aient ie même ■S0B9 mais diâ^rencté par iè toa dont on les pro- nonce. Cette di^cuité jei^ de la confusion dans ia mémoire dm fecteur européen ^ qui ne voit pins ée quel prince il est question : c'est pouT remédier à cetei»daarras, que [ aipiacé àia suite de ma préâce une liste des empereurs, avec leurs noins expriihés en caractères ciiiauis*
Y A O, ^2Jf7 ANS A VA NT J., C
Les Chinois n^ont a«ciin doute ét ne forment aucune difficulté sur l'existence dTao ; quant aux •règne» ftaierieurs^ iis sont si rempfis de fables % que
Diqitized bv Googjle
t)E LA CHINE. 3 ia pfupart cFentre eux ies rejettent. iMais en adop- tant kur sentiment sur Yao , noua pensons qii'ttne grande partie des éirénetnenS que Ton rapporte sous ie règne de œ prince, n*ont pu arriver que bien des nècles après, eu qulla ont été pris chez d'autres nations pour en former l'histoire de la Chine.
il «8t dit dans ie Chouking , qui iàît un granH éioge d'Yao , que ie bruît de ses belles actions se . néfMaidit par^tout ; que ce prince étoit grave» té- servé^^nétsant et honnête. Les Chinois pensent que ie chapitre qui le concerne a été composé de som temps; nyis que ce premier paragraphe qui renftrme son éloge, est une addition des plus anciens éditeurs. Coiiune il y en a plusieurs de cette espèce , on doit craindre qu'il n'y en ait un plus grand nombre encore ; ce qui est bien capable de dimimier f authenticité de ce livre, le seul fon«*
demeiu de toute l'ancienne hisioirc chinoise.
Quoi qu'il en soit y on n'y voit point quelle est Tori^ne <f Yao , ni ce qu'étoit f empire avant lui. Les modernes, xjui ont suppléé à ces omissîorft , dhent que ce prince étoit fils de l'empereur Ty-kd » <iesceiidaiu de Hoang-ty ; qu'il étoit né dans le royaume de Y ; qu'il se transporta ensuite .dans le pays de Ky , ce qui lui a fait donner pour nom' de famille celui de Y-ky , et , ce qui est peu vraiseui- Uabie, que dès l'âge de treize ans. il aidoit l'em- pereur Tchy k gouverner , et qu'il en obtint en
Az
^ TABLEAU DE L*HIST01RE ANCIENNE
apanage le pays de Tao ; qu'ensuite il eut c<eiai d9
Tang, raison pour laquelle oii l'appelle encore' Tao-tang-chy ; enfin» qu'à quinze ans ii avoit dix pieds de hauteur ; qu'il fut fait empereur k seize ans i qu'il mit sa cour à Ping-yang, dans ie Clian-sy , et qu'il régna par f élément du feu; ce ^ui, peut-être, signitîe quii régna sous la protec- tion de la planète de Mars» qui » chez les diinoîs, répond à f élément du feu. Voilà ce que disent les auteurs modernes» qui ne citent pour appui aucun garant authendque.
En indiquant ici les années du règne d'Yao , nous avertissons en même temps qu'elles ne sont fondées que sur de mauvais calcub et sur des ouvrages destinés à prédire favenir, comme on en verra^Ia preuve dans la suite {aj. On place à la première année de Yao (2357 ans avant J. C. ) les ordres qu'il donna dans le Ciiouking à Hy et à Ho » et à d'autres astronomes» d'observer les mou- vemens du ciel» du soleil » de la lune , des étoiles » e^de faire connoitre au peuple les diff&rentas saisoq^.
Suivant fe Chouking , ce prince chargea Hy- tchong d'aller dans la vallée Yu-y » vers f orient »
(aj Toui les évcncmcns , dans fc Chouking, ne sont rapportés à aucune innce. Ici j'inciique les annoo» avant J. C» où les smiaiet ki iii4%ac&t pai; le cycle.
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DE LA CHINE, J
pour y observer féquinoxe du printemps » qui est déterminé par Tégalité du four et de fa nuit , le ioieii étant dans ia constellation Niao ou de hiseau : c^est là le miJîeu du printemps » saison oit les peuples sortent de leurs demeures, et où les oiseaux et tes quadrupèdes font leurs petits. On pbce la Taliée Yu-y dans la partie orientale du Cfaan-tong.
Hy-choii eut ordbre daller à Nan*>kiao , dans !e
midi, pour y déterminer le solstice d'été, temps des /ours les plus longs » le soleil étant dans la constellation Ho ou feu : c^est alors que les peuples se dispersent , que les oiseaux changent leur plumage et les quadrupèdes leur poil* On place ^an-kiao dans le Tonq^uin, ce qui est contre toute vraisemblance, puisque long -temps après cette époque les Chinois ne connoissoîent pas encore les contrées méridionales.
U ordonna à Ho-tchong d*aller vers foccident dans /a valUe obscure , pour y observer Féquinoxe dautomne. Le soèeil est alors dans la consteiladoft Hitt ou du ride. Dans ce temps le peuple est tran* quiiiç ; le plumage des oiseaux et le poil des ani« maux sont agréables \ la vue«On place cette vallée dans le Chen-sy.
£nân , UoK:hou aUa » par son ordre» à Yeou- teoupour y observer le solstice d'hiver , temps des jours les plus couru» où le soleil est dans U
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& TABLEAV DE l'hISTOIBE ANCIENNE
constellaiion iMao : c'est alors que les hommes se retirent et que les animaux se cachent.
La seconde année il commanda k Hy cl k Ho d'observer la durée de Tannée {aj ,d& ûxer , par le moyen de f mtercaladon » les quatre saisons, afin que chacun pût remplir ses devoirs. Les faits sttlvans prouveront que ces observations sont
faussement lappurtées à cette époque, d'aïuant pbis que chez aucune autre nation policée » telle que les Égyptiens et les Chaldéens» fannée ne fut y loug-iemps après^ que de troi$ cent soixante jours * ensuite de trois cent sgotante-cinq» et enfin de trois cent soixante - cinq et un quart. Est-il vraiie/nblable que chez les Chinois elle étoit alors de- trois cent soixante-cinq et un quart et de trcHIs cejitr soixante -six dans Tannée intercalaire! car c^est ainsi qu'on interprète ce passage du Cboa-* king f/^J. H faut être excessivement crédule pour adopter de pareils faits.
A ces textes du Chouking que je viens de rap- porter , en succèdent d'autres pris dans des au- teurs pleins de fables et très-modemes , qui disent quà la septième année» un uibeau appelé Tchy,
/'/// Dt terminée dans le Chouking à trois cent soîxanlc-six jours, f/>J Soie ici , soit dans la suite, je ne donne tjuc le précis des passages du Chouking , en conservant cependant l'esprit et i% forme du texte. On peut consumer cet ouvrage, publié mon p<te en 1770.
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DE LA GHiNS, 7
qui ctoit de mauvais augure , alla se r^ier dans des lieux déserts , pendant que le Ky*lin , aainuii Édbuleux qui annonce le bonheur , vînt se pro- mener sur un lac : suiyan(.ettXj».la bgnœ foi régiiQÛ alors parmi les hommes.
La douzième anjouée' , Yao ât la visite de son empire, suivant son usage; oa^^tend qu'il la fiûsoit une fois en douze ans. ^
La quarantA-uuieiiiç année de sou règne (Tai^ 2^Z7), Chun J^iquit k Tchou>fbn|^ Oa .ditqu^ ses aiicètres a voient lIl- princes d'uii pays nommé Yu ; que 1 un d-eux , appefé Yu-ioou> sslvqu tiren difi^ens accords des vents , et qull fit une mu- sique à laquelle on doiina le nom de Voe-singp, Le père de Chun étoit appelé JCou-aeoui et an mère Ouo-icng. ,
Yao t la cinquantième année de squ fiègne» alla se promener dans le pays de Kaag-ldn» Un auteur très -suspect prétend que |es jeunes geaj» et les Vieillards chantoient à sa louange dea chanscoa dans lesquelles ifs lui àttribuoient tout leur bonheur. Un n'a. poîiu osé à la CM^e ikejeter ce. Téàtf à cause du. prince qui en estFobiet
Pendant ce temps» Chun se tendait iieçomman- dable par son obéiasance filiale; on entre k ce sujet dans des détails minudeux. D'après IctSeky, sa mère étoit moi^te» et son père avoit eu d'un second mariage un fifa^ nammé Siang , personnage
A4
8 TABLEAU DE L*HISTOliRE ANCIENNE
plein de vanité , et plus chéri de son père que Chun. II ayoit voulu faire périr plus (Tune ibis celui-ci , qui avoit échappé au danger ; mais malgré les désagrémens que Chun essuyoit, il ne s'écarta jamais de ses devoirs.
A vingt ans y ses vertus etoient connues par-tout» On rapporte q«e lorsqu'il ialx>uroît la terre au- près de la montagne lie-chan, tous les peuples des environs f admiroient » et qu'ils accouroient autour de fur lorsqu'il pèchoit dans fe iac Loui-tse ; que ceux qui se rendoieut auprès de lui iorsqu'ii faisoit des vases dans les environs du fleuve , et parLicuiierement à Fou-hia, s*y multipliuieiit telle- ment» que ce lieu devint» en deux ans» un Ye ou un bourg , et Tannée suivante une ville.
Pour mettre davantage en évidence fa jnete de Chun» on dit que son père» lorsqu'il lui iâisoit faire mi grenier, le brûloit aussitôt, ou iorsqu il lui 6isolt creuser^un puits » il le combioit ; et cepen- dant Chun travaîlloft sans murmurer. Enfin , lors- que \ao , entendant parier de ses vertus, voulut fui donner ses deux filles en mariage» Kou^eou refusa d y consentir, et chercha les moyens de faire périr son fils ; mais Chun ne se vengea point : alors les ministres le présentèrent à Yao, et en firent i'éioge. On place ces dt^taiis , qui semblent n^étre imaginés quç pour inspirer la piété filiale , à la soixanUème année du règne de Yao.
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DE LA CHINE* ^
fe*année suivante, Fan 6i , ce prince, suivaiU Je Chouking » consulta ses ministres au sujet d*uu grand déluge. Les eaux déix>rdées , dit-il, séparent toutds Jes contrées , absorbent ies montagnes et les collines, et forment un abîme immense qui
va jusqu'aux cieux ; y a-t-il quelqu'un qui puisse
remédier à ce malheur l On hii présenta Xuen , et quoiqu'il regardât ce personnage comme un homme qui ne savoit ni obéir ni vivre avec ses égaux 9 malgré sa répugnance , il consentit à le charger de cet emploi. Kuen travailla pendant neuf années , mais sans aucun succès.
Dans Tannée y Yao voufait encore chercher un homme qu'il pût charger du gouvernement. On lui présenta son propre fils » qu'il rejeta ; il ne voulut point également de Kong-kong , dans lequel il trouvoit trop de 4éâiuts. Je règne, dit-il, depuis soixante-dix ans ; si parmi vous quelqu'un est en état de gouverner , je lui céderai Fempire. Lies grands ne jugeant aucun d'eux capable d'un tel emploi , il leur ordonna d'en chercher parmi les simples particuliers. On li^i présenta Chun , qui étoit âgé , sa^s jfèmme $ et dont il avoit en- tendu parler. Les grands lui dirent qu'il étoit fils d'un père qui avoit i'esprit borné, que sa belle- mère étoit fourbie 9 son frète orgueilleux ; que cependant, par son obéissance , il étoit p;ii venu à les corriger. Yao f accepta ; et pour juger de sa
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I o TABLEAU DE l'h>STOIRE ANCIENNE
conduite > ii lui envoya ses deux hiies en mariage bord dd la rivière Kuey> leur oidonnant de
respecter leur époux.
Meng-tfte dit cfu'ii y ajouta ses neuf fik pour le
servir, cent officiers , des boeufs, des moutons et d'autres vivres ; q^e Chun vint rendre visite k Yao et en fut favorabieinent reçu. Tous ces détails' iai^uieux ne s accordent pas avec un déiuge qui couvroil aioffs ia Ciiine » comme on- le prétend ^
, de plus, il est difficile de concilier les généa- logies de Yao et de Ciiun, quon tait descendre f un et l'autre: de Hoang-ty.
Clïuja devenu miiiuitre de Yao, employa, disent les Mstmens , huit fils dé Tancien empereur Tchuen-hio, qui rétablirent par-tout l'ordre ; if chargea les huit lils de lempereur Ty^-ko de pu- blier les cinq poréccftte» v '(fesit-^t^ire , les devoirs du père, de la mère des frères aînés , des frères cadets et des enfiins ; il donna audience devant les- quatre portes Z'^^, exila quatre coupables et chassa leurs famiUss, atia de réprimer les déjnons aériens.
La soixante-douzième année de YaQ.> Chun se vendit au pied des hautes montagnes , sans être rebuté par les vents, le tonnerre ou la pluie: protégé par le ciel et la terre et par les dieux
/
DE LA CHINE. II
supérieurs et inférieurs » . U ne craigni( rien el 4 examina tout. Depuis que ie monde avoit pris naissance » dit
Meiîg-tse , il avoit utc crahi>i4 f pu.ix et ensuite rempJi de uoubles > qui existoient encore du lempa d'Yao ; le déluge étoit presque répandu partout» et les plantes i aiiisi que les arbres , couvroieiit le reste.
Les anl\r.au>v de u ule espèce' s'étoient muliipiics si considérablement, que les hommes uosoientse montrer ; Yao en étoit affligé ; et Chitn , s*occu« pant du soin de réparer ces maiiieurs, chargea Ya de présider à tout ce qui concerne le ftu ; en cont séquence celui-ci mft fe feu aux forêts qui cou- vroient les montagnes et les plaines» et brûla tout : alors les animaux furent obfigés de chercher d'aut|;es asiles. Vu distingua les neuf rivières y et par-là on eut .des vivres. Pendant ies huit annéti qu'il employa k ce travail , il passa trois fois de- vant sa maii»ou saiis y entrer» tant il étoit occupé.
Heou-tsy enseigna au peuple è semer, à plantet et à cultiver les cuiq iruits : mais , ajoute Meng-ise, les vivres, fes habits les maisons ne suffisent point k Thomme, et s'il est sans instruction, il res- semble à. la béte. Chun éleva donc Sie à la dignité de Se-iou., .et celui-ci instruisît les peuples dm distinctions qui doivent exister parmi eux , des devoirs du père eu fiis » du sujet an prince» de k
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n 1 TABLEAU DE l'hXSTOIRE ANCIENNE femme au mari, du jeune homme au vieillard, et des amis entre eux.
Toute cette histoire de' Yao ne doit piaroitre qu une compilation informe et sans critique , rempSe de faits minutieux et même contradic* toires , malgré les autorités qui paroissent si res- pectables à la Chine. Si les hommes étoient tels qu'on les représente ici ; s'il fklioit leur apprendre à semer et leur enseigner les premiers devoirs de la société , ont-ils pu être capables de faire y plu^ sieurs années auparavant , des observations astro- nomiques , et avoir acquis une connoissance si précise de ia durée de Tannée!
Qu'est-ce que ce déluge qui monte jusqu'aux cieuxt pendant que la terre est couverte d'ani- maux , et que les hommes sont cachés dans des retraites où iis manquent de tout ! Il y a iidu de croire qu'il n'est ici quesdon que cfun ancien état de la Chine , pays assez rempli de lacs et de rivières , et qui » avant qu'il fÙLt peuplé ou que ses babitàns fussent policés , étoît inondé en beaucoup tfendroits , et couvert en partie de torèts qu'il fallut détruire lorsque les hMimes se muitipiièrent» Dans la suite on aura transporté ces événemens à d'autres temps, et on les aura embellis par des détails accompagnés de beaucoup de morale , selon le goût des Chinois. Quand on voudra réfléchir sur cette histoire» et en examiner lea
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DE LA CHINE.
détaifs et les fbndcmens , il paroi tra difikile d'y ajou- ler foi y malgré f autorité de Meng-tse luî-^mème.
La soixante- treizième aauce de son règne (2285 avant J. C.)» Yao» après avoir considéré aitenttvement la conduite de Chun , se proposa de le déclarer son successeur. Chun le refusa d'abord » sous prétexte qu'il n'étoit pas asseï ver- tueux ; niais ii fut obligé d'obéir , et le premier jour de ia première lune y ii tut installé dans le temple appelé Ven-tsou. On se servit dans cette occasion de deux ixisirumeas , que les modernes prétendent être une sphère et un tube. Les Chinois ont toujours été curieux de parter beHn- coup d'astronomie dans leur histoire , mais ils ea disent trop pour qu'on puisse y ajouter foi.
Chun lit pluîiieurs sacrifices, i'uii au Chang-ty, f autre aux six vénérables le troisième aux
montagnes et aux rivières ; ii s'adressa également à tous les esprits ; ii convoqua tous les grands et les ministres sur ia fin de ia première lune » et distribua aux princes des chouy ou espèce de cesser 9 qui servirent à leconnoitre le rang des princes tributaires.
La soixante-quatorzième année, Chun fit la vi- site de fempire » ii se transporta y à ia second lune » du côté de f orient , à la montagne Tay - tsong
( *) Cboiiking , f^e
1
1 4 TABLEAU DE l'HISTOIRE ANCIENNE {dans ie Chan-tong) , où ii fit un sacrihce aux montagnes et aux rivières, visita les princes de fOrient , et reçut d eux en présent cinq pierres précieuses y trois pièces de soie, deux vîvans et un mort (a); il régla les saisons » les mois et les |ours , la musique , les mesures et les balances; -il détermina les cinq cérémoniéî , l^s vases et les * înstruinciLs qu'il î^iiloit employer. A la cinquième iune , ii alla visiter le midi à la montagne Nan-yo ^dans le Hou>kouang), oi il fit les mêmes céré- monies. A la huitième iune, il se rendît du coté fie l'occident (dans le Cfaen-sy), etk la onrième iune du coté du nord.
De retour de ces voyages , il revînt au temple appelé Y--tsou , où il sacrifia un boeuf.
Tous les cinq ans il faîsoit ainsi la visite de f empire , et dans fintervaile les grands venoîent lui rendre leurs hommages quatre fois; on examinoit ieur conduite, et on leur donnoit pour récompense des chariots et des habits s'îïs fe mérilôîent. Malgré l'autorité du Chouking, ces détails paroissent peu ¥raisemblables , sur-tout si i'on fait réflexion à fétat du pays à cette époque, et que ce ne fut que bien des siècles après que le Hou-kouang passa •0W8 la domination chinoise.
Il exila Kong-kong à Yeott-tcheou, dans ie ■ -— — _
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DE LA CI(INC:.
Leaotong, et l'an 76 il punit de la même peine iesSan-tniao » en Ie&L«tiY6y&nt àSan-ouey (à Fonest dil Chen-sy )•
Tchy-yeou » qui , ie premier , avoit excité des ttottfaies dans ie raofide , fut cause qu'on ne vit alors que des scélérats et des brigands. Les Miao, ^i.n'agisMieiit fmnt suivant la raison » arcnenî établi des supplices cmefs. On coupoît le nez ou les oreilles^ on mutiioit les iiomnies en les ren- dant eunuques 9 on imprimott des marques noires stïr le visage ; les juremeas et les imprécadons se fkisoient entendre de tons côtés : aussi le ciel irrité détruisît ies Atiao.
Tchong et Ly eurent ordre de couper toute communication entre ie del et la terre.
D'autres auteurs ajoutent que depuis le règne de Chao^iaoy les Kiecn^ly avoîem causé des troubles et mis la confusion dans le culte des dieux adorés par ie peu pie » que tout ie monde se méloit de « ^e des sacrifices , ^'on em|iioyoit les magiciens , qu'en conséqueaice on étoii act ;ihfé de malheurs. Ce tut dans cet état que icbai^piio reçut rem** pire. Il ordonna 4 Tchong, qui avoit f intendance du midi , de régir ce qui conçerne le ciel et les dieux » et à Ly , qui avoit celle du feu, de régîr la terre et le peuple; il in rétablir les anciens usages 9 et il n'y eut plus de désordres. Les San- miao» dit -on » renouvelèrent fes pradques dës
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•l 6 TABLEAU DE L HISTOIRE ANCIENNE Kîeou-iy ; mais il n'en résulte pas moins une con- tradiction avec le Chouking , puisque les deux ministres, Tchong et Ly » ne peuvent avoir vécu sous Chao-hao et sous Yao , la dillcrence entre ces deux princes éunt de deux cent (juarante-un ans.
Chun établit cinq supplices pour punir les crimes ; il fixa i'exii pour la punition de ceux qui ne méritoient pas un de des cinc| supplices , le fouet pour les fautes ordinaires» les verges dans les lieux d'instruction , et l'amende pour se racheter de ces punitions. Il voulut qu en pardonnant les &utes involontaires, on punit sévèrement les autres, mais ' qu'on eût eu même temps de la pitié.
Kong'kong avoit été exilé à Yeou-tcheou ; il exila de même Houan-teou à Tsong^chan , et Kuen fut renfermé à Yu-chan : après ces puni- tions, Fempire fut en paix.
La quatre-vingûèrae année du règne de Yao , Yu annonça la fin des travaux qu'il avoit entrepris» pour récoulement des euux ; il avoit suivi et reconnu les ^p^ndes montagnes et les grandes rivières ; il avoit abattu les bois et désigné les tributs que chaque provincè devoit rendre. C'est la seule occasion, jusqu'à l'an 722 avant J. C. , où Ton nomme les provinces par leur nom. Ce chapitre du Chouking est important , puisqu'il donne un état de la Chin^ ; mais cet éut ne peut
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ï>£ LA CHINE» 17 tOAvfrnir an temps de Yao» sous lequel on pré-*
tend qui! a été compose. De plus, un seul homme ne pouvoît avoir exécuté, immédiatement après un déluge, ou, si l'on veut simplement, dans un pays aussi incuite et aussi sauvage qu'on représente la Chine à cette époque , des desséchemens si étendus et tels que iâ Choukiiig f annonce « encore moins tout ce que les modernes rapportent.
Nous abrégeons ici ces détails, en nous bornant à indiquer les provinces et leurs tributs.
La première est appelée Ky-tcheou : on la place dans le Chaa-sy , et on prétend qu'elfe étoit au centre de toutes les autres ; ce qui est difficile à concilier avec la position du Cfaan^sy, qui est une des provinces septentrionales.
Yu régla ce qui concerne les montagnes Leang et Ky. D'après ce simple texte , les modernes pré- tendent qu'il ouvrit et perça une longue chaîne <le montagnes , pour donner un libre cours au Hoang-ho; travail immense , dont il nest fait au- .cane mendon dans le Chouking.
Il régla encore ce qui concerne quelques autres cantons. Les tributs de cette province consistoient en peaux et en habits des barbares des fies , qui étoient apportés par i'emi^ouchure du Hoang-ho. Rédt incroyable pour cette époque , qui suppose que la Chine s'étendoit alors jusqu'au bord de la mer Orientale pendant qu'on ne voit aucune TOM£ i. B
I 8 TABLEAU DE L HISTOIRE ANCIENNE
seconde province est Yei^-içheou » (s^iue le Tsy f t lo Ho (ou h Hoang-ho : on la place dans !•
Chan-ioug). Ce pays étant propre aux mûriers, on
y éièva des vers à soie. Après que Vu eut reconnu les neuf rivières ( qu'il est difficile de placer)» les
peuples abandonnèrent les montagnes ei vinrent
liabiter dans les plaines. Les tribuu consistolent
en vernis , en soieries , et en tissus de diverses couleurs ; ce qui est bien extraordinaire » après fét^t dans lequel étoic fa Chine pendant Finon-*^ dation» vernis est un iuj^e qui devoit être in*» coiwu aloss ; il en est de même de ia culture dee
mûriers et de la fabrique des soieries,
i4 troisième est Tsing-tcheou» entre ia mer el h montagne Tay ( dans le Chan-tong ) ; Yu repQDUUt encore les rivières , et établit des tributs çonsistant en sel » en toiles » en productions man riflpj , en soie écrue , en chanvre , en étain , eii bois de pin et en pierres précieuses. A cette époquo il est fait mention de barbares nommés Yu et Lay , qui habitoieut dans cette province; et comme ii% y étoîent encore dans le même état Fan 72a, ei qu'ils ne âiisoient pas corps avec la nation Chi» nofse y il est singulier qiie Yu ait pris soin*^ da défricher leur pays, et que ces peuples ne se soient pas policés pendant ie nombre de siècles qui sa
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]>£ LA CHINJ^. 19 ^nt écoulés depuis les ttavaux fie Yu. Ces obsor- «Mions doivent concoarir k prouver que la chapifrf Yu-^ong du Chuukiiig ne nous présente que b Chine teile qu'elle étoîi vers fan 72a.
La quatrième nommée Siu-tcheou, vers les rivières de Hoay et de Y (dans le Uonan }. Lc^ écrivains modernes supposent ici de grands travaujs par Yu. Les trii^ut^ qu il impc^^ cun&istoient en terre 4t cinq couleurs, en plumes de poules 3auy>ges » en bois de Tong , en pierre de Kîng pour la musique , ea perles que les barbares dç Hoay pèçbentf et en poissons.
11 faut faire ici les ménies rcHexioiis sur ces
bsfberes de Uoay, qui étoîenti du teipps de Yup dans cette province , et qui s'y trouvent encore après Tannée ^a;^ avant J. C» sans être plus po^ ficés. Les pierre de King et les perles paroissent
(les objets que des peuples tels que les Chinois
dUon ne dévoient pas employer*
Lm cinquième est nommée Yang-tcheou , vers rivière Hoay et la mer Orientale; elle s étend
dans le Tchekiang» le Kiangnan» le Kiangsy et le
Fokieii ; ânais ces provinces étant encore alwioiu-
laent baibares ^ng- temps après Tan 7aa avant X» C. » il étoit donc inudie k Yu d'y exécuter les travaux qu'on lui attribue , et qu ou ne peut ex^ piiquer*
li uouva que cette province produisoit ^le grands
Ba
20 TABLEAU DE l'hISTOTRE ANCIENNE
et de petits roseaux , beaucoup de plantes et d'arbres fort élevés; les tributs qu^il en reçut consîstoîent en métaux de trois espèces^ en pierres précieuses» en bamboux, en dents» en peaux» en plumes, ea poils , en habits faits dlierbe , et travaînés par les bar- bares des îles, en oranges et en painplemouses.
La shdème est la province de King-tcheou^ située entre les montagnes de King et de Heng (dans le Hoa-kouang] ; ses tributs consistoient en plumes , en poils , en dents , en peaux, en métaux , en diiférens bois , dont un servoit à faire des flèches» en pierres à aiguiser, en vermillon et en rosèaux» Les peuples de cette province, 722 ans avant J. C, ne se reconnoissoient pas comme Chinois ; ce qui prouve la fiiusseté de ces détails et des prétendus travaux de Yu, entrepris dans des lieux qu'on a d'ailleurs beaucoup de peine à reconnoftre**
La septième province est appelée Yu-icheou , entre la montagne King et le fleuve Hoang-ho ( on la place dans le Honan ) ; ses tributs étoient des vernis, des toiles de chanvre et autres tissus, des pierres pour polir.
' La Imidème est Leang-tcheou, entre la mon- tagne Uoa et Je fleuve He-chouy (dans le Se- fchuen ). On parle des barbares de Ho. Les tributs consistoient en pierre Nou et King, en fer, en argent, en acier , en peaux d'otirs, de renards a de chats sauvages. . ^
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D£ LA CHINE. 21
Les peuples du Se-ichuen n'étant pas encore
Ciiinois iung-tein^^s après fan 72Z avant J. C. , k même difficulté existe tou|ours.
La neuvième est Yong-tcheou , entre la même rivière He-chouy, et le fleuve Hoang-ho ( 011 la place dans le Chen^sy). Yu rendit habitable le pays de San-ouey , à l'ouest du Chen-sy , et soumit diâerens peuples barbares » qui cependant f étoient encore Tan 722 avant J. C. ; ses tributs consis* toient en ditierenlea sortes de pierre.
Il nVst pas croyable que Yu ait rendu habi*' table une contrce dont il ii'avoit pas besoin , con- trée d'ailleurs trop voisine du désert de sable , et ^qui n'a été habitée , dans la suite , que par quelques hordes de Tartares.
On trouve ensuite des détails géographiques qui présentent moins les courses et les travaux de Yu, que divers routiers par les rivières qui traversent une partie de la Chine dans les con- trées septenuionaies , en sorte qu'on pourroit regarder ce chapitre comme une indication des routes que les premiers qui firent des découvertes soivoient en diâerens temps , çt uix précis de quelques travaux qu'ils entreprirent pour les des- i»tchemen$.
Quoi qu'il en soit, après ces travaux attribués à Yu , pour f écoulement des eaux, tous les borda de la mer et des rivières lurent habiubles » il y
Bj
12 TABLEAU DE l'hiSTOIRE ANCIENNE
eut des chemins dans les neuf montagnes , les sources des neuf rivièreS furent en bon état , les six départemens furent réglés , les produits des terre s furent déterminés et partagés en trois ciassei». Yu donna' des terres et des surnoms {aj^
Le Choukîng , après avoir divisé Tempire en neuf Tcheou , eu tait ensuite un autre partage en cinq Fou, qui mérite quelque attendon.
Cinq cents ly formèrent le Tien-fou (hj, A cent ly de disunce» ie riz étoit apporté avec sa dge; à deux cents ly, sans sa tige; k trois cents ly , avec son enveloppe ; à quatre cents ly, le grain sea^ voyoit non mondé ; et à cinq cents fy » mondé.
Cinq cents autres îy formèrent le Heou-fou;* dont les cent premiers ly étoientpour les terres des officiers; deux cents, pour ceïïes des Nân {cj; et trois cents , pour celles des grands vassaux.
Cinq cents autres ly formèrent k Soui'^feu ; il y en avait trois cents destinés pour apprendre les sciences, et deux cents pour la défense du pays.
Cinq cents autres fy ibrmèrent le Yao-fi>u ^ dont trois cents étoient occupés par les barbares» et deux cents par les criminels.
^aj Note du Chouking, page //.
fàj La cour impàriale ctoic dans ce Fou* qui luHnêmft ctoU a« centre de tous les autres. Dix iy font une Iteiie.
(cj Titre de aigni^^
DE LA CH;N£. 1|
Cînq ceiite autres ly formèrent le Moang-fou ; dont trois cents pour les barbares appelés Alan» et deux cents flour les exilés.
Les bornes de l'empire , d'après le Chouking , s*étendent> du cÂtéde fest> fusqu'à la mer, et du côté de Touest, jusqtî^au désert de sable. Du nSrd au sud, et dans tous les lieuxj les instruciioiis dé Yu furent publiées, et ce mfnisil'e portant un ivuey noir (aj , ahnonçà la fin de ses travaux.
Cette étendue considérable ne peut convenir à fa Chine sous ceCte époque , et elle ne lui con* vient pas même quinze cents ans plus tard.
he& écrivains postérieurs âu Chouiûng s'ac- cordent k placer, d'après le texte, ces départemens d'une manière concentrique , c est-à-dire f que le Tien-feu est àu centre > environné par les autres Fou disposés en forme de carrés placés les uns dans lés autres ; division qui n*ést pas vraisemblable» et qui paroît empruhtéé dé celle qu*£zéchiel fait en vision, de la terre prortiise.
Dftns cette division le prophète placé au centre là portion du Seigneur et celle des prémices , qui répondent au Tien-fou , dans lequel est le Vang-ky ou la portion du roi , selori les Chinois. Les autres portions sont autour. Dans le partage de Josué >
(a) Espèce de tabfette de bois ou é'Uoire , que les gnui<is tenoient 4c¥m le vif «ge lorsqu'il» parioiaic k remperem.
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2 4 TABLEAU DE l'hISTOIRE ANCIENNE
on voit aussi des lieux destinas pour certains peuples du Canaan qui n*étoît pas soumis, et d'autres assignas pour les fugitifs. Ainsi , tout ce que l'on dit ici auroît été écrit par des auteurs postérieurs à Ézéchiel et emprunté des Juifs , ce qui doit décréditer Tauthenticité attribuée aux livres Chinois et k Phistoire de cette nation. .
Chun ne paroît pas avoir eu égard à la divi- •sion que Yu avoit ^te de f empire en neuf pro-- vînces , puisque Tannée suivante, Tan S t du règne de Yao » il le divise en douze. Il établit des signaux sur douze montagnes, pour y faire des sacrifices » et fit aussi creuser des canaux , quoique , suivant le Chouking , Yu eût totalement achevé les tra* vaux qui concernoient les eaux. Selon plusieurs historiens , Yao, pour récompenser Yu, lui donna le titre de Pe avec la charge de Se-kong (Inten- dant des travaux) ; pour nom de famille, cejui de Se et ia principauté de Hia. Il récompensa aussi ua autre de ses ministres , auquel il donna ia prind^ pauté de Liu. Pe*y , qui avoit assisté Chun et Yu dans leurs travaux , fut également récompensé. Sie, i*antêtre des rois de la dynastie des Chang ,^ que l'on fait descendre de Ty-ko, obdnt une grande charge et la principauté de Chang. î! étoit né dune manière extraordinaire. Sa mère, allant un four avec quelques autres fèmknes se bêiçner „ Uouva un œuf <jui étoit totnbé, elle Tavaia et
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DE LA CHINE. 25
derint grosse* Ky , f ancêtre des Tcheou , obtînt
ia principauté de Pin. Ce personnage fut aban- donné en naissant , c'est pour cela qu'il fut appelé
s
Ky, c^est-à-dire atandonné» Lorsqu^il fut grand, il aima le labourage , examina les qualités des terres , et n^ sema que ce qui leur étoit propre ; le peuple Hmita ; Yao en conséquence le mit à la téte du labourage , et lui donna le titre de Heou- tsy. Il devîift dans la suite le dieu des laboureurs.
Telle est Torigine que des auteurs pleins de âbies donnent aux fondateurs des trois premières dyn^isne^ Chinoises , qu'ils font descendre de Hoang-ty.
La cent deuxième année, Yao mourut Le peuple
porta le deuil pendant trois ans, et Ton fit cesser les concerts dans Tempire. Les historiens disent
qu'il laissa dix enfans, dont aucun né lui suc- céda. Uun d'eux étoit appelé Tcheou, que Yu, devenu roi , fit prince de Tang. On parle d'un descendant de Yao, nommé Lieou-louy, quiavoit Tart d'apprivoiser les serpens, art qui fiit conservé dans sa famille. Chun avoit aide, pendant vingt- huit ans, Yao k gouverner. Après la, mort de ce prince il se redra dans le midi , ou tous (es grands vassaux, qui ne Voulurent pas reconnoitre Tchou ■ fils de Yao , parce qu'il étoit méchant , allèrent lui rendre hommage et le proclamèrent roi.
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a 6 TABLEAU DE L HISTOIRE ANCIENNE CHUN, 22JJ ANS AVANT J. C.
C E prince n*est pas moins célèbre k la Chine ïao. Le Chouking, en parlant de lui» débute par un grand éloge ^ que plusieurs regardent comme une addition faite par les premiers éditeurs.
Le premier jour d'une première lune, apès fai mort de Yao > Chun se rendît dans h salle des ancèueSf donna audience aux grands, et prit oonnoîssance de toutes les afiaîres* Il consulu les douze Mou (pasieurs), et leur parla ainsi (d)s «Tout consiste à prendre le temps convenable » pour faire les provisions de vivres. Traites avec 3> bonté ceux qui viennent de loin» instruisez ceux a» qui sont auprès de vouSf esdmez et âites valoir » ceux qui ont des taie us , ayez confiance dans a» les gen#de bien^ ne fréquentez pas ceux dont » les moeurs sont corrompues ; c'est par là que a» vous vous ferez obéir des barbares de Man et » de Y* a» Il adressa ensuite la parole aux grands ^ et leur demanda si parmi eux il y avoit quelqu'un en état de gouverner, aiin de le mettre à la tête des ministres : tous lui présentèrent Yu , qui étoit Se-Long ou intendant des travaux publics. En con- .séquence, Chun le déclara premier ministre, et fui confia le soin de tous les ouvrages ^ui con- cernent la fcerie et les eaux.
(a) ChoukÎRgtftf^ //.
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D£ LA CHINE. 27
Ky iat chargé de faire semer toutes sortes de gmn$ f selon la saison « afin de soulager la misère du peuple , et Sîe eut k charge de Se-tou, et le soin d'instruire le peuple de ses devoirs, afin d'entretenir la paix et f union. ( Ces trois person- nages sont les fondateurs des trois premières dynasties }• Il parla ensuite \ Kao-yao» et lui dit : «e Les étrangers excitent des troubla ; si parmi » les peuples de Hia il y a des voleurs, des assas- ^> sins , des gens de mauvaises moeurs , je vous * établis fuge, afin que vous employiez les cinq y> règ/es pbur punir les crimes par autant de peines
qui leur soient propornonnées ; il y a trois en- 9> droits pour les exécuter ; il y a des lieux pour
les cinq sortes d^exil , et dans ces lieux il y a » trois sortes de demeures. »
Ceux qui prétendent que ce texte du Cliouking a été composé du temps de Chun , sont fort em- barrassés pour expliquer ce qu'il faut entendre ici l^ar peuples de Hia, Cette dynastie n'existoit pas encore , et les Chinois ne portoient pas ce nom.
Chun chargea Tchouy des ouvrages publics , quoique cehii-d îe refusât» prétendant que Tu en étoit plus digne quefui. IldonnaàY l'intendance des montagnes , des forêts , des iacs, des étangs , des plantes , des arbres, des oiseaux et des ani- maux. Ces deux derniers départemens semblent rentrer dans celui de Yu , qui étoit chargé de ce
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zS TABLEAU DE l'hISTOIRE ANCIENNE
qui concerne la terre et les eaux » et qui avoit tant
travaillé , comme on ie prétend , pour iaire cesser ies débordemens des fleuves*
Pe-y fut chargé de veiller aux trois cérémonies, et Chua lui donna la charge de Tchy-tsong , en lui disant , « Depuis le madn jusqu'au soir » pénétré »de crainte et de respect, soyez sur vos gardes, » ayez ie cœur droit et sans passion. »
Kuey fut nommé intendant de la musique. «Ins- » truisez ies enfàas des princes et des grands , lui » dit Chun ; faites en sorte qu'ils soient sincères» 3» affables y indulgens , complaisans , graves et 3a fermes sans être durs ni cruels ; formez leur » discernement; qu'ils ne soient pas orgueilleux; » expliquez-leur votre pensée dans des vers et des 3> chansons dans lesquelles les paroles soient d'ac- » cord avec les Ching / sons ] ; si les huit tons >3 s'accordent > s'il n'y a aucune confusion > les » dieux et les hommes seront unis, s»
S'adressant ensuite à Long , il lui dît : <c Je dé- » teste çeux, dont la langue sème la division et » met par «tout le désordre» Je vous donne fa » charge de Na-yen, afin que vous me rapponiez 3» fidèlement et avec sincérité tout ce q^ie Ton dit. Après quoi y s'adressant à tous , il les exhorta à remplir leurs devoirs.
Toute cette histoire de Chun' ne paroît être fiite que pour donner des préceptes de conduite*
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DE LA CHINE.
On rapporte encore dans le Chouking une espèce de confirence entre Yu et Kao-yao : ce sont sans
doute des philosophes qui, dans la suite» ont composé ces petits discours.
Kao-yao. Si un prince est TéritaMement ver- tueux, on ne lui dissimulera rien dans ses conseils» et ses ministres seront d'accord. Si celui qui vest se perfectionner , s'en occupe sans cesse ; s'il met l'ordre dans sa ^uniiie , les sages se rendront aur près de lui » et f encourageront par leurs exemples et leurs avis. Un prince doit bien coanoîure les hommes et mettre funion parmi eux.
Vu, Si un prince connoh bien les hommes , îî n'emploie que ceux qui sont sages ; s il sait mettre funion parmi les peuples ; s'il se ùât aimer par son bon cœur et par ses iil)éralités; si à ces qualités il joint la prudence » il iia.ura rien à craindre des discours artificieux des hypocrites et des scélérats.
Kao-yao. Dans les actions il y a neuf vertus à considérer. Celui-^là» ditron, a de la vertu» mais il fiut voir ses actions. Celui qui sait unir la retenue à de grands talens , la droiture à l'honnê- teté , f ezacutude à la complaisance » la fermeté à l'indulgence , la justice à la douceur , la gravité à la franchise, f esprit à la docilité , le pouvoir à f équité f et h, modération au discernement» celuF là est à juste. titre un homme sage.
Celui qui observe ions les jours trois de cet
30 TABLEAU DE l'HISTOIRE ANCIENNE
vestus , et en donne des exemples , est capabf^ de gouvernei sa famille ; et celui qui en pratiqua six» est en é|ai de gouverner un royaume ; mais
un prince qui réunit ces neuf vertus , verra tous ses sujets faire des cSqtts pour eue employés» les uns dans les places qui demandent de grands ta* lens 9 les autres dans celles qui ne sont pas si importairte». Les ofiicters seront sans |aIousie , et s'encourageront mutuellement; enfin [es artisans même s'appliqueront» suivant les saisons» k tioutes sortes d'ouvrages.
Les grands vassaux ne doivent pas se livrer aux plaisirs » ils doivent être sans cesse sur leurs giardes » veiller à ce que les officiers ne négligent pas leurs emplois ; car ils gèrent les afiaires du ciel 9 et c'est de lui qu'ils tiennent leurs çommis^ iîons.
L^s cinq enseignemens viennent du ciel » et c^est pour cette raison que nous en âîsons la règle de notre conduite , et que nous respectons ia disdnction des cinq éuts« Le ciel a établi les cérémonies difKrentes , par la même raison nouii les regardons comme des lois immuables. Nous observons (es règles du respect et de la déférence.
et nous gardons le juste milieu. C'est le cief qui a placé au-dessus des autres ceux qui #e distin- guent par Ietu9 vertus» et qui veut qu'ils soient
reconnus par cinq sortes d i\ai>iiiemens diôérens.
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• DE LA CHINI. 31 Ce$t encore le cid qui punit les inéchans t et pour cda on emploie cinq supplicet • Vwt de goavcfncr mérite qu'on y pense sérieusement.
Ce qae le ciei entend et voit, se mtnîfetiit par des choses que les peuples voîenl et entendent; ce que les peuples jugent digne de récompense ou de punition 9 indique ce que k ciel veut punir
ou récompenser, parce qu'i( y a une cominum'- cation intime entre ie ciel et le peuple* Que ceux qui gouvernent les hommes soîciu donc attenii& et réservés.
A ce diapitre du Chouiûng, 00 en joint un autre, dans lequel Yu donne das avis il rempereur»
et s exprime en ces termes, ce Quand la grande » inondation s'éleva fusqu'au ciel > environna les » montagnes et couvrît les lieux élevés ♦ les peu- impies troublés périrent dans les eaux; alors f'em* » ployai les quatre Tsay {aj,}e suivis ies montagnes » et )e coupai les Lois.
» Avec Y t je rassemblai des provisions de grains «s et de chair d'animaux , pour fe submtance des » peuples; je ménageai des lits aux rivières que » )e fis couler vers ies quatre mers. Aidé de Tsy » to on ensemença les terres , et en joignant la chair 9> des animaux à celle des poissons y on parvint à m avoir de quoi vivre* &n transports des provisions
{4) Diiaw^ idrtM dit itétmn^ CkmMa$, psfe 55.
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3 2 TABLEAU DE l'hISTOIRE ANCIENNE
» dans les endroits où il en manquoit , et ii se fit 9» des échanges; je fis ensuite ia division des dé- » parLeniens , et on leur doaiia une toraie de a» gouvernement. »
Kao^ao donna de grands^ éloges à cette con-- duite» et Yu continua : ce Prince, dit-il, soyez » attentif; déterminez i'obîet qui doit vous fixer, » examinez les occasions où il faui délibérer ou 3» ag^r t et pensez à rendre invariable ia déiibéra- » tion et Fexécudon. Si vos ministres sont fidèles » et d'accord entre eux, ils attendront votre réso- » iudon , et vous recevrez clairement les ordres » du Chang-ty , qui vous comblera de ses biea- d»£iitS. a»
A ce discours fempereur réponifit : « Un
» ministre me touche de bien près ; et celui qui 90 me touche de bien près est un ministre ; il im^ 33 sert de pied , de inaia , d'oreille ei d'uil ; il » m'aide à gouverner les peuples » ii répand mes a» bienfiults par-tout.
» Lorsque je vois la figure des anciens habits a» sur lesquels sont représentés , en broderie, le » soleil y la lune, les étoiles, les montagnes, les à» serpens , les oiseaux de diverses couleurs , les M vases, les herbes, le feu, le riz, les haches» » les coignées , je désire en faire de semblable*»
» Quand je veux entendre les six Lu , les cinq a» sons, les huit tons, )iexamiae nia conduite, je
» souhaite
DE LA CHINE. 33 avjouiiaite qu'on m'oftrc les chansons qui sont. 9> accompagnées des cinq tons.
» Lorsque je (aïs des fautes , on doit m'en av ci tir ; »on serait biâinabie de m applaudir en ma pré- »sence , pour me blâmer en arrière.
Lorsqu'un homme inconsidéré dit des paroles » nuisibles , faites-le tirer au but pour vérifier ce » qu'il a dit, punissez-le ensuite, et tenez registre » de la punition que vous lui aurez infligée » s'il » promet de se corriger , mettez ses paroles en » musique, et que chaque jour on les lui chante; a» s'il se corrige , avertisse2-en l'empereur ; autre-^ a» ment punissez le coupable. »
et Que ces paroles sont justes i dit Yu. Larépu- 3» tatîon et la gloire de l'empereur sont parvenues » jusqu'aux bords de la mer, et aux extrémités du » monde. Les sages de tous les pays désirent d'être y> à son service : il sait récompenser le mérite , ii ^ examine tout. Qui oseroit manquer au respect et » à i honnêteté qu'on se doit réciproquement l
»y Je n'ai point été comme Tan-tchou , le fils 99 d'Yaoy vain, orgueilleux, entreprenant, dissipé, y» cruel et toujours inquiet. Dans les endroits où y» il n'y avoît pas d'eau , il youloit aller en bateau ; » chez lui il vivoit avec une troupe de débauchés , » aussi ne succéda-t-ii pas att trône de son père. 30 Pour éviter de pareilles fautes , j'epuusai ia fiHe du » prince, de Tou-cban , |e restai avec elle- pendant
TOU£ I« C
j4 TABLEAU DL L HISTOIRL ANCIENNE
93 quatre jours : dans la suite , quoique fentendîss^ M îes cris de mon fils , je ne pensois qu'aux tra-- ^> vaux que favois entrepris pour faire écouler les 9> eaux ; je divisai Fempire en cinq départemens r » et je parvins jusqu'à cinq nulle ly. Chaque » province eut douze chefs ; je renfermai dans » leurs bornes les quatre mers. Les Miao furent » les seuls quon ne put soumettre.»
« Cest vous , répondit fempereur , qui ave* » porté le peuple à faire le bien dont je iui don- a» nois des leçons. Kao-yao a donné un grand écht » à votre ouvrage en établissant les cinq supplices, 55 et il est pénétré d'estime pour votre mérite. »
Dans cette même année , Chun f dit un autre historien, ali;i faire la visite des quatre montagnes et des huit chefs ; il iit construire des éminences pour les sacrifices , sur les douze montagnes des douze provinces; le maître de musique détermina les noms des différentes musiques. On se servit de quatre chants dificrens, sur autant de mon- tagnes, et Chun vit exécuter des danses. Il fit fin sacrifice dans chaque saison 9 et revint ensuite au temple de^ ancêtres 9 où il sacrifia un porc.
La troisième année , il examina la conduite des grands et des ministres , et la cînquieiiie ainicc ii fit exécuter une musique appelée Tsien-ch<o* Le maître de la musique, nommé Kucy, s'exprime ainsi à ce sujet : te Lorsqu'on tait résonner le
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DE LA CHINE.
9» Mifig-kieou (pierre sonore) , lorsqu'on touche i&
jofyre et la guitare , et c^u un les accompagne de , ' » la voix 9 les ancêtres viennent y prendre part ; » le Tant-chou est sur son siège , et tous les princes » sont humbles* Les sons des flûtes y du tambour» » des orgues et des sonnenes 9 retentissent tour k » tour ; les oiseaux et les animnuic tressaillent de » |oie. Le Fong-hoangbatdes ailes lorsqu'il entend » les neuf parties de la musique SiaoH:hao. Quand
39 )e frappe sur ma pierre , les hôtes les plu<; ft-
3v roces marquent leur joie » les peuples et les 3» offiders sont d'accord. »
Dans cette même année, Chun détermina les instrumens de musique , la <;loche et la pierre ; 2 distingua les voix des hommes et les accens des oiseaux et des animaux ; il régla les quatre Saisons , les six lu 1 les cinq devoirs et les dix préceptes.
A l'automne t il fit lacéiémoniede nourrir les vieil- lards ; au printemps 9 il la répéta pour les enfâns , et fon exécuta une musique dans !a plaine deTa-Iou.
Un autre auteur dit que Chun avoit inventé une lyre à cinq cordes , sur laquelle Kuey faisoit exécuter des airs pour récompenser les grands vas- saux : ce moyen servent à les exciter à la vertu , et lout prospéroit.
La sixième année» Chun fit une autre visite dans f empire : les grands vinrent lui faire hommage
Ca
J 6 TABLEAU DE L HISTOIRE ANCIENNÉ
et iui présenter leurs chansons ; par-là l'empereur jugeoit des mœurs des peuples, qu'il rangea par classes. 11 fixa en outre ies six lu , les cinq sons , les huit tons et les sept principes*
Pendant les années 7,9, 1 4 > M 1 6 , on cite encore de la musique faite par ïu; mais il seroit trop long dè rapporter ici les noms de ces pièces et les réflexions morales qui les accompagnent. On se persuadera aisément que tous ces détails sur la musique ont été imaginés par les écrivains pour embellir le règne de Chun, sur lequel les plus anciens auteurs ne disent presque rien.
A la trente-deuxième année ( 2a24avant J. C. ) , il est question de (ever des troupes» et tout se passe en un irès-iong discours de morale entre Chun» Yu et Kao-yao » rapporté dans le Chouking.
« Quand le prince et le sujet » dit Yu » savent » surmonter ies difficultés de leur état> l'empire V est bien gouverné et le» peuplés suivent et pra-
» tiquent la vertu. 3>
ce Des discours si sages t répondit Chun y ne T> doivent pas être cachés ; les pratiquer » ne pas » laisser les sages clans des lieux déserts et incpn- » nus {aj, mettre Tunion et la paix par -tout» ne » jamais négliger le bien du peuple , sacrifier ses
faj Ceci fait voir cjuc dès ce tcmpi il y avoit d« philosophe* 4|tti se retirofCAt dan» ies déseru.
DE LA CHINJS. 37
M vues et ses lumières à celles des autres , ne pas
*î maltraiter ni rebuter ceux qui sont hors dttat » de se plaindre ; voilà les vertus qu'on doit pra- » tiquer. »
Le ministre Y ajouta : « La vertu de lenipereur » s'étendit par-tout et ne se démenut jamais : il fût i>doué d'une grande pénétradon et d'une pro»
fonde sagesse ; il sut se faire craindre et res- y> pecter; c*est pour cela que le ciel ie favorisa et » lui donna Tempire. »
ce Heureux celui qui garde ia loi , dit Yu , et » malheur à celui qui la viole l elle doit être comme » i ombre et Técho. »>
ce Hélas i reprit Y» il faut sans cesse veiller sur » soi-méftie et se corriger. Ne faîssez pas violer » les lois , fuyez les amusemens , et ne vous livrez » pas aux plaisirs illicites. Si vous donnez un ordre » à des sages , ne le changez famais. Eloignez de y> vous ceux qui ont des moeurs corrompues ; dans >» les cas douteux » attendez que vous soyez ins- » truit ; ne vous opposez pas à la raison ; ne vous » écartez pas des suffrages des peuples pour sdivre »vos inclinations : si vous êtes appliqué aux » affaires , vous verrez les étrangers venir de toutes » parts se soumettre à votre obéissance, y*
Yu reprit îa parole et dit : « Prince , pensez-y 9 bien » la vertu est la base du gouvernement , et
le gouvernement consiste à procurer au peuple
Ci
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38 TABLEAU DE L HISTOIRE ANCIENNE
• » les chpses nécessaires à sa conservation y telfes » que Peau , le feu , les métaux , ïe bois et les grains ; 19 mais avant il £iut le rendre vertueux » et le pré* » server de ce qui peut nuire k sa santé et à sa vie : 3> voilà ce que doit faire un prince pour se rendre » recommandable. Quand on gouverne , on em- » ploie l'autorité ; mais quand on enseigne , on a 9> recours aux éloges et aux chansons , pour encou- w> rager et exhorter les hommes à la vertu. » Chun approuva ce discours , et ajouta : ce De- puis que les ouvrages qui concernent le défuge 3> sont achevés, le ciel peut procurer ce qu'un doit 9> attendre de lui. Les choses nécessaires k la vie » et les aflkrres sont en état, et c'est k vous que » nous sommes redevables de notre sûreté- y> Je règne depuis trente-trois ans ; mon âge et ma foiblesse ne me permettent plus de donner aux affaires toute l'application convenable* Je » veux que vous ayez tonte autorité sur mes sujets : ^> faites donc vos efforts pour vous acquitter digne- » ment de cet emploi. » Yu refiisa , et proposa Kao-yao ; mais celui-ci s'étant excusé, l'empereur s'adressa k ¥u et lui dit : ce Quand nous étions » alarmés de la grande inondation , vous travail- d> la tes avec ardeur , et vous nous rendîtes les plus » grands services ; toujours modeste , vous avez j> continue à travaiiiw, et quoique personne ne » soit au-dessus de vous par ses bonnes qualités.
DE LA CHINE. 5^
|i TOUS éteâ sans orgueil. Nui n'a £iit de si grandes «cboses que vous» et vous ne vous faites pat
» valoir ; quelle idée ne dou-on pas avoir de vous l » Les nombres du del » Tordre des événemens «exigent que vous soyez le maître de Tempire : aju m€ 4ut$ rien davaatoff (a), parce que je.veuz » que vous acceptiez ce que je voua ordonne > et *> que vous ne me refusiez point (b), »
Yu répondit qu'il ^oit consulter les sorts ^ pour examiner ceux' des ministres qui avoient rendu de grands services , et qui étoiem plus ctignes que lui
L'empereur répondît qu'on avoit consulté fe Tchen [sort par la tortue] , qu'on avoit le suffrage des dieux supérieurs et înfêrieurs , ainsi que celui de la plante Tchy , par consequeiU qu'il étoit inutile de revenir au Pou ; que d'ailleurs il étoit décidé, et que c'étoit Favis de tout le monde ! en conséquence» le premier jour de fa première lune de* la trente^troisième année, Yu fut installé dans le temple de Chin-tsong, et mis à ia tête de tous [es ministres) de la même manière que Yao avoit £ut pour Cbun»
(a) Passage de Ta-yu-roo* Chouking, page ly,
(h) Explication de ce passage dans la Lettre i M. MHIm • I." fiiirrîcr 1807, en léponse à ce ^u*o« avale lavancéque moH pcn ne savoit pas le ciiliKNi. AU^^Àn tuc^doféMque , man 1807»
C4
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4o TABLEAU DE L HISTOIRE ANCIENNE
Ici on interrompt ce long chapitre du Ciioti-
kiiig, pour y insérer un recueil tiré cFun écrivain suspect , rempli de fables , et qui n'a pas f anti* quîté qu'on lui attribue. If rapporte qu*aprè$ que Yu eut fîiii écouler les eaux , il reçut du ciel , pour récompense ^ le Hoang-&i , ou k grande et profonde loi consistant en neuf articles.
11 y en a qui disent que ces neuf nombres ou articles étoient représentés sur le dos dTune tortue qui sortît du fleuve Lo ; c'est la table que f on appelle Lo-chou » ou livre sorti dt la fiviirt Za*
Les Chinois les plus éclairés qui , tlans leurs écrits f ajoutent ibi à l'apparition de cette tortue mystérieuse , débitent beaucoup de choses sur ces nombres , qu'ils paroissent avoir empruntes de la doctrine de Pytbagore , que ce dernier avoit reçue lui-même des Egyptiens. II est certain, au moins, * qu'il n'existe à la Chine aucun écrit authentique qui soit plus ancien que ce philosophe Grec , et que les Tao-se , qui admettent cette fable , ont yoyagé dans l'Occident.
C'est d'après cette table de Lo, qui, selon les Chinois , est la source de toutes les connoissances humaines , que Yu divisa Pempîre en neuf pro- vinces, en neuf montagnes , en neuf rivières, en neuf lacs t division mystérieuse, sur laquelle quel- ques écrivains ont encore débité beaucoup de rêveries.
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DE IsA CHIN£. 4l Chun , fa trente-cînqtiîème année cîe son règne, ordonna à Yu de marcher contre le prince des Mîao. Après avoir rassemblé tous les princes tribu* taires , Yu paria ainsi à son armée : « Que chacun 3> se tienne à son rang, et qu'il écoute mes ordres.
» Le prince des Miao est aveugle , téméraire , » sans honneur et insolent ; ii se croit prudent » » mais il viole les lois et détruit la vertu ; il n'a à » son service que des gens vils et méprisables , » et laisse ceux qui sont sages dans les déserts ; » if ne protège point les peuples : ^est pourquoi » ie ciei â résolu sa perte , et c'est pour ie punir » que vous êtes assemblés. Soyez unis , et méritez , » par votre courage, d'avoir des récompenses.»
On ne dit pas ce qui se passa ensuite ; mais trente fours après , fes Mtao persfstoient encore dans leur désobéissance ; alors Y s'adressa ainsi à Yu : ce Cest par h vertu seule qu'on peut toucher »le ciel; elle pénètre dans les lieux les plus éfoi- » gnés ; Torgueil la 6it souffrir , mais l'humilité » lui donne des ferees. Lorsque Chun étoit au- 3> ucfois à la montagne Ly-chan » il alloit chaque »four cultiver la terre et s'écrioit en pleurant : » O ciel miséricordieux ! 6 mon père ! ô ma » mère i fe suis seul coupable. Touché de son res- >pecc , de la modestie et de la réserve de son » fils, Kou-seou se laissa fléchir et se corrigea. Si » les dieux se montrèrent sensibles à la sincérité
4l TABLEAU DE l'hISTOIRE ANCIENNE^ sfcTun ca;iir pur, que ne devons-nous pas espérer » du prince des Miao! a> Yu approuva ce di^pura et fit retirer son armée ; soixante fours après les Aliao vinrent d eux-mêmes se soumettre.
La trente-neuvième année (2217) n'a rien de rci]ia]{|uabie , sinon qu'on la fixe au premier d'un cycle de soixante , d après des calculs appuyas sur fart de la divination et sur des rapports de périodes astrologiques.
La quarante - liuitième année (2208] Chun mourut* : il étoît âgé de trente ans lorsqu'il fut associé à Tempire; il régna trente ans avec Yau, et cinquante seul ; et pour trouver ce dernier
nombre , les deux aiuices ^207 et i2o6 bOiit censées appartenir à Chun. . Ce prince mourut tandis quti (âisoit h visit* des provinces méridionales ; la mort le surprit dans ia plaine de Tsong-ou» où il fîit enterré. On place cet endroit dans le Kian^-nan : les peuples por- tèrent son deuil pendant trois ans. Yu^pour éviter les fils de Chun, se retira à Yang-tcfaing» où tous les grands allèrent le trouver et se soumirtni k
lui fan 220$ avant J. C.
•
Dans tous les discours que nous venons de rap*
porter et que l'on dit avoir été composés du temps * de Qbun , on trouve plusieurs détails incompati-- Mes avec la situation de la Chine à cette époque. Les hommes venoieut d'être délivrés du déluge »
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DE LA CHINE. ^4}
on les instruisoit à vivre en société , et en même ttmps on parle d'arts ^ de philosuphes qui iuicui: ie monde , d'une musi<{ue bien établie » de pays éloignés , de révoltes et de peuples qui se sou- mettent; par la force seule de la vertu. 11 semble que les Chinois n'aieot eu d'autre intention que de donner des préceptes au prince, à ses ministres et à ses sujets ; et Ton ne croira jamais que ces coin- positions soient du temps auquel elles sont censées appartenir. lyaiileurs, il y règne une répétition trop sensible des mêmes circonstances; ies pre-> mières charges de TEtat sont oilertes à des hommes qui les refusent, par les mêmes moti6. A ia mort de Yao, Chun se retire ; et après celle de Cliun , Yu se conduit de même , pour fuir l'un et l'autre ies fils de leur prédécesseur. Les Chinois parois- sent avoir voulu faire de ces deux princes des hommes extraordinaires ; ceux qui leur succèdent ne sont phis de même, et sont à peine connus , tant il est vrai que c'est particulièrement aux foii- dateurs desdynasdes que Ton attribue toujours des actions surnaturelles, actions cependant conformes mu génié et au caractène des peuples. Chez les Ohin<ns, Yao et Chun furent des philosophes et des savans ; ies Grecs en auroient fait des héros combattant ies monsOres , et délivrant le monda d'une jR>uie de brigands.
4^ TABLEAU DE l'HISTOIRE ANCIENNE
PREMIÈRE DYNASTIE IMPÉRIALE.
HIA,
YU, l'an 220 j avant J. C.
So us les deux règnes précédens , le roi , maître de ses États, les laîssoit à celui qu'il jugeoit !e plus digne de lui succt:der , et c*est par un semi^abie chrâc que Yu parvint au trône. On fait descendre ce prince de Hoang-ty; niais ces genciiogies sont fabriquées par les modernes , jaloux de donner à leuiB anciens rois une naissance illustre.
Le Chouking ne parie en aucune façon de Yu depuis qu'il commença à régner » et le peu qu'on en sait a été conservé ou imagine par des écrivains trop récens relativement au temps dont ii s agit : on ignore même où lui et ses successeurs fiûsoient leur résidence.
Parvenu à Tempire, Yu assembla , diit-on , ses grands vassaux à la montagne Tou-chan, dans ia province de Kiang-nan, et k il leur jiitK:onnoître ses intentions sur la manière dont il prétendoit gouverner. II plaça dans un endroit un tambour, deux cloches différentes, et un autre instrument. Chacun des grands officiers étoît desdné à une classe pardculière d'affaires y et lorsqu'ils avaient à
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V
DE LA CHINE* ^5
le consulter» ils frappoient sur ces instrumens cha- cun suivant b nature du su|et qui f atnenoit.
Selon l'usage établi par ses prédécesseurs , il avoit choisi un de ses ministres, Kao-yao, pour lui succéder ; mais il le perdit presque aussitôt; et après avoir donné quelques terres aux enfâns de ce ministre » il (eta les yeux sur un autre per- sonnage appelé Y , auquel il clestinoit l'empire. La uoîsième année de son règne il examina la conduite de ses officiers , et quelque temps après il alla faire la visite de ses Etats. Dans sa route , ayant rencontré y suivant les uns» un hommamort ,
et .suivant /es autres un criminel, il descendit de son char et versa des larmes , en disant : « Si dans y» f empire il y a des hommes qui n'obéissent point :» aux iûis y la &ute doit retomber sur moi. 11 n'en » étoit pas de même sous Yao et Chun » tous les «peuples ne formoienL alors qu'un cœur. »
Quelques années après, il passa dans les pro^ vinces du Midi, où il tua un chef de barbares, nommé Fang-fong-chy. On prétend que la cause de la mort de ce chef venoit de ce qu'il s'étoit rendu ie dernier a ia grande asseiiiblée de Tou- chan , tenue au commen<;ement de ce règne ; d'au- tres croient qu'il s'agît d'une seconde assemblée.
Yu y après un règne de huit ans , mourut à Hoey-Jcy dans les provinces méridionales : voilà tout ce que les écrivains raconieiU de son histoire.
4 6 TABLEAU DE l'hiSTOIRE ANCIENNE
Je me crois obligé d'avenir que les années dd règne qui sont attribuées aux difierens princes de cette dynastie , ne se trouvent clijLvTininées par aucun monument y pas même par Se-ma-tsiea , ec qu'elles n*ônt été fixées que par des édivains mo^ «lerues.
rr-KY, l'an 2l^J AYANT J. C
Yu avuit désigné Y son ministre pour être son successeur ; mais ce personnage laissa l'empire à Ty-ky , fils de Yu , et se retira au nord de la mon* tagae Ky-chan, où il mourut quelque teinps après, lie nouvel empereur lui offiit en sacrifice des vie- urnes.
11 n est fait aucune mention dans ie Chouking de ce prince ; seulement dans un endroit il est dit que Yu eut un fils appeic Ky , et c'est sur fe témoignage de Meng-tse qu'on le fait succéder à son père. On pense qu*Ll y a un chapitre (a ) du Chouking qui ie concerne , quoiqu il n'y soit pas nommé » et dans lequel on parle d'un grand vassal appeîé Yeou-hou-chy , maître du pays de Kan , dans ie district où est à présent Si-gan-fou dana le Chen-sy.
Le roi , quel qu'il soit, rassembla ses six géné- raux d'armée , et leur ayant représenté que ce
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DL LA CHIiNi::. 47
chef nuisoit à fusage qu'on pouvoit ûire des cinq élémens , qu'il les tnéprisoît -et qu'il négligeoît d'observer les lois , il ies exhorta à punir ce rebelle ce à remplir les ordres du ciel qui avoit résolu sa perte. « Si ceux qui sont à la droite et à la gauche de l'armée , dit-il, ne sont pas attendis aux ordres; li les officiers ne bavent pas se servir à propos de leurs chevaux f c'est vous qui ea serez responsa- bles et qui serez punis^ Je récompenserai ceux qui sont obéissans, mais je ferai mourir dans iesprit ou Je dieu de la terre , les réfractaires , eux et leurs enfins. » On ne dit point quel fut le succès de ce combat. Ty-ky mourut la neuvième année de son règne.
Quelques auteurs racontent qu*il fit fouiller dans les entrailles de la terre , pour en tirer des , raines, qu'if fit fondre les métaux et en forma des vases sur lesiquels on avoit representj toutes ies {KToducdons , ainsi que les tributs de Tempire. Ces vases servirent , dit-on , comme de guides ou de cartes géographiques pour parcourir les rivières , les facs , les montagnes et ies forêts. D^autres auteurs attribuent ces vases à Yu; on varie éga- lement sur leur nombre» les uns en mettent trois» les autres neuf, et quelques-uns un seul ; mais en général tout est incertain sous ce r^gne , ainsi ^ue sa durée.
48 TABLEAU DE L'HISTOIRE ANCIENNE
TAY'KANG, l'an 21SS avant J.C.
■
Tay-kang succéda à son père , suivant les histo- riens; mais ie Chouking, en parlant de ce prince, ne dit point de qui il étoit fils , ni après quel empereur il régna.
Tay-kang , selon ie Cliouiûng » étoit sur le tronc comme une statue , absolument abandonné à ses passions y livré à ses plaisirs et peu jaloux de contenter les peuples qui le haïssoient. Pendant qu'il étoit auprès de la rivière de Lo, où il avoit dé|à passé cent fours uniquement occupé de la chasse , un de ses vassaux nommé Y , prince du pays de Kiong, profitant de 1 indignation du peuple, fît garder les passages de ^a rivière. Cinq frères de l'empereur, nccompagncs de ieur inere, atLcndr- rent Tay-kang à l'embouchure du Lo , et iirent chacun une chanson dans laquelle 9 déplorant le sort die ieur famille , ils rappeioieni les préceptes du grand Yu«
Le premier dtsoit î ce Le crel ordonne qu*on ait 33 de la tendreiise pour le peuple qui est le fon- 3» dément de l'État ; celui qui tombe dans une faute » »> doit se iiâter de s'en corriger lui-même, et ne »pas attendre qu'elle soit publique* Celui qui M commande aux autres , doit toujours être dans la » crainte comme s4i ciuit sur un char dont les rênes >»sont pourries. Malgré ma naissance , l'homme
» le
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DE LA CHINE. 49
plus grossier peut être au-dessus de moi, si a>je ne sirïs pas sans cesse en garde contre moi-r ftinèine. »
Le second s'exprimoii ainsi : «L'amour excessif »des femmes » une urop forte passion pour ia 3» chasse , pour le vin , pour la musique déshon- » néte > pour ies palais > pour les murailles ornées » de peintures » sont autant de dé&uts dont ua » 5eui est capable de nous perdre. »
39 Depuis lé règne de Yao » dit le uoisième , nous n ayons demeuré dans le pays de Ky ; mais , héfas ! » nous le perdons parce que nous n'observons pas . a» les lois que ce prince nous a laissées. »
■ V
Le quatrième s'écria : « Notre aïeul devint cé- » lèbre par sa vertu ; c'est elle qui Ta rendu io ^maître du monde : il a laissé des règles à ses » descendans y mais elles sont renfermées dans ie ^ trésor, et oif les néglige ; il n'y a plus de temples 3î pour Vionorer les ancêtres, et Toa ne fîiit ^ius de » sacrifices. »
Le cinquième dit : <e Hélas ! haï' dés peuples « fa tristesse m'accable ; je me suis écarté de la » vertu , le repentir est dans mon cœur » la honte est sur mon visage j mais cela suffit-il pour ré- » parer le passé l »
On ne dit plus rien de Tay-kang , que Ton fait régner vingt-neuf ans ; il mourut à Yang-hia» que Toa place dans le Honan» où, suivant quelques
TOME I. D
TABLEAU D£ L HISTOIRE ANCIENNE
auteurs» ce prince et son successeur régnèrent pendanf que le rebelle régnoît au nord du Hoang-
ho. Tout ceci est très-incertain : on aura de ia peine également à admettre ces palais ^ ces peintures et ce luxe qu*on reproche k ce prince, lorsqu'on ré- fléchit qu'il n'y avoit pas encore si long- temps qu'on enseignoit au peuple le labourage et les premiers principes de société.
TCHONG'KANG , l'an h^^ayxntJ. C.
C£ prince succéda à son frère Tay-Kang» siô* vant les hbtoriens« II ne fiit pas plutôt monté sur
le trône, dit le Chouking, sans indiquer après qui 2r régna y qu'il donna à Yn-heou le commande- ment des six corps de troupes pour aller punir deux grands vassaux , fun nommé Hy, etfautre Ho, qui ne songeoient qu*à boire et ne remplis- soient pas leurs devoirs. Yn-heou «marcha contre eux et parla ainsi à ses troupes : « Les sages nous » ont laissé des préceptes et des lots dont Pobser- » vation tait ia sûreté de l'Etat. Les rois nos prédé- » cesseurs gardoient respectueusement les ordres »du ciel, ies grands observoient exactement les » lois , et les ministres s'acquittoient de leurs » devoirs* Tous les ans « k la première lune du » printemps , un oflScier aiioit par les chemins , une a»ck)chette à la main » ppur avertir ceux qui «avoient infection sur ie peupie» de Texhortor
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DE LA CHINE. 51
s» à se corriger, et pour prévenir que celui qui
» n'est pas attentif k son devoir y doit être puni. » Malgré ces préceptes , Uy et Ho y plongés dans *le vin » ne remplissent pas les devoirs de leur » charge ; ils sont les premiers qui ont mis le désordre et la confiision dans les nombres fixes » du ciel , et ont abandonné fa commisi^ion qu'on » leur avoii donnée. Au premier jour de k der* 91 nièie fune «Tautonuie, le soleil et la lune étant »en conionction n'ont pas été d'accord dans 3» fa constelfatÎQn Fang. L'aveugle a battu le tam- i»bour, fes officiers et le peuple ont couru avec t» précipitation pendant que Hy et Ho ne voyoieot n ries. Selon les ordres de nos ancêtres « celui qttf I» devance ou recule f ordre des temps , est digne » de mort» Je vais donc exécuter aujourd'hui les
«ordres du ciel; c'est a vous k me seconder pour i^&ire respecter l'autorilé et les commandemens ^ de Tempereur. Lorsque le feu prend sur la mon- » tagne Kuea » il calcine également les rochers » et les pierres précieuses : si un ministre est sans
» vertu , il est j)Ius à redouter que le feu. En » punissant les auteurs du désordre , il faut ép^ »gnw ceux cfui ont été entraînés par la vio- » lence y et instruire ceux dont ies mœurs sont » corrompues. Lorsqu'on peut irétaUir f ordre par » i'indulgence , il n'est pas nécessaire de faire agir » la riguéur des lois ; mais ce seroit tout perdre f
Da
. jZ TABLEAU DE L HISTOIRE ANCIENNE
» à » sous le prétexte d* indulgence , on ne se iaîsoif ?y pas Craindre. »
Ce texte, selon tous les commentateurs, pré- sente une éclipse que Hy et Ho avoient négligé d'annoncer. On ne dit pas quel (ut le résultat de cette expédition singulière et même incroyable p et H n'est plus ûàt menâctn de Tchong-kang, qui mourut après un règne de treize ans.
Cette éclipse , sur laquelle on rarte beaucoup» est fixée par les annales à Fan 21 59 avant J. C. , à la première année du règne de Tchong-ka^* Après ce prince» le Chouking ne parle plus des Hia , et garde un profond silence sur tous les autres princes de cette dynastie. Cette histoire » quoique trèS'^mpar&ite dans ce que nous en avons ci lé, le devient encore davantage dans ce qui suit. Cette dernière partie n'est qu'un, recueil de difi^ rens événemens rapportés par plusieurs auteurs modernes , et dont on a formé une chaîne histo- rique dont les chaînons se tiennent à peine.
SI AN G, l'an 2ijf6 AYANT J.C,
s r A N G succéda à son père Tchong-kang. II fit la guerre à des barbares , dont quelques * uns vinrent lui rendre hommage. La puissance de la dynastie de Hia, suivant certains écrivains apo- cryphes y les seuls qui parlent de .ces temps re- culés , étoit fort aâfoiblie. Le rebelle Y , q&i , suivant
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x>t LA chine; 55
îes uns , régnoit dans un canton particulier , et qui ^ suivant les autres , résidoit à ia cour même » h transporta dans un autre endroit , afin de se rendre maître absolu de i empire. Ce rebelle , habile à tirer de f arc et fert adonné au plaisir de h chasse , exila les ministres sages et vertueux, et confia le gouvernement des affaires à Han-tsou , qui avoît été renvoyé de ' son gouvernement.
Celui ci , jaloux de son protecteur , Ten^agea dans une partie de chasse » et le fit tuer par ses gens ; H épousa ensuite sa veuve, 'et en eut deux fils , qui devinrent aussi méchans que leur père. Ce fiit fun d'eux qui» vingt ans après , tua le roi Siang. La reine Min , qui étoit enceinte , se sauva chez le prince de Nay , où elle accoucha d'un. fils» qui fitt nommé Chao-fcang : c'est de la naissance de ce prince que les historiens comptent les an- nées de son règne,
CHAO-KANG, l'an 2ii^ ayant J. C.
CHAO-KANGfut élevé parmi les i^ergeis du prince dé* Na3r. A vingt -un ans il quitta cet
asile, et passa dans le pays de Yu, où il fut em- ployé dans la maison du prince ; mais ayant été reconnu , celui-ci lui donna ses deux filles en mariage , et l'envoya demeurer «i Lun » où il lui donna un petit terrain de dix en carré et en- viron cinq cents hommes. Chao^ang s'étant fait
D3
5 4 TABLEAU DE L HISTOIRE ANCIENNE
Gonnoître par ses vertus , et les anciens sujets dû Hia sVtant rassemblés auprès de lui, 3 marcha
contre le rebelle Han-tsou, ie tua, ei fut ainsi ré- tâbii sur ie tr4ne de ses ancêtres. Cette méin*
année, plusieurs barbares vinrent lui rendre hom- mage , en dansant et en faisant entendre leur mu- sîque , suivant leur usage.
Chaokang mourut âgé de soixante-un ans. On dit q«e ce prince , craignant qu'on ne cessât de fifre des sacrifices à Yu dans le pays de Hoe^ky , donna ce pays à son second fils. Ce jeune prince alla s'y établir , et devint ie chef des bêrbfffes ap* pelcs Yue, qui occupoient les provinces au sud du Xiang , et qui , malgré cet événement et les liaisons qu'ils dévoient avoir avec les Chinois , ne furent cependant policés que quelques siècles avant J. C. ; ce qû est asses étonnant.
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TCHOU, ifAN 29 Jj AVANT J. C.
Ce prince succéda à son père. On raconte sim* plement de lui , ^u'ii alla faire la guerre vers ia mer orientale, et qu'il en rapporta une' espèce de renard )i neuf queues. II régna dix-sept ans.
HOAY, l'an 2040 A YANT J. c.
Ce prince , fils de Tchou , régna vingt-six ans. Il reçut les hommages des barbares de Torient» c^est tout ce qu9 f on en dit.
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DE LA chine; 55
'AfANG, l'a N 2014 AVANT J, C.
Ce prince » fils du précédent, régna dix-huit ans«
B fit la visite das provinces orientales, et aiiaju^ fi'à la mer où l'on prit un grand poisson.
S LE, l'a H lff6 AYANT J. C.
Sl£, fUs de Mang, lui succéda. li donna des litres à plusieurs clieft de barbares ; il mourut après un règne de seize ans , et laissa le trône k son âis Por-kiang.
P O 'Kl AN G, LA N 1^80 AVANT J. C.
Le règne de ce prince , quoiqu'il ait duré cin- quante-ueui ans> nest pas connu. On dit seule- ment qu'if fit la guerre à Kieou-yuen.
£1 ONG, l'an ifzi, et KIN, l'an jj^où
AVANT J. c
Les hbtoriens se contentent de nommer Kiong, ffls de Po-kiang, et Kin , fils de Kiang, qui ré- gnèrent chacun vingt-un ans*
KONG -Kl A. l'an 187 f avant J. C.
JkOr^G-KlAy âis de Po-kiang, succéda à.Kin. On rapporte que tous son règne on tira du fer d'une
montagne , et qu'on en fabriqua des sabres. On nconte encore qu'il y avoit alors un personnage.* nommé lieou-ly, qui savoir nourrir, élever et ap- privoiser des serpens , de manière que ces anîjnaux
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5 6 TABLEAU DE l'hISTOIRE ANCIENNE
venoient à sa voix et lui obéissoient. Le roi lui donnai, k cette occasion» le titre de Yu-iong» c*est-à-dîre , ^ui nourrit les serpens» Un de çes am<- maux étant venu k mourir , on ie coupa par mor- ceaux et on le fit manger à Kong<-kia : ce prince ayant trouvé ce mets de son goût , en redemanda; mais LieoU'iy se retira dans un autre endroit. Ce personnage descendoit d'une ancienne famille qui, sous Chua , élevoit également des serpens ; ce qui lui avoit fait donner alors quelques terres en apanage.
Sous le règne de Kong-kia naquit, Fan 1853» le nommé Ly ou Tchîng^tang, fondateur de la dynasde suivante. On rapporte que Fou-tou , sa mère » ayant vu près de la lune une vapeur blanche » elle en fîit efirayée- et accoucha. Le père de Ly s'appeloit Kuey.
Kong-ida mourut après ain règne de trente-un ans. On lui reproche d'aToir mis fe désordre dans 1 empire , en se livrant à toutes sprtes d'excès et au culte des Kuey-chin. Il fit une chanson sur ie ton orientai. Tous ses sujets fimitèrent, et l'empire s'afibibiit,
KAO, LAN jS^S avant /. C
Kao» fifs de Kong-Kia, succéda à son père.. On ne dit rien de lui , sinon qu'il régna onze ans.
Diyiiizûu by
DE LA CHINE*
J7
FÀ, l'an l8j7 AVANT y. C.
Fa , fils et successeur de Kao » régna dix«neuf
tns. Lorsqu'il monta sur le trône , tous les bar- bares vinrent à la cour et exécutèrent leurs danses*
KIE w KUEY, l'an i8i8 avant J.C.
Ce prince , fils de Fa , régna cinquante-deux
at\s. Sous ce prince , Kong^iîeou, un des ancêurea dos Tcheou , mécontent du roi » quitta le payi de Tay, fe domaine de ses ancêtres , pour se retirer chez les barbares dans le district de Pin» oit -Il cultiva la vertu et se livra à Tagriculture ; ce qui ie hi aimer de tout fe monde.
Depuis le règne de Kong-iûa , les princes de cette dynasde perdirent de leur puissance, et les vassaux ne vinrent plus à la cour leur r^odre hommage.
Kie étbit un mécfiant prince , et gouverné en» tièrement par un ministre nonimé Tcbao-leang , qui Jie fui enseîgnoit que le mai.
Kie ayant fait la guerre à un; prince appelé YeouKïhy^y , celni*d , pour obtenir la paix , lui donna sa fiiie Moey-ky en mariage. Cette femme s empara tellement de f esprit du roi -, qu'il ne se conduisît plus que d'après ses avis , et fit mille ex» travagances » il bâtit de magnifiques palais , dont les ^artemens étoient ornés d'ivoire et de pienres
5 8 TABLEAU DE LHiSTOfRE ANCIENNE
précieuses ; il s*y enferma , et > laissant le soin da gouvernement ^ il se plongea dans la plus horrible débauche.
Kuey , prince de Chang » étoit mort , et Ly , aoa fils , plus connu sous le nom de Tching-tang , ini ftYOtt succédé dans sa principauté. 11 demeuroit alors k Pc, et avoh pour voisin le petit prince de Ko , qui uégligeoit de faire les sacrifices. Sur les re- proches ^o^t Tchmg*tang lui en fit » il répondh qu'il n'a voit pas les victimes nécessaires ; on lui envoya des bo^uhi et des moutons , mais U les mangea ^ s'ezcusant sur ce qu'il n'avoit pas les instrumens convenables ; on lui en envoya éga- lement f mais alors il fit tuer ceux qui ies iut apportèrent ; ce qui iîit cause que Tchiog-tang lui déclara la guerre. Dans la suite» ce prince appeb auprès de lui un ministre aage et éclairé» nommé Y-yn, qui s'étoit redré de la cour. Il Ten* voya vers Kie pour lui faire des remontrances sur aa conduite ; lUe» irrité, fit enfisrmer Tching-tang dans une tour, d'où, par . la suite, il le fit ce- pendant sortir ; «ction qui lui devint funeste , car Tching-tang prit les armes contre lui, à la soiliciution de Tchong-kou : celui - ci avpit la charge de Tay^e^ikig. Voyant h conduite scan- daleuse du roi , qui se tenoit renfermé dans un palais appelé pa/ais de la nuà, m les hommea et les frmmes vivoient ensemble sans distinction »
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DB LA CHINB. 5p Il prit entre les mains les lois de rempire, et iux fit des remontrances ; mais voyant qu'elles étoient inutiles , il se retira vers Tching-tang, qui, alors, vint attaquer Kie.
Cet événement fut, dh-on , annoncé par plu^p sieurs prodiges ; deux soleils parurent à-Ia-fois , et des fèttz se firent voir à f orient et à Foccident ; une montagne mommée Kiu-chan f que Kie vouloît faire percer, nonobstant les représentations de ses ministres y et dont il fit périr piosienrs à ce sufet , (uiiii>a , et ne forma plus qu'une vaHée qui devint un grand étang.
Teffe fàt la fin de ia dynastie de Hia , dont le Chouking nmdique que trois ou quatre événe- mens ; il parle encore moins des Chang. Toute iliistoire de cette seconde dynastie est composée, comme celle de la première , et il règne la même sécheresse de détails et la même incerdtude dans ies faits \ la durée des règnes et ies dates chrono* iogi(}ue8 n'ayant été imaginées que par des auteurs postérienn à Se-ma-tsien, qui vivoit Tan io4 avant C.
'^O TABLEAU DE l'HI6T01R£ ANCIENNE
DYNASTIE DES CHANG.
rCHING'TANG, l'an 1766 a vant J. C.
Ce prince, dont nous a^ons vu les commen- ceitiens sous les règnes précédens, descend de Hoang-ty , suivant ceux <jui ont fabriqué Jeji gé- néalogies chinoises*
Sie, un des ancêtres de ce prince , avoit reçu de Chun la principauté de Change située dans ie Honan/ob ses descendans restèrent jusqu'à fépoque dont îî s'agît.
Tching-tangy indigné de la conduite de iâe » rassembla ses troupes; mais craignant qu^on ne fui fît des reproches de sa révolte , ii leur persuada que c'étoit ie ciel qui avoit résolu la perte de la fiunille de Hia ; il les exhorta à Paîder pour obéir au ciel, assurant qu'il récompenseroit ceux qui auroient confiance en lui , et qu'il* feroit mourir ceux qui ne le seconderoîent pas : c'est ainsi que le Chouking fait parler Tching-tang, qui s*ex- prime de la même manière que font fàh les fbi^ dateurs des différentes dynasties chinoises , qui disent toujours que c'est par ordre du ciel qu'ils prennent les armes.
Kic fut vaincu et envoyé en exil à Nan-tchao, situé dans le Kiang-nan. Certains auteurs pré- tendent qu'il s'y réfugia lui-même après sa défaite*
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DE LA CHINE. éi Tcfaing-Ung» après sa victoire, appréh«idant encore que la postérité ne Uâmàt sa conduite » un de ses ministres » nommé Tchong-iioey ^ le rassura par un discours qui existe en ender dans le Choukîng ; c*est tout ce que ce livre rapporte du règne de ce prince. Tchong-hoey lui retrace la conduite de Kie, qui avoit, dit-il, trompé le cief , publié de faux ordres , et méprisé les gens de bien* «c Comme ie ciel, ajoute -t- il» laisse aux » hommes leurs passions , il faut qu% aient un a» maître, sinon toi^ est en désordre : <fest le « ciel qui vous envoie pour être le modèle quW a» doit suivre , et pour gouverner Fempire selon 3» ses anciennes lois. Vous ii aimez, prince, ni les » femmes , ni la musique d^shonnéte ; vous n'en* » levez pas le bien d autrui , V4jus placez dans les
premières diarges les hommes vertueux, vous » récompensez ceux qui rendent de grands ser^ ^ vices, vous traitez ies autres comme vous-même; 9» si vous &ites des £iuAes , vous vous hâtez de a» vous en corriger ; ^us êtes indulgent, misé- 3» ricordieux et sincère ; vous avez puni ie prixice » de Ko pour avoir fait mourir ceux qui lui appor- »-toieni clei, vivres ; tous les peuples empresses de 3» vous voir et de vous obéir , s'écrioient quand 3» vous passiez chez eux : voilii le- maître que nous
attendions ; sa venue nous rend ia vie. Protégez 33 donc ceux qui ont des talcms ; aimez les hommes
6l TABLEAU DE l'histoire ANCIENNE
» vertueux, donnez de Téciat à ceux qui ont de 9> la droiture , procurez de ia tranquSiité aux gen« » de bien , relevez le courage des foibles , mé- » nagez ceux qui sont sans uiens, punissez les »ooupabiés, et parJà vous rendrez votre Étal » florissant.
» Un prince qui travaille sans cesse à se rendre
vertueux , gagne fe coeur de ses sujets ; s'il 3> est superbe au contraire ^ s'il est vain et or- 9>gueiileux, sa propre fiinuUe fabandonne*
» Appiiquez'vous à donnej de grands «Lemples nde vertu, soyez .un modèle de justice et de
3>droiLure, conformez-vous aux régies de la dé- » cence , procurez f abondance à vos sujets , et » sachez que celui qui sait se trouver un mattrei » est digne de régner. Tout prospère pour celui » qui sait interroger ; ma» on est bien peu de
» chose quand on croit se suffire à soi-même. » Pour bien ânir > ii iaut bien commencer » c'est » en respectant le ciel « et en obéissant à ses M ordres , que vous conse Axerez l'empire. » ' Après cette expédition , Tcliing-tang revint à Pc ( dans le Honan ) , où ii ht a:>i>eniLler ies grands, et leur tint ce discours:
« L'auguste Chang-ty a donné à Thomme fa » raison pour ie conduire ; s*il ne s y contornie » pas » c^est au prince à ïy ramener* Le roi de 00 Hia i) en esi écai le , ii a niakraiié ses peuples ;
DE LA CHINE. 6^
» ceux-ci ont fait connoitre aux dieux leurs peines , V et ie del , qui récompense ies bons et punit les » coupables , a accablé de calamités le roi de Hia. » Tout indigne que |e suis » j'ai, pour me con- » fermer à ses ordres* entrepris de punfr ce prince; » l'ai osé me servir ^ dans le sacritice que j'ai fait au » ciei et à la terre , d'un bœuf noir ; f ai cherché »un sage , et, de concert avec lui, j'ai demande ï> ies ordres du cieL Kie a pris la fuite et s*est » soumis , parce que le ciei aime sincèrement les a> peuples, et qu'il ne peut varier. Les peuples, 3» les arbres et les plantes, ont repris une nouvelle a» viguent.
» Chargé aujourd'hui de la conduite de Fem- » pire et de vos &milles » }e crains encpre de » ro^'être rendu coupable envers le ciel et la terre. » J'assigne à chacun de vous les Jb.tats qu'il doit ^> gouverner ; suives les lois y ne soyes ni oisifi , » ni livrés aux plaisirs , et le ciel vous rendra » heureux» car tout est marqué dans le cœur du » Cbang-ty.
» Je publierai vos bonnes actions -, ne faites pas » de fautes ,* car elles retomberont sur moi , tandis 3» que si j*en commets , fen suis seul lespon- » sable. »
Le Chottking ne parlant plus de ce prince ^
les écrivains modernes ajoutent qu'il mit sa cour à Yen, et donna à sa dynastie le nom de Chan|;i
64 TABLEAU DE l'hISTOÎRE ANCIENNE
qu'il fixa ie commencement de Tannée à la dou- zième lune, qui tombe en hiver» qu'il appefa Tannée Sse ; qu'il établît pour sa personne des chars traînés par des chevaux blancs y ayant la tète noire ; qu'irse servit» dans les sacrifices» de bœufs blancs ; qu'il fit le calendrier Kia-yu, et donna aux descendans de Kie» ie pays de Ky. »
Il alla ensuite faire la visite des frontières or»n- taies, et harangua ses grands vassaux, en leur tai- sant entendre que s'ils ne se rendoient pas utiles aux peuples , s'ils ne maintenoîent pas les afSûres en bon état , il les punirait sévèrement. Il donna ensuite des apanages aux descendans d'Yu , et k quelques autres personnages vertueux.
Tous ces événemens se passèrent la première année de son règne, dans laquelle il survînt une grande sécheresse qui dura sept ans. • Tching-*tang» dans ie dessein de soulager le peuple , fit fouiller, d'après le conseil de son mi- nistre Y-yn , les mines de la montagne Tchouang- chan , dont il distribua le métal à ceux qui n'avoient pas de quoi faire de^ échanges ; mais la famine continuant toujours» Tching-tang se rasa la tète, coupa ses ongles et alla sur une montagne adresser ses prières au ciel, en disant : « Si ia pluie ne a» tombe pas , est-ce parce que l'empire n'est pas 9» -bien gouverné , que mes palais s(ftïi trop su- n perbes , que mes femmes sont uop livrées au
»iuxe.
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D£ LA CHINE. ; ^ 6^
» taxe^ ou que f écoute trop les &àtîiBmk^ÊÊÊÊÊÈ0
sa prière le cîcf «e couvrît de nuages èf l^^ui^* tomba en abondance. A sou retour , Tchiag-^ng composa une nnisique, et iSt graver sur tous les
vases dont ii se servoit , cette inscriplioa ; Car- rigc^vous , ne cisse^ point de vous corrigtr.
Ce prince mourut ftgé de cent ans , après avoir régné treize ans; il avoit eu un fils appelé Tay- dng, qui étoil mort avant lui. Queiques-un^ iui donnent pour successeur Vay-ping , fils de Tay- ting, qui régna deux ans, et après lui Tchong-gîn , autre âJs de Tay-ting, qui en régna quatre; mais d'autres placent Tay-kia, fils de Tay-ting, pour le successeur immédiat de Tching-tang.
TAY'KiA, l'an i7j3 avant X C.
C £ prince étant monté sur le trône ; à la pre- mière année de son règne, selon le Chouking, le ministre Y-yn fit un sacrifice à Tching-tang , et prcsenta le nouveau roi dans ie^ temple de ses ancêtres. Ii fit ensuite en présence de tous les
officiera icluge du roi dctuiU, tt donna des ins- tructions à Tay^kia. Il lui fit voir que tant que les anciens princes de Hia ne s'étoient pas écartés des règles de la raison, ils avoient été heureux, et que l'ordre régnoit par tout ; mais qu'ils furent accablés de malheurs aussitôt qu'ils abandonnè- rent le droit chemin \ que leur luine fit réiévatioa TOMI I. £
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66 TABLEAU D£ l'HISTOIRE ANCIENNE de^îitfà mille des Chang , et que Tching-tang après avoir établi son autorité ^ et détruit la ty* fanme > pour faire 'régner la démence , obtint Tamour de tous les peuples. « Prince, ajouta-t-ii^ a* en lui succédant , succédez à ses vertus ; aimes » votre famille , et respectez les personnes âgées ; 9> votre prédécesseur rempiissoit tous les devoirs » de son état , écoutoit les vieillards et suîvoit » leurs avis. I ant qu'il iic lut que sujet, il se 39 rendit recommandable par la vertu ; devenu roi, a» il sut connottre tous ceux avec qui il avoit è a» traiter. Il n*exigeoit pas dans les autres une trop » grande perfection » mais il étoit sans cesse occupé s» à se corriger lui-même ; c'est ce qui lui fit ob- » tenir l'empire.
39 II rechercha les sages » et établit des peines 3> pour ceux qui dansoient perpétuellement dans y» le palais ^ s*enivroient , chantoient sans cesse , te* se fivroient aux femmes , restoient dans Toisi^ » veté ou menoient une vie trop dissipée : voilà » ce qu'il regardoit comme des mœurs corrompues » et dignes des magiciens.
« Mépriser les discours sensés , fouler aux » pieds la droiture et b. sincérité » éloigner le« » gens respectables par leur âge et leur vertu , » pour n'employer que des gens sans honneur » » sont autant de vices qui conduisent au désordre i> et au trouble, il ne faut qu'un seul hojnme pour
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DE LA CHINE. 67
» perdre un État : feites instruire les jeunes gens^ » et faites imp^rîmerdes marques noires surfevrsage
» de ceux de vos ofticiers qui ne corrigeront point » dans les autres de pareils défauts ; s«yez attentif a> à toutes vos démarches : le«Chaiig -ty ii'c\si pas a» tou|ours le même à notre égard ; s'il protège ceux » qui font le bien , il punit ies méchans. »
L»e jeune prince ne se rendit pas à ces avis j et Y-yn fut obligé de les lui répéter souvent. « Tcbîng-tang lui dit-îî ^ ne cessa de respecter :»> les dieux supérieurs et inférieurs , et le temple 9> de ses ancêtres ; aussi fut-xi favorisé du ciei. Je » Tai aidé; et c'est parce que nos efforts ont réussi, 3>que vous êtes sur le trône : si vous ne vous » comportez pas en roi , vous déshonorerez votre / » aiéui : considérez les liia, ils ont perdu le m- 3» pire pour avoir oublié ies devoirs de leur » état, y*
Tay-kia fut eiKore sourd à ces avis; alors Y-yn , pour f empêcher de fréquenter des gens pervers et corrompus , fit bâtir un paiaîs à Ton g , où étoic ia sépulture de Tching-tang, et y transporta le feune prince. Là , il put lui donnes des con** seils dont le roi profita ; de sorte qu*k la fin de ia troisième année du deuil ^ ce ministre iit ap* porter les habits royaux , Ten revêtît et fe rem^na à Po, il lui fit alors une nouvelle exh.ortation, en lui disant : « Des peuples sans maître ne peuvent
£ a
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68 TABLEAU DE L HISTOIRE ANCIENNE
99 vivre en paix , comnie un roi sans peuple ne » peut régner ; c'est par une fiiveur spéciale du a» dei pour Tempire , que vous êtes Gniin. rentré ^ en Yous-nsème; ce bonheur ne finira famais. » Tay-kia lui répondit : <c Jusqu'ici je n ai suivi
' » que mes passions « je n'ai gardé ni modération 9» ni décence , je n'ai fait aucun cas de vos ins- 3» tructions. J*ai mal commeiicé ; mais» aidé de vos n conseils , je veux bien finir : on peut se mettre » à couvert des calamiics qui viennent du ciel , » mais non de celles qui sont la suite de nos a» passions. » i
Y-yn, après avoir donné de grande éloges à Tempereur » voulut ensuite lui remettre le gou- vernement entre les mains ci se retirer; mais ie prince n'y consentit point. Ce ministre continua donc d'exerter sa charge , et ne cessa pas de donner des conseils k Tay-kia , en lui représen- tant que ce n'étoit qu'à sa bonne conduite que Tching-tang devoit fa faveur du ciel et l'amour des peuples. 11 l'exhorta à limiter et à bien choisir ses ministres. Mais il est nécessaire d*abréger ce discours , }1 y en a trop de ce genre dans toute cette histohre ; les mêmes maximes , les mêmes préceptes y sont si souvent répétés, qu'ils devien- nent fastidieux quoiqu'ils tendent au même but, celui d'engager le prince à bien gouverner. On
, fes attribue aux personnages auxquels on les fait
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DE LA CHINE* 69
tenir , mais cela est peu vraii.eînblable. On peut croire qu'ils soniTouvrage de Confucius ^ qui, sui- vant les Chinois, à rassemblé le Chouking, ou de quelques philosophes plus modernes , qui, pour leur donner plus de poids , les ont mis dans h
Ixjuciie des aaciens fondateurs de ia nation.
Yoiià tout ce qu'on sait de Tay-ida, dont le règne fût de trente*trois ans. * Tay-kia après sa mort, porta le titre de Tay- tsong.
OUO'TING, l'an tyzo avant J.C.
O V O-TI N G , suivant les écrivains modernes , succéda à ^on père Tay-kia , et régna vingt-neuf ans; on prétend que sons son règne Y-yn mourut, âgé de cent ans , et qu'il y eut pendant trois jours de grands brouillards. Le roi le At enterrer avec toutes les cérémonies qu'on observe aux funérailles des princes *, il porta lui-même le deuil et lui offrit un Bœuf en sacrifice.
TAY'KE NG , l'an i€çt avant J. C. SI A O-KIA» l'an i666 a yant J. C.
TAY-UNGy frère de Ouo-ting , régna vingt- cinq ans » et Siao-kia , son âls , dix-sept» L'his- toire ne dit rien de ces deux princes. *
7 O TABLEAU DE l'HISTOIRE ANCIENNE
YO.yG^KY, LAN 164^ AVANT J. C,
YoNG-KY, frère de Siao-kia , lui succéda. Ce prince fut indoJent; sous lui la dynastie des Chan^ commença à s'affoibiir , et les vassaux cessèrent de venir k la cour pour rendre leurs iiommages.
TAY'VOU, jJan /(T^ avant J. a
•
Ce prince » frère de Yong-ky , aussitôt son
instnflation , se servit de detfx ministres , Y-tche et I ciiin-hou, qui avoient communication avec le ciel y et de Vou-hien » auquel il confia le gouver* nement de rcmpire. A son avènement au trône il y eut des prodiges ; un mûrier et un arbre appelé Ko » crurent dans le palais , et devinrent si gros en un jour , qiiun homme a voit de la peine à les embrasser. Tay-vou alarmé , consulta Y-tche , qui l'exhorta à se rendre vertueux. Leprmce ayant suivi ce conseil , les arbres moururent; alors la famille des Chang recouvra son ancienne spien- dcur, et les graiids vassaux reparurent à la cour. On réubiit ia coutume de nourrir les vieillards» et trois ans après , les peuples des contrées éloi- gnées, au nombre de seize, furent tellement péné- trés d'estime poiu' Tay^Vou » qu'ils lui envoyèrent des ambassadeurs.
Ce prince devenu vertueux , toujours attentif )t suivra les ordres du ctei , gouverna bien ses
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•r .P ■
< ♦ et i^aignit de tomber dans f oisiveté ; c'e^t
récompenser , dit le Chouking y qu'il
a soixante-quioze ans.
^ ;£ln lui donna après sa mort le titre de Tchong-
I^HONG'TING, L*AN ij(f2 AVANT J. a
Ce prince succéda à son père Tay-vou; ii trans- porta sa cour k Ngao (près de Moîig-hien dans ie Honan). Les barbares firent des courses dans l'empire. Tchong-ting régna pendant douze ans , et eut pour successeur son frère Ouay-gin.
OUAY-GIN, l'an 1^4^ AYANT J.C.
m
Sous son xègne» qui diira quinze ans» ii y
eut des troubiei». ^
*
HO'TAN-KIA, l'an ijj^ ayant J. C.
Ce prince , frère du précédent , régna neuf
années ; ii mit sa cour à Siang dans le Houan. troubles continuèrent*
TSOU'Y, l'an j^2; ayant J. C.
Tsou-Ty fib de Ho-tan-kia, transporta sa cour
à^Keng près du fleuve Hoang-ho , ensuite à Hing; il eut pour ministre Vou-iûen. Les grands vas- saux lui rend^ent lioAimage , et f empire fut en paix. Ce prince régna dix-neuf ans, et laissa le tràoe à son fiis*
E 4
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y 2 TABLEAU i>£ L HiSTCHR£ ANCIENNE
' TSOU'SJNs i^'AN ip6 AVANT J. a Ce prince régna seize aas« ,
OUO^KIA, l'an j4^9 avant J. C.
Ce prince , frère du precedeiii , régna vingt- cinq ans , et laissa son fils pour successeur.
TSÔU'TING» l'an 14.6^ AVANT J. C. NAN'KEMG., l*an i^^^ ayant J. C
Ce prince régna trente-deux ans, et eut pour successeur son fils Nan-^keng, qui régna vingt* cinq ans.
YANC'KIA, l'an 1408 avant J, C.
m
Yang-XIA 9 fils de Tsou-tîng, régna sept ans.
Tous ces règnes furent remplis de troubles , et les grands vassaux ne rendirent plus Thommage
accoutumé.
Ces princes , uniquement connus de nom , ferment la dernière branche de la dynastie des
Chang.
Sous tes sttivans » cette fiimîUe change de nom et prend cchii de Yn . ce qui forme une seconde branche dans ia même dynastie.
POEN^KENC, LAN i4H avant J.
PO£N-K£NG succéda à son frère Yang-kia. £n parvenant au trône, 3 âvcit le desseia d#
ê
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DE LA CH1N£. 73 transporter sa cour à Yn ; mais H éprouva des
obstacies de la part du peuple , qui ne vouioit pas le suivre. Le Ciiouiûng noas-instmit de cet événement dans un chapitre particulier assez étendu , mais qui renferme plus de préceptes que de faits. Poen-keng fit venii' les plus mutins et leur parla ainsi : ce Le roi qui vint autrefois Ijh- » biter dans Tendroit oii nous sommes, aimoit ses » sufets et ne vouioit pas leur destruction. Depuis » ce temps , les peuples ne peuvent plus s'aider 3> dans leurs besoins. J'ai consulté les sorts» et ils 9> m'ordonnent d*exé<niter mon dessein. Dans de >» paieiiies circonstances , les rois mes prédéces- » seurs, par respect pour les ordres du ciel , ne ^ demeuroient pas dans fes mêmes lieux ; ils ont » changé cinq fois d habitation ; je dois donc *> suivre cet usage. Notre état ressemble à celui » d'un arbre renversé , dont il reste a peine quel- »ques rejetons. .Le ciel , en piolpngeant vos 9> fours , veut , dans une nouvelle habitation , con- 33 tinuer ce que nos ancêtres ont commencé : c'est » le seul moyjen de rétablir la paix. »
Poen*keng , à cette occasion , instruisit ses su* jets, et commença par les grands, auxquels il fit voir la nécessité d'observer les lois. « Rectifies » » feur dit-il , votre cœur , et ne vous opiniâtres ^> pas à vivre dans les délices. Les rois mes an- «çètres avoient des ministres qui snsftruisoient
74 TABLLAL DE L HISTOIRE ANCIENNE
s» fidèlement le peuple des volontés du prince , et 9» ne répandoien^ pas des &ux bruits , comme vous » le &ites aujourd'hui. Je n'ai pas perdu Tamour »que fe dois à mon peuple ; et ne craignez-vous » pas de ni'ulleiîser , en le leur dissimulant I li faut 9 que les cordes d'un tiiet soient longues pour » être tendues sans confusion ; le laboureur , pour >> avoir une récoite abondante, doit travailler sans » relâche : corrigez-vous donc » ne séduisez pas le » peuple ; autrement vous êtes criminels et dignes » de punition*
» Dans le temps que le peuple veut âîre des a» représentations pour se délivrer des maux qu'il a» endure , vous ne jn avertissez point > et vous lui » inspirez des craintes en faisant courir de âux » bruits. Vous êtes seuls coupables ; le travail et Mie repos furent autrefois communs à vos an- » céires et aux miens. JV ai égard dans les cérémo- » nies que je iais à mes ancêtres , et les vôtres y a» ont part ; si je ne dois pas leur taire ce que a» vous avez de bon , je dois punir de mon ceux j» d'entre vous qui sont coupables. J'imite celui y> qui dre une flèche , et )e tends au but. Ne » méprisez pas les vieillards ni les jeunes gens qui » sont sans appui » et faites vos efforts pour m'aider » dans l'exécution de mes desseins. Instruisez le » peuple de ce que je vous dis » et que chacun » soit attentif à suivre mes ordres et .à remplir
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DE^LA CHIN£« 75
•»îes devoir», de son état ; autrement, n'attendez » aucun pardon , ie repentir seroii mutile. »>
Après ce discours , Poen-keng se prépara à passer ia rivière ; et ayant ordonné au peuple de partir , il fit venir en sa présence ceux qui avoient encore de la répugnance , et les exhorta à hiî obtii. M Si les rois mes ancêtres , leur dit -il, » étoient autrefois occupés des besoins de leurs » sujets, ceux-ci , de.leur côté, fàisoient tous leurs » eilorts pour seconder le prince. Lorsque la û,* >' mUie royale et le peuple étoient dans le malheur» »ifs se tiaiisportoieni ailleurs; imitez donc leur » exemple , et ne vous imaginez pas que c'est » pour vous exiler que je vous prcppose de changer » de ^'demeure ; c'est , au contraire , pour vous » conformer aux usages de nos ancêtres , et pour » aflêrmir le royaume. Soyez sensibles k ma tris- » tesse y et croyez que si vous ne me suivez y> pas » vous périrez dans les eaux : profitez du
moment ; si vous le laissez échapper vous ne 9> ie retrouverez plus » et réfléchissez que le parti » que je vous propose est le seul que vous ayez 3> à prendre pour conserver votre vie.
» Mes ancêtres ont été servis par les vÀtres» et » je sais ce que les vôtres ont souffert pour les » miens ; je dois donc avoir soin de vous. Prenez , » de concert avec moi , dés roesur^pour con- » server notre existence. Si parmi mes officiers ||
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7^ TABLEAU D£ L HISTOIRE ANCIENNE »s'en trouve qui veulent accumuler ^tfcs trésors , » iliâut les punir. Je ferai couper le nez ou même ja à mort ceux qui auront deÈ mœurs corrompues « » ceux qui ne se confonnent pas aux lois et qui » excitent des troubles ; ^éteindrai leur postérité , » ei ils n'iront pas dans !a nouvelle habitation. »
Enân, les ordres de Foea-keng furent exé- cutés ; et quand ii eut transporté sa cour dans le • lieu qu il a voit choisi , ii régla les devoirs de diacun » afin de maintenir ia tranquillité parmi le peuple.
On ne voit pas^ par ce discours » quel étoit i état de f empire; mais on peut en conclure que le royaume de Poeng-lceng n'étoit point aussi consi- dérable qu'on pourroît le croire d'après cç qui précède. Une pareille vie ambulante ne peut con- ceraer une grande nation établie dans des villes bien construites et ornées de magnifiques paiais« Poen-keng semble être un chef de tribus , qui conduit ses sujets dans différens cantons , plutôt qu'tin empereur puissant gouvernant un peuple nombreux. Ce prince , dont Thistoire ne dit plus rien » régna vingt-huit ans , et laissa le tràne à son frère Siao-sin.
SIAO-SIN, LAN AVANT J. C.
Ce priitte régna pendant vingt- ua ans. La ^nastie de Yn commence à s'afibii>lir.
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D£ LA CHINE.
SJAO-r, l'an ISS2 AVANT J. C
Si A o-Y , frère du pr^édent» mourut après un règne de vingt-huit «ns : c^est sous le règne de ce prince que les modernes placent un personnage aominé Tan -fou , un des ancêtres des Tcheou.
Ce Tan-tou est le même qut^ celui que le Chou- iing appelle Tay-vaiig; on le nomme encore Kou-kong : il étoît prince de Pin. Les barbaiet dcsolant ce pays , il tâcha de les apaiser par des présens ; mafs n'ayant pu réussir , il se retira , avec sa femme Tay-kiaiig^ dans le pays de Ky, qui étoit inculte et sauvage. Ces deux pays eiuient situés dans le Chen - sy. Le peuple pénétré des ▼ertus de Tan-fbu , le suivit dans cette nouvelle contrée, où il fit construire des maii»ons, un pa*. iaîs et une ville, qui, au boutée tr<ns ans, devint
pcu|)k-e , que le aoinbrt; dts habitans inontoit au quintuple* Le Chy-king qui rapporte la retraite de Tan-ibu, sans en indiquer Pépoque^ ne ptlB que de cabanes et de huttes.
VOU'TIJNG , L'AN iS24 AVANT J. a
Vou-TING, fils de Siao-y, qu'on appelle encore Kao-tsong , porta, pendant trois ans » le deuil de son père> et garda , durant tout ce temps , le silence , laissant à Kan > pan le soin de toutes les affaires ; niaia conuneil persévérait à
7 8 TABLEAU DE l'hISTOIRE ANCIENNE vivre dans la retraite , les grands lui représentèrent qu'un roi doit donner ses ordres et s'appliquer au gouvernement. Le prince répondit par écrit, que 811 ne parloir pas» c'est qu'il craignoit de ne pou- voir imiter la vertu de ses prédécesseurs ; qu il avoit réfléchi sur la loi , et que le i y lui avoit iait connottre» en songe» un ministre qui parlerott pour lui. On peignit , dit le Chouking , la ligure ^ de ce personnage > et on le fit chercher par-tout. Après bien des recherches , on trouva dans ia cam- pagne de irou*jen (dans leChan-sy), un hoirnne j^efé Yue » qui travailloît en maçonnerie» et qui étoit parfaitement ressemblant au portrait qu'avoit hit Aire Vou-ting ; on le mena auprès de ce prince, qui le nomma son premier ministre. «Ins- yy truisez-moi» lui dit-il » dans la vertu ; soyez pour ?» moi ce qu'une pierre à aiguiser est pour le fer i a» ce qu'une barque et des rames sont pour ceux a» qui veulent traverser une rivière » enfin , ce 3< qu'une pluie abondante est dans une séche- » resse : ouvrez votre cœur , et arrosez le mien ; » procurez la tranquillité, au peuple » et faites en y* sorte que j'imite mes ancêtres. »
«C'est par laxègie etle cordeau » répondit Yue , 3? qu'on redresse le bois ; si le roî se conforme aux » avis des gens sages » il sera acconipH » et ses » ministres rempBront leurs devoirs. » Yue » après avoir hit assembler les ministres » et leur avoir
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DE LA CHINE. 7^
communiqué ses ordres, parla ainsi à Vou-ting:
«t Autrefois Tching-tang, à qui le cîel avcrft donné nfempirey assigna des lieux ou dévoient résider i»ie roi, les grands vassaux et les officiers, et »ne s'occupa que des soins dir gouvernemeni.
«L'homme qui veut étrepar&it imite le ciel , qui est y> souverainement intelligent ; alors tout le monde » lui oi^éit. Abstenes-vous des fautes qui peuvent 3» provenir des paroles , des habits et des armes. » Comme la tram^uiilité et le u uuble dépendent » souvent des ministres , ne donnez des emplois » qu'à ceux qui sont sages , ou qui ont de fa » capacité ; ne vantez pas vos bonnes actions , » car c^est en perdre le fruit ; faites du bien aux
hommes , car » dans le cas contraire y vous eu » serez méprisé ; observez la décence et ia pro- » prêté dans les sacrifices , sans quoi il n'y a pas » de re:>pect; mais ne muitipUe^ pas les céxémo* » nies , parce qu'elles font naître la confusion ; » c'est manquer alors de respect envers les dieux. »
Le roi répondit k Yue : <c Autrefois j'ai eu pou^ «maître Kan-pan ; j*ai demeuré cache dans les » campagnes d*oii je suis venu ensuite à Po ^ san^ » en être plus instruit. Faites-moi donc connoître » la vérité, et examinez mes actions, car elles dé- » pendent de vos instructions; vous êtes enfin » mes pieds et mes mains. Soyez pour moi ce que 0 Pao-hing fut à Tching-tang ; sans un sage^ mi
8o TABLEAU DE l'hiSTOIRE ANCIENNE
j? roi ne peut gouverner ; ainsi rendez-moi capable J9 de gouverner > et d'être le digne successeur de » mes ancêtres. »
Le Chouking dit que Vou-ting fut toujours modeste et honnête » qu'il illustra son lêgne et sa famille , et qu'il régna ciaquanie-neuf aas.
TSOU'KENG, l'an jiâ; avant J. C.
Sous ce prince y fils de Vpu-ttng» un faisan ,
rapporte le Chouking, chanta pendant qu*on étoit occupé à faire les cérémonies à Kao-tsong , ce qui fut pris pour un mauvais présage » et fit dire à Tsou-ky , qu'avant tout il falloit songer à corriger le roi ; puis s'adressant à ce prince » il lui dit : <c Le ciel » qui voit les hommes y veut qu'ifs agissent toujours 3> conformément à la raison ; ce n'est pas lux qui 3» les perd» mais ce sont eux-mêmes qui se per* » dent en ne suivant pas ses ordres. S'ils n'avouent » pas leurs fautes » 11 manifeste sa volonté ahn qu'ils M se corrigent. Un roi doit prendre soin de ses peu- a» pies , ils sont les enfàns du ciel ; il ne doit pas » faire sans cesse des cérémonies à ses ancêtres. »
On n'en sait pas davantage sur le règne de Tsou-keng , qui gouverna sept ans , et laissa pour successeur son firère.
TSOU'KIA, l'an iZ^i AYANT J. C.
Sous le règne de ce prince , Ky-ly prince de Tcheott , et fils de Tay-vang , dont oa a parlé plus
haut y
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LA CHtNË. 8l
haut , eut ûn fils nommé T^iiang : c'est le célèbre Ven-vang ^ qui fêta les fbndemens de la puissance des Tcheou. On dît que sa mère Taî - gin , ne fut sujette à aucune incommodité pendant sa grossesse, et qu'elle mit au monde Ven-vang,
sans douleurs. Dès sa naissance on présagea qu'il seroit un grand homme ; et son grand-père , 1 an* fou , dit y en le voyant : « Voilk celui qui doit per- »pétuer ma race. « T;iy-pe et Y-tchong, auires fils de Tan^fbu , sachant qu*il vouloit iai&ser à Ky-ly le ])ays de Tcheou , lui cédèrent leurs droits et se retirèrent chez les barbares du midi, après s'être peint te corps et coupé les cheveux , suivant Tu-» sage de ces peuples^ Tay-pe étoit un honlme très- vertueux.
Quant à Tsou*kia , on sait seulement , d'aprèi
îe Chuuking , que ce prince ne s'étant point cru digne du trône, s'étoit retiré parmi les gens de la campagne , et que , lorsqu'il fut roi , il n'oublia jamais cette classe d'honimei) ; qu'il secourut les orphelins et les veuves , et jqu'il régna trente^ trois ans.
LIN'SJN, l'an 122) AVANT J. C,
KENG-TING, l'an i2ip avant J. a
LiN^siN, fils de Tsott-kia, mourut après un règne de six ans , et laissa le trAilié à son fi'ère Keng-ting , qui régna vingt-un ans.
TOMB I« F
9% TABLEAU M l'HISTOIRS ANCIENNE
VOU'Y, l'an n^8 ayant J. C.
Ce prince, fife de Keng-ting , se conduisît mal \ il » dit*on , une statue à laqudle il
rendit un cuk» comme à une divinité » et voukii 5[ue les peuples imitassent son exemple; mais cette ^iiriténerépaïKlaiitpas àmprièresv il laivi»; puis , se tournant v^ers ie cif I , ii déoodia pliwîettrs £^che«. Çe prince fut tué d'ua coup de tounerre fendant (fuli étoit à la chasse : ii régna quatre anS) et. eut poui successeur suii his.
TAY'TING, l'an u^^ ayant J. C
On prétend que sous le règne de Tay-iing, Ky-iy f prince de i cheou , fit la guerre aux bar«' ^Bit& de Yeurking ( dans le Petcheiy )• Ta3King régna trois ans > et laissa le trône à son âis.
TY-Y, l'an JJpi AVANT C
C& prince confirma Ky-ly dans le oonmande^ mantdk Farmée. Celui-ci, après av<Mr Iwitta ies i»ar* bares de Yen-king , marcha contre ceux de Yu-vo» , de Chy«ou et de Y-tou , dont ii fit prisonniers iea chefs , après les avoir défaits. Ty-y , pour le récom- penser, lui fit présent d'un Kuey et d'un vase pieia de vin» et lui donna le dtre de Heou-pe» ou prince de i'empire. Ou dit que Ky-ly mourut âgé de cent ans , la septième wiée de Ty-y» l^-iy eut pmy^
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DE LA chine; 83
successeur f dass sa principauté > son fib Tchang, ou Ven-vang, i» même que le Cbouidng nomme
avec éiogÇy sans cqiendant en rien dire de parti- culier. On raconte que ce prince îmtta les grandes Tertu5 de ses ancêtres, qu'il fut plein de bonté , respecta lea sages et les vieiilarcb , qu'il ac>- cueillit les savans , qui ae réfiigfèrent en grand nomi]kfe aufwès de sa personne » qu'il norama huit miiiiatres et établit Tordre par-tout. Ce bel éloge est lire des modernes ; mais Meng-tse , écrivain plus anden , dit que »'dans le pays de Ky (aux en- vironsde Sy-gan4bu, dans le Chen-sy), Ven-vang, sur neuf laboureurs , en mit un à la tête des autres; qu'il établit des ofiiciers pour recevoir les tributs et les droits d'entrée; que la fraude fut bannie; que les lacs et les ponts furent mis en bon état ; enfin, que les méchans furent réprimés, et que les veuves > les orphelins et les vieillards sans ficBunea furent soidagés.
Selon le Ly-ky , \ en-\ ang avoit épousé Tay-su , princesse très- vertueuse 9 dont il eut dix en&n»^ dont le dernier étoit nommé Fa , le même que Vou-vang. Orl prévit de bonne heure que celui-ci serait un giand hmune, et Veiir*vang ie choisit
pour sou successeur. Vou-vang imitoii en tout fQn« pére , le suivoit p^-tout , et ne ie quittoit panais. Il avott un £rère appelé Tan, le même que Xcheou-Kong, qui devint très -habile dans ie
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8 4 TABLEAU M L*MIST01RE ANCIENNE
gouvernement, et qui se distingua par ses vertus* Par Tordre de Ty-y , Ven-vang alla réprimer, du coté de Foccident, Icb barbares Kuon-y, et ensuite au nord iesTartares Uiea-yun. Il netaut pas croire que , dans cette expédition , il pénétra dans la Tar- tarie; les Kuen de m eu relent dans le Ciien-sy^. et les Tartares n'en étoîent pas éloignés.
Ty-y mourut après un règne de trente-sept ans , et eut pour successeur son fiis Sin , autrement Clieou. 11 fut élu de préférence à ses deux frères , ïuii appelé Ouey-tse, et lautre Tchoiig )eii, quoî- quils eussent tous les trois la même mère ; mais Sin étoit né lorsque celle-ci étoit reine, au lieu que les deux premiers étoîent venus au monde tandis qu'elle n'étoit encore que concubine.
S/N, l'an iij^ avant J, Q
Sin étoit un méchant prince , adroit , rusé , et
si fort qui! doniptoit les bêtes les plus féroces; il étoit vain , prodigue et livré au vin et aux femmes. Ce fut lui qui invenu les petits b&tons d'ivoire dont on se sert pour jnanger. Son frère l'en blâma, en lui disant : « Ces instrumens Vous serviront » bientôt à manger des pattes d*ours ,^t il vous >3 faudra alors des vases de pierres précieuses pour 9> l>oire le sang des tigres. LorsqnNin prince se » livre ainsi à ses passions , l'empire est près de 9> sa ruine ^ •
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DE LA CHINE* 8^ Ven-vang, qui avoît alors quatre-vfngMrr ans , commença à faire le sacritice k ses anceur^î» à Py. D'un autre coté» Sin étant allé ^re la guerre au prinet de Yeou-sou , celui-ci, pour lliire sa paix , lui donna Tan -ky sa tille, douée dune grande beauté. Cette princesse prit un grand ascendant sur le roi, de sorte qu'il n'écouta plus qu'elfe, et ne fut plus occupé que de danses et de musique. Il accumuioit trésor sur trésor , dans la tour appelée Lou-tay, ou la tour des Ctifs, Il avoit un grand nombre de chiens , de chevaux , et de bètes ftroces enfermées dans des parcs ; if méprisoît les dieux et ne songeoit qu'à ses plaisirs. Il avoit fait remplir un étang de vin , et rassembler une grande quantité de mets difîérens : près de là les iiuiiinies et les femmes vivoient péle-méie , et se divertis* soient nuit et four , ce qu*on appeloit le festin dû la longue nuit. Il avoit augmenté les supplices et imaginé une colonne de fer qu'on faisoit rougir, et sur laquelle on oblîgeoit ensuite des hommes à marcher ; la chute de ces malheureux qui ne pouvoient sV soutenir et qui tomboient dans un brasier placé en-dessous , faisoit beaucoup rire Tan-ky.
Ven-<vang, Kieou«Keou ei Ou-heou, étoient alors les uois chets du royaume; le second a vois une fille qu'il donna à Sin ; mais cette feune per-^ sonne ne voulant pas répondre aux débauches dQ
8^ TABLEAU D£ L HISTOIRE ANCi£NN£
ce prince , il là ih couper par morceaux et voulut
ia faire manger à son père. Ou-heou ayant osé lui faire des remontrances , subit le même sort. Ven-vang se contenta de soupirer en silence; mais le roi en ayant été informé , il le ht renfermer à Yeon-ty 9 dans ia crainte qu*U ne soulevât les peuples , qui commençoient à être mécontens.
Ven-vang se livra pendant sa prison k i étude de PY-king, ouvrage attribué à Fo-hy , et qui ne contient que des lignes entières ou coupées , ran-
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gées trois par trois » et appelées Koua. On pré- tend y trouver le système ender des producuona de ia nature , la formation de f univers y et les principes de tout ce qui existe.
Ven-vang, en doublant ces lignes , et en les multipliant iiuit par huit, en porta le nombre à soixante-quatre » et y afouta en outre un carac- tère qui en est comme l'explication : ce livre enig- matkiue est aussi employé pour tirer les sorts.
Telle fut 9 dît- on , Foccupation de Ven-vang : cette tradition admise généralement à la Chine » n'est appuyée sur aucune autorité bien démon- trée ; mais ce que l'on peut croire , c'est que les lignes de l'Y-king sont très-ancieanes.
Ven-vang ne resta qu'un an enfermé ; ses sujets, qui le regardoient comme leur père , ne cessoient de le redemander , et «voient envoyé à Sin des présens » et sur-tout d'exceUens chevaux;
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DE LA CiHINE. 87
iTiHleors les barbares Kuen « y , et les Tien- 31011 , faisant des courses dans l'empire , Sîn se détermina volontiers à le faire sortir de prison p»ur ie mettre à la téte de farmée. Ven-vang remis en liberté , oftrit au roi ïe pays qui est à f ouest da Lo » afin qui! abolît ie supplice de h colonne ; Sîn y consentit, et donna li cé prince un arc , des flèches et une hache , en le déclarant le chef de tous les vassaux ^occident. Sin étoit en- tonré de mauvais ministres ; ils ndircirent UentAt Uss actions de Ven-vang , et cherchèrent à le perdre. Cette conduite fit révolter les grands vas» saux, qui allèrent trouver Ven-vang; mais celui<î, au lieu de se mettre à leur tète > fes ramena au loi. «
Les vertus de Ven-vang le rendirent , dit-on , Célèbre f et les princes ses vàisîiis ie prirent potif arbitre dans leurs diflftrens. Ceux de Yu et de Jouy étant en dispute au sujet de leurs champs, et ne pôuvant s^accorder » se rendent auprès de
lui afin de le prendre pour juge.
Parvenus sur les fi'ondères du pays dé Ven^ tlng , ib virent que tes laboureurs s'occupoîent tranquillement de leurs travaux , que les voya- geurs suivoient en paix leur chemin : entrés dans fa vHïe , ils furent témoins que les hommes et les femmes ailoient et venoient sans toucher à rien : ftrrivéa kla coin, lis troiirèrentdes mioistrea unia;
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88^ TABLEAU M l'hISTOIRE ANCIENNE c est alors que , s apercevant de leur folie , ils ter- minèrent eux.- mêmes leurs contestations. On ajoute que quarante ruyauines se soumir^it ainsi à Ven-vang. Ces quarante royaumes n'agrandi*- rent pas cependant ses États , k en juger par la suite de rhistoire , puisque You-vaiig , son fils et son successeur, n'étoii maitre encore que d'un jîetit canton aux environs de Sy-gan-fou ; mais anciennement k la Ciiiine > et iong-temps après cette époque > un petit village étoit un royaume.
Vers le même temps, Pe-y et Tay-kong, qui^ après avoir quiué la cour de Sin, s'étoient réfu- giés , le premier suj* les bords de la mer du nord 9^ et le second sur ceux de la mer orientale , in&-^ fruits des belles acdons de Ven-vang, vinrent se rendre auprès de lui. C'est Meng-tse qui rap- portç ce ioit , et qui ajoute qu'ib trouvèrent fe pays très -florissant. Les mesures des champs étoient déterminées ; chaque habitation avoit cinq meou ou arpens , et une famille de huit, bouches possédoit un terrain labourable suffit! pour la nourrir.
Lesi demeures étoient entourées de iç^riers , et
les femmes élevoient des vers k suie pour vêtir les vieillards ; il y avoit» en outre , par ciiaque habita- tion , cinq poules et deux truies ^ dont le produit servoit à ta nourriture des personnes âgées. Ve^-vang sLvoft enseigné à aes aujets k piantejç
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DE LA CHINE. Op il» arbres et à élever des bestiaux ; îl avoît inspiré i'amour du travail à tout le monde , de sorte que personne ne sotiffiroit»
Meng*tse a rapporté ces petits détails pour relever les vertus de Ven-vang ; rhistoire les cite d'après lui ; nous ne les négligeons point y non par rapport à Vearvang , mais relativement à la Chine elle-même. Est^^ii possible que, dans ce grand empire, t^ui subsibtoit, à ce que Ton pré- tend, depuis si long-temps , où les princes étoient si magnifiques , oii les arts et les sciences étoient cultivés , les choses fussent encore sur ce pied dans la province du Chen-sy, qui avoit été la pre* mière habitue 1 Tous ces éloges de Ven-vang paroissent sortir de l'imagination des écrivains, et ne répondent pas k Fidée qu'on nous donne de ia nation i et pour prouver combien on doit être en garde contre ces prétendues belles qualités de Ven-vang, c'est que Meng-tse lui-même, après en avoir fait f éloge , comme on vient de le voir , rappelle y dans une autre circonstance, un barbare d^occidenu
Se-ma-tsien prétend que Tay-kong, dont il est iâit mention plus haut, descendoit d'un ministre de Yao , qui avoit travaillé à l'écoulement des eaux du déluge; que ses descendans avoient eu en apanage , sous la (fynastie de Hia , le pays de ]itt; ei pour répandre plus ^e merveilleux sur
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TABLEAU DE l'hISTOIR£ ANCIENNE
ce pmonnage, U dit qut Veii-Ttiig » étant prêo
d'alfer k la cÎKisse, consulta les sorts, qui lui ap- piirent que ce qu il y prendroit ae scroit ni ua serpent, ni un tigre » ni un ours » mais un homme capable d'aider de ses conseils un souvmin. Yen- vang pardt 9 et rencontra Tay*ioog au midi de la imère Ouey ; il se r^uit en le voyant, MVécifâ t « Puisque le sage Tay-kong vient dans mes Etats» a» c^est pour les rendre floriosans. » li ie fit monter sur son char , l'amena à sa cour, l'établit son mi- nistre, et lui donna ie dtre de Tay-kong-vang^ on roi de Tay-kong* Ce personnage avoit alors soixante-dix ans.
Ven-yang lui- même , quoique beaucoup pins âgé r ne c^sa point de faire la guerre ; il àtfa attaquer les bari)ares de My^^iu, dansle Chen-sy; ensuite il mit sa coor à Tdiîng. L'année suivanle il marcha contre les peuples de Ky , de Yu et de Tsong » tous demeurant dans le Cken-«y* 11 passa trente fours dans le pays de Tsong sans com- mettre d'hostilités, s'occupant plus à soumettre les peuples par ses instrucdons que par la (bicew A son retour , il bâtit fa ville de Fong , y trans- porta sa cour, et fit élever une tour appelée Ling- tKf; il avostalor» quatre^ngteeiae ans t il mourttt Tannée suivante, et fut enterré k Py.
Fa, ou Vou<*vang, succéda k son père dans Tannée 1134 avant J. C II avoir épousé la fiBe
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DE LA CHIN£. de ce même Tay-kong. Aussitôt qu'il fût fc maître, a fit la revue de ses troupes, et alla soumettre !• pays de Ly , qui étoit à Test.
Tsou-y, saisi de frayeur, vint en informer le roi Sin. «c Le del » iui <ii^ii» suivant ie Chouking, » est sur le point de détruire notre dynastie. Les » hommes inteliigens et les sorts n'annoncent que «des malheurs. Ce ne sont pas nos ancêtres a» qui nous abandonnent, c*est vous» prince» qui, » par vos excès, tes Fauieur de notre mine» Tovs » fes peupfes nous détestent , et demandent notre ^desyuciion. w Le roi fui répondit ; «N'est-ce 3> pas par i'ordre du dei que fe règne !» A ces mots Tsou-y se retira en disant : « C'en est fait » de notre dynastie ; les crimes sont trop muitî- » pfiës , pour que le dêl nous protège. »
Ouey-tse , frère de Sin , s'adressa aux grands et leur dit : « Notre dynastie ne peut pins subsister. » Ln nous livrant au vin, nous avons dégénéré «>de nos ancêtres. Si ie ciei nous punit, c'est la
fiute du roi , qui s^abandonne sans cesse aux >' p/afsirs , et qui maltraite et éloigne les anciennes «iàmiites. Les hommes sont débauchés et scé- » lérats, tous les crimes sont impunis , ie peuple » même vole les animaux destinés aux sacrifices , s» les juges les reçoivent et fes mangent Que >» chacun prenne le pvti qu'il voudra ; pour moi ,
qui ne veux être su^t de personne , fe périrai ;
p2 TABLEAU DE LUISTOJRE ANCIENNE
a» mais f avAnt tant , il faut en instruire tios an- y> cétres. »
Ouey-tse fut chassé » Ky-tse fut fait esclave, et
Py-kan fui mis h mort, pour avoir fait des remon- trances. Le roi dit à ce dernier , qu'il avoit appris que les sages avoient sept trous au coeur » >t il le lui fit arracher pour l'examiner. Ce fut la dernière action crùelle de ce prince. Vou-vang , à la tête des princes vassaux, au nombre de huit cents , marcha contre lui et le dépouilla de ietnpire.
DYNASTIE DES TCHEOU,
L'histoire doit devenir plus claire, plus certaine et moins fabuleuse, à mesure quelle con- cerne des temps moins anciens ; celle des Tcheou» cependant, n'est pas encore exempte de difficultés» X^s règnes des deux premiers rois , Vou-vang et Tching-vang , paroissent , au premier coup d'oeil» fort détaillés ; mais en les examinant de près , on ne trouveque des discours du Chouking remplis de morale et de préceptes , et presque point de faits*
L«s règnes suivans sont encore moins déve- loppés* Quant k la chronologie , il n*y en a aucune sur laquelle on puisse compter , puisque Se-ma- tsien lui-même na osé co{pmeacer à mettre de& dates <{tt!à Fan 84 1 avant J. C. , et qu'il n'exista
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DE LA CHINE. 93 poiiU de monument ancien qm ait pu guider ceiuc qui sont venus après lui.
Ven-vang et son fils Vou-vang régnoient dans les environs de l'endroit où est à présent Sy-gan^ fou y dans le Chen-sy, et n'occupolent pas un pays fort étendu , la plus grande partie de cette pro- vince étant possédée par des barbares. En général, ce qu'on appelle ville n'en étoit point ; les bourgs ou villages même étoient rares ; il y avoit quan- tité de grands pays incultes, qui ne furent défit» chés que depuis. La Chine , proprement, n'a été remplie de villes que beaucoup plus tard , et ce sont les Tsin et les Han qui , dans la suite , en ont ie plus £iit construire , pour maintenir les barbares qu'ils sbUmettoient.
Nous avons vu que l'on fàisoit descendre cette nouvelle dynastie de i empereur Hoang-ty , qui régnoitdans les temps fabuleux» et que Heou-tsy» qui en est.ie chef prétendu, étoit le dieu du la- bourage.
Vou-vang ,\înfi>j-mé de toutes les erttautés de
Sin , roi de Yn , ne voulut pas encore marcher contre ce prince, quoique ce fût ravis des grands vassaux , prétextant qu'il ignoroit les ordres du ciel. £n6n , il partit deux ans après 9 prenant à témoin et instrabant de ses desseins le dieu du cîel , celui del^ terre, et les dieux de^ montagnes et des rivières^ ?
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p4 TABLEAU DE l'HISTOIRE ANCIENNE
ec Je vais , dit-il , punir ie roi de Ya de set » crimes. li prive les peuples des choses que le y> ciel a ftites pour eux ; il protège les scélérats » qui vivent en sûreté sous son règne , comine » les poissons au fond d'un étang , ou comme les »bètes féroces dans îeurs forêts. Moi , qui suis si 9» peu de chose » accompagné de gens sages et des » diflitrens peuples qui se sont réunis à moi » |e »me conforme aux ordres du Chang-ty. Dieux! a» soyesi-moi propices » et que fe ne fisse rien qui » puisse vuiîs déplaire. »
Les peuples qui suivoient Vou-vang, étoient ceux de Hoa et de Hia, habitant les environs de
Sy-gan-fou, et quelques barisares. Arrivés , versfe
commencement du printemps, à Mong-t&in [grand passage du Hoang-ho dans lé Honan] , Vou-rang adressa la parole à tous les che^ , et leur dit :
«Le ciel et la terre sont ie père et la mère ét y> tout ce qui existe : k Thomme seul ifs ont donné a» la raison ; mais un roi doit remporter par sa » droiture et son discernement sur tous ies autres » » et doit être leur père et leur mère.
» Aujourd'hui Sin, roi de Change n'a aucui^ s» respect pour le cief. Livré au vin et à la dé- dobauche^ ii vexe et épuise ies peuples en exer- a»çani des cruautés inouïes , en étendant ies pu- » nitions sur des famliles entières , en rendant les » dignités héréditaires , et en faisant des dépenses
biyiiizûu by
BS LA CHINE. 9^
» excessives ea maisons , en tours , en beîvedeis» 9 en çbaus&ées et en hcs; Pauguste ciel , irrité « a » remis entre les mains de mon illustre père son » autorité , mais mon père n a pu adiever dexé* » cuier ses ordres ; aufourcThui, puisque ie roi ne
pense pas a changer de conduite, puisqull ne res- 3» pecte ni les dieîuc ni ses ancêtres, et qu'il souffre » qu'on dérobe les animaux destinés aux sacrifices , » moi f tout indigne que je suis , chargé des ordres » ducîei,nedoi»->epasffeBédieràtantdedésoidre8S » Cest le ciel qui a établi les rois pour protLger
et instruire les peuples , et en même temps pour P punir les crimes et réconqienser la yertu. Sin m a sous ses ordres une infinité de soldats , mais ils 9 sont désunk ; |e n'en ai que trok miUe , mais iii » n'ent qu\in coeur. Après avoir sacrifié au de! et » à la terre, marcherai à votre tète pour punir » les coupables , ie ciel exaucera nos voeux ; pcsv
a» vous, aidez-moi ^ rétablir la paix, y»
VovHraog fit &ire iiaite à son armée au non! de rivière ; les princes et fea cbe6 étant tous k la tète de leurs troupes , il les encouragea de immau, en iettr retraçant tû«s iee excès de Sin et de ses ministres. « On ne voit, dît-îl , que qafr" » relies , accusations, meurtres et vengeance. Les a» médians ne se lassent paa de-fiûre du mai , ien « innocens souffrent ; mais ils ont poussé des cris «vensitciel^et Sifl|.a«ifiendtt8, carM aÂm^iea
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p(S TABLEAU DB l'hISTOIRÊ AKCIENNE
» peuples ; vous en avez un exemple dans ies rois . 3» de ia dynastie de Hia » qai ont été détruits pouf » ne lui avoir pas obéi ; c^est fui qui a envoyé 3» Tching-tang pour les punir, et cependant les » crimes du dernier prince de Hia n*étoient pas » aussi grands que le sont ceux du roi de Yn. » Ceitti-ci a chassé son frère aîné Ouey-tse « prince » doué d'une grande sagesse ; il a fait mourir x> cruellement ceux de ses ministres qui lui ont taie » des représentations ; il a osé dire qu'il régnoit yy d'après Tordre du ciel ; qu'il n e toit pas nécessaire 3» d*ètre grave et réservé , et que les sacrifices et les » cérémonies étoient inutiles. Le miroir n*est pas » loin y qu'il jette ies yeux sur le sort qu'ont éprouvé 9» les Hia. Le ciel me destine pour avoir soin des » peuples ; ies songes et les oracles l'attestent ^ et » m'assurent de la victoire. Le roi a beaucoup de » gens à son service , mais incapables et désunis ; a» il n'emploie que ses parens et ses alliés i et les » préfère à des sages* Pour moi, fe n'ai que dix » chefs , mais ils n'ont qu'un cœur. Tout le monde 3» me blâmeroit de ne point marcher contre ce a» prince ; je serai couvert de gloire en répandant » la terreur et en punissant tant de crimes. Soyez » donc attentifs et sur vos gardes ^ ne méprisez pas » notre ennemi. »
Vou-vang fit la revue de ses six corps de troupes , et leur donna ses ordj ei>. « Vous , dit-il ,
» qui
DE LA CHTNË. 97 » qui m'avez suivi du pays occidental , écoutez : ,» La loi du ciel se fut clairement entendre à qui- 3» conque veut lui obéir. Le roi Sin lui est rebelle, » et ie délie re$eite ; il a réduit tons ses sujets au » désespoir par ses cruautés; il feule aux pieds les » lois de l'I'.tat , et laisse dépérir les lieux où Ton » fait des sacrifices : entièrement livré au pouTOÎr >î d'une femme qu'il aime , ii a recours aux sorti- 09 léges et à des moyens extraordinaires ; aussi le '»> ciet , qui ne s*est pas uni à lui, a-t-il résolu sa ^> perte. Exécutons donc les ordres du ciel. Les .9» anciens disoient : celui qui me traite bien est 3» mon maître, et celui qui me maltraite est mon 39 ennemi. Celui qui veut faire Qeurir la vertu , » recherche ce qui peut Taugmenter ; celui qui » veut détruire le vice , en examine fe principe. » Puisque le roi na pas suivi ces maximes, et qu'il 3» est devenu noire ennemi, je me mets à votre
» tète pour le chasser : que chacun fasse son de- 3» voir i |e récompenserai ceux qui se seront disdn- 9> gués , et je punirai les lâches. Mon illustre père, >î dont fécl;u semLlalile à celui du soleil et de la 9>{une, s*est répandu d*abord dans les pays dToc- y» ddent , ensuite dans plusieurs autres royaumes, »«est devenu le maître de ces contrées* Si |e rem- » porte la victoire , je la devrai ^ sa vertu ; et si >i je suis vaincu , ce scr.i nia ùuhc. 3>
Vou-vang s e tan t rendu dans la plaine de Mou-ya > TOME r. G
^ TABI^AUDE l'histoire ANCIENNE
dans le pays de Chaiig , se montra à la tète dt« .fon ^uaéfi, t^fimu de ga amn gauclie une hache dorée , et de aa xiroite un étendaid bfanc , avec iequd ii donuoâ des signaux. Il harangua encore ises troupes.» .touxes composées de peuples bar^ hares du Chen-sy et du Se-tchuen ; il parla h leurs che& et à ie$ propres officiers de miiie hommes .et de cent hommes ; il jeur ocdonna d'élever leurs .lances et de préparer ieuis boucliers ; et après ieur savoir rappelé la mauvaise conduite du rot » tï jea exhorta à reprendre leun rangs lorsqu'ils auroient fait f:kxq ou six attaquas , ensuite à re- doubler ieurs efforts ei à combattre comme dea tigres et